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Identification

Code EC

Code SANDRE

Numéro CIPAC

Classement transport

Classification CLP

Mentions de danger

Méthodes analytiques

Introduction

Air

Eau

Sol

Autres milieux

Programmes

Introduction

Toxicocinétique

Equivalents biosurveillance

Toxicité aiguë

Toxicité à dose répétées

Effets généraux

Effets cancérigènes

Effets génotoxiques

Effets sur la reproduction

Effets sur le développement

Autres Effets

Valeurs accidentelles

Valeurs seuils de toxicité aigüe françaises

Autres seuils accidentels

Valeurs réglementaires

Valeurs guides

Valeurs de référence

Introduction

FDTE/VTR Importer Une Valeur Toxicologique de Référence (VTR) est un indice qui est établi à partir de la relation entre une dose externe d'exposition à une substance et la survenue d'un effet néfaste. Les valeurs toxicologiques de référence proviennent de différents organismes.

Du fait d’une toxicité différente des composés tri- et hexavalents, les composés sont traités de manière séparée. Il appartient à l’utilisateur de définir le contexte le plus adapté à sa situation. En l’absence d’éléments démontrant la présence uniquement de composés trivalents, il est conseillé de retenir une approche protectrice et d’utiliser les valeurs retenues pour les composés hexavalents. Une approche intermédiaire peut s’envisager au cas par cas.
Chrome III
En l’absence de potentiel cancérigène et génotoxique, seuls des VTR à seuil d’effet ont été développées par les différents organismes.
Chrome VI
Les dérivés du chrome VI sont considérés comme des cancérigènes génotoxiques et des VTR sans seuil sont proposées

Pour les expositions au chrome VI et III, les organismes proposent des valeurs en fonction de la forme physico-chimique du chrome (aérosol, particules, composés solubles, insolubles…). Les définitions des composés couverts par les VTR de chacun des organismes ne sont pas toujours bien précisées. Aussi, afin de clarifier notre choix de VTR, nous avons regroupé les VTR qui correspondent aux mêmes formes physico-chimiques, sur la base notamment des études sources, mêmes si les intitulés des organismes ne semblent pas toujours en adéquation.
Pour mémoire, les composés trivalents du chrome, à l'exception de l'acétate, du chlorure d'hexahydrate et des sels de nitrate, sont généralement insolubles dans l'eau. Par contre, certains des composés hexavalents ont une solubilité dans l'eau assez importante, c'est le cas par exemple du chromate de sodium, du chromate de potassium, du dichromate de potassium ou du dichromate de sodium.



PRINCIPALES ETUDES
Chrome III - Effets à seuil - Exposition par inhalation
Pour les expositions sub-chroniques aux sels solubles, une seule VTR à seuil est disponible, proposée par l’ATSDR : elle est basée sur l’étude Derelanko et al., 1999.
Pour les expositions aux composés insolubles une VTR de l’ATSDR est disponible pour des expositions sub-chroniques, également basée sur l’étude de Derelanko et al., 1999 et une du RIVM pour des expositions chroniques à partir du rapport de 1998 de l’ATSDR et d’études épidémiologiques qui en sont issues mais dont les références ne sont pas précisées09/12/2022

Derelanko et al. (1999)
Espèce étudiée : rats
Sexe et nombre d’animaux par lot : 7 groupes de 15 rats de chaque sexe
Voie d’exposition : inhalation (nose only)
Substance – forme chimique : l’oxyde de chrome (III) (sel insoluble) et le sulfate de chrome (III)) (sel soluble
)Temps et fréquence d’exposition : 6 heures par jour et 5 jours par semaine pendant 13 semaines
Doses d’exposition :poussières d’oxyde de chrome 4,4 – 15 et 44 mg.m-3 etpoussières de sulfate de chrome 17 – 54 – 168 mg.m-3, ce qui correspond à des concentrations équivalentes en chrome (III) de 3 – 10 – 30 mg.m-3
Protocole : Un lot supplémentaire de 5 animaux pour chaque lot a été exposé, puis maintenu sans exposition pendant une période supplémentaire de 15 jours. Des rats ont été ajoutés à chaque lot pour évaluer les effets sur le lavage broncho-alvéolaire (LBA). Un suivi clinique et des examens hématologiques, biochimiques et urinaires standards ont été réalisés. Des examens anatomopathologiques ont été pratiqués en fin d’étude. Des examens de numération, de motilité et morphologiques ont été pratiqués sur le sperme. Des analyses statistiques ont été effectuées.
Lot témoin : oui
Résultats / effets observés : Une caractérisation de l’exposition a été réalisée au cours de l’étude et sur la taille des particules ou des gouttelettes (taille moyenne de la distribution des particules 1,8 µm pour l’oxyde de chrome et 4,2 µm pour le sulfate de chrome). Une diminution du poids corporel a été observée pour des expositions au sulfate de chrome aux deux concentrations les plus élevées chez les mâles et à la plus élevée chez les femelles ; ces effets sont réversibles.
Les principaux effets de l’exposition à ces deux composés du chrome sont respiratoires. L’oxyde chrome induit des altérations pathologiques au niveau alvéolaire et bronchiolaire, au niveau du ganglion lymphatique médiastinal et des poumons correspondant à une infiltration de macrophages chargés en pigments colorés et à des hypertrophies du ganglion lymphatique médiastinal, à des hyperplasies septales (aux deux doses les plus élevées chez les mâles) et à une inflammation pulmonaire interstitielle chronique modérée caractérisée par une infiltration des cellules de l’inflammation.Le sulfate de chrome provoque des difficultés respiratoires pour les concentrations les plus élevées, ainsi que des effets sévères au niveau de la cavité nasale, du larynx, des poumons et des ganglions lymphatiques médiastinaux. Ces effets sont caractérisés par une infiltration cellulaire au niveau des alvéoles, une hyperplasie des cellules septales, et une inflammation granulomateuse chronique.
Au niveau du liquide de LBA, les effets observés sont la présence de cellules mononucléées pour l’exposition à l’oxyde chromique et une augmentation statistiquement significative du pourcentage des neutrophiles et des cellules mononucléées à la plus forte concentration chez les mâles pour l’exposition au sulfate de chrome. Aucun effet sur d’autres organes internes n’a été observé.
Dose critique : En raison d’effets histologiques observés à la plus faible concentration chez certains animaux, les auteurs ne retiennent pas de NOAEC.Une concentration critique de 3 mg Cr (III).m-3 a été déterminée (lésions nasales et pharyngées) pour le sulfate de chrome. La même concentration critique de 3 mg Cr (III).m-3 est retenue pour une inflammation chronique des poumons et une hyperplasie des cellules septales pour l’oxyde de chrome.
Qualité de l’étude : 2 étude bien documentée et en accord avec les principes scientifiques, acceptable pour l’évaluation.

Chrome III - Effets à seuil - Exposition par voie orale
Concernant l’exposition par voie orale, les VTR disponibles sont toutes à seuil pour des durées d’expositions chroniques pour des sels solubles (RIVM) ou insolubles (US EPA et RIVM). Les valeurs développées par le RIVM reposent sur un rapport de l’ATSDR (1998) et très probablement sur l’étude expérimentale de Schroeder et al.(1965) et de celle de Ivankovic et Preussman (1975). Celle développée par l’US EPA est basée sur l’étude de Ivankovic et Preussman (1975). Enfin, celle de l’EFSA est basée sur l’étude du NTP (2010).

Ivankovic et Preussman, 1975
Cette étude comporte à la fois une étude sub-chronique (exposition de 90 jours) et une étude de cancérogenèse.
Espèce étudiée : rats.
Sexe et nombre d’animaux par lot
 - étude 90 j : dose 2 % (14 ♂ et 5♀), 5 % (5 ♂ et 10 ♀),
- étude de cancérogenèse : témoins : 60 /sexe/dose.
Voie d’exposition : voie orale.
Temps et fréquence d’exposition : 5 j.sem-1 pendant 2 ans.
Doses d’exposition / formes chimiques : exposition par introduction dans du pain avant cuisson de 1, 2 ou 5 % d’oxyde chromique (Cr2O3) soit au total 360, 720 ou 1 800 g.kg-1 de poids corporel.
Lot témoin : étude 90 j : 6 rats mâles et 6 rats femelles, étude cancérogenèse : 60 rats mâles et femelles.
Protocole : La consommation du pain contaminé est calculée par semaine. Il s’agit d’une étude de cancérogenèse au cours de laquelle les animaux ne sont pas euthanasiés à l’issue de la période d’exposition mais maintenus en vie jusqu’à leur mort naturelle ou euthanasiés s’ils deviennent moribonds. Les principaux organes dont le cerveau sont soumis à un examen histologique. Un bilan hématologique et urinaire ainsi qu’un test de fertilité (accouplement des mâles et femelles exposés à la même dose) ont été réalisés dans l’étude sub-chronique appariée au cours de laquelle les animaux ont été exposés aux doses de 2 ou 5 % d’oxyde chromique.
Résultats / Effet(s) observé(s) : Les examens menés lors de l’étude 90 jours n’ont pas révélé d’effets liés aux expositions à l’oxyde chromique. Trois fibroadénomes mammaires et un adénome de l’hypophyse ont été observés chez les animaux exposés, ces observations sont également retrouvées chez les témoins. Aucun effet lié à l’exposition à l’oxyde chromique n’est rapporté.
Dose critique : un NOAEL de 5 % soit 1 800 g.kg-1 poids corporel est déterminé.
Qualité de l’étude : 2. étude bien documentée et en accord avec les principes scientifiques, acceptable pour l’évaluation.

Schroder et al., (1965).
Dans cette étude, des expositions à l’acétate de cadmium et de plomb ont également été pratiquées mais ne sont pas rapportées.
Espèce étudiée : rats Long-Evans
Sexe et nombre d’animaux par lot : 50/sexe par lot
Voie d’exposition : orale via l’eau de boisson
Substance– forme chimique : acétate de chrome (III)
Temps et fréquence d’exposition : quotidienne vie entière
Doses d’exposition : 5 ppm
Lot témoin : oui
Protocole : La consommation d’eau a été suivie tout au long de l’étude. Une mesure de la distribution des métaux dans le cœur, les poumons, la rate, les reins et le foie a été réalisée à la nécropsie associée à un examen histopathologique.
Résultats / effets observés : pas de diminution de la longévité.
Dose critique : NOAEL : 5 ppm pour l’absence dediminution de la longévité
Qualité de l’étude : 2. étude bien documentée et en accord avec les principes scientifiques, acceptables pour l’évaluation.

NTP, 2010
L’étude a été menée chez les rats et les souris avec un protocole similaire, seuls les résultats chez les rats sont présentés ici, car ce sont les seuls utilisés dans l’élaboration des VTR.
Espèce étudiée : rats F344/N.
Sexe et nombre d’animaux par lot : 50 /sexe/dose.
Voie d’exposition : voie orale via la nourriture.
Temps et fréquence d’exposition : 5 j.sem-1 pendant 2 ans.
Doses d’exposition / formes chimiques : 0 – 2 000 – 10 000 – 50 000 ppm de picolinate de chrome monohydraté (pureté 95 à 96 %) soit 0 – 11 – 55 – 286 mg Cr (III).kg-1.j-1 pour les mâles et 0 – 12 – 61 – 313 mg Cr (III).kg-1.j-1 pour les femelles.
Groupe témoin : 50 rats mâles et femelles.
Détail du protocole expérimental : Un suivi régulier des animaux a été mené tout au long de l’étude avec un examen clinique mensuel. A la fin de l’exposition, une analyse histopathologique complète a été menée sur l’ensemble des animaux.
Effet(s) observé(s) / conclusion : La survie pour l’ensemble des lots exposés est similaire aux lots témoins. Le poids corporel moyen et la consommation de nourriture ne sont pas altérés chez les animaux exposés par rapport aux témoins. L’incidence des adénomes au niveau de la glande préputiale est significativement élevée à la dose de 55 mg Cr(III).kg-1.j-1 chez les rats mâles (14,9 contre 2,2 % pour les témoins, p = 0,031), mais pas pour les doses inférieures et supérieures. Aucune augmentation significative des tumeurs n’a été démontrée chez les femelles exposées par rapport au lot témoin.
Possibilité de déterminer un NOAEL ou un LOAEL : un NOAEL de 286 et 313 mg Cr (III).kg-1.j-1 est déterminé respectivement pour les mâles et les femelles.
Qualité de l’étude : 2 étude bien documentée et menée en suivant les Bonnes Pratiques de Laboratoire, acceptable pour l’évaluation.

Chrome VI - Effets à seuil - Exposition par inhalation
Pour les études expérimentales (Particules)

Glaser et al., 1990
Espèce étudiée : rat Wistar.
Sexe et nombre d’animaux par lot : mâles, 30 animaux par lot.
Voie d’exposition : inhalation.
Temps et fréquence d’exposition : 22 heures/jour, 7 jours/semaine pendant 30 ou 90 jours ou 90 jours puis une période 30 jours sans exposition.
Concentrations d’exposition / formes chimiques : 0,05 – 0,1 – 0,2 – 0,4 mg Cr(VI).m-3 sous forme d’aérosol de particules de dichromate de sodium.
Lot témoin : 30 animaux non exposés.
Protocole : Une analyse des paramètres hématologiques, cliniques, chimiques et urinaires a été réalisée ainsi qu’un examen macroscopique et histologique limité à l’épithélium des voies aériennes supérieures, au lobe gauche du poumon et aux reins. Un LBA a également été pratiqué pour l’analyse des protéines totales, de l’albumine, de l’activité lactate déhydrogénase (LDH) et β-glucuronidase.
Résultats / Effet(s) observé(s) : Une dyspnée respiratoire obstructive survient aux concentrations de 0,2 et 0,4 mg Cr(VI).m-3 après 30 et 90 jours. Le poids moyen du poumon est augmenté chez tous les groupes exposés et la différence est statistiquement significative à la concentration de 0,05 mg.m-3 pendant 30 jours, à 0,1 mg.m-3 pendant 90 jours et pour une exposition de 90 jours suivie d’une période de recouvrement de 30 jours. L’examen histologique révèle une légère hyperplasie, avec une forte incidence, à la concentration de 0,05 mg.m-3 pendant 30 jours. Lors d’une exposition plus longue, cette incidence est moindre, ce qui témoigne d’un phénomène de réparation. Une fibrose pulmonaire est rapportée pour une exposition de 30 jours à 0,1 mg.m-3 mais n’est pas retrouvée pour une exposition de 90 jours. Une accumulation de macrophages est observée chez tous les rats exposés, cette histiocytose étant probablement à l’origine de l’augmentation pondérale des poumons. Une inflammation localisée aux voies aériennes supérieures est identifiée par examen histologique. Les résultats de l’analyse du LBA montrent une augmentation des activités lactate déshydrogénase et β-glucuronidase pour des expositions à 0,2 et 0,4 mg.m-3 pendant 30 et 90 jours.
Dose critique : L’effet critique est une inflammation pulmonaire objectivée par une hyperplasie bronchioalvéolaire et des modifications de l’activité de la lactate déshydrogénase, et des quantités de protéines dans le LBA. La concentration critique est la LOAEC de 0,05 mg.m-3
Qualité de l’étude : 2 L’étude est bien documentée, cependant la caractérisation de l’exposition et le choix des paramètres mesurés présentent des limites.

Valeurs de l'ANSES et/ou de l'INERIS

Description

FDTE/VTR Importer Effets à seuil - Exposition sub-chronique par inhalation
Composés du Chrome III sels solubles
L’ATSDR propose un MRL de 0,1 µg Cr.m-3 pour une exposition sub-chronique par inhalation de composés solubles du chrome (III) (ATSDR, 2012).
Cette valeur a été établie à partir de l’étude de Derelanko et al. (1999), au cours de laquelle des rats ont été exposés par inhalation à plusieurs composés du chrome (III) (l’oxyde de chrome, insoluble et le sulfate de chrome basique, soluble), 6 heures par jour et 5 jours par semaine pendant 13 semaines. Les organes des animaux ont été étudiés macroscopiquement et microscopiquement. Une concentration critique de 3 mg Cr.m-3 a été déterminée (lésions histologiques nasales et pharyngées) pour le sulfate de chrome.
Cette concentration a ensuite été ajustée pour prendre en compte le caractère discontinu de l’exposition :
LOAECADJ : LOAEC x 6 h /24 h x 5 j/7 j = 0,54 mg Cr.m-3.
Une LOAEC équivalent pour l’homme a ensuite été calculée au moyen du ratio de dose déposée en fonction de la région (RDDR) : LOAECHEC = LOAECADJ x RDDR.
La LOAECHEC la plus basse entre celles calculées pour les mâles et les femelles et pour les lésions nasales et celles du larynx et pour les effets alvéolaires, a été retenue comme point de départ.Il s’agit de la LOAECHEC de 0,04 mg Cr.m-3 basée sur les lésions du larynx et nasales. Une approche par calcul de benchmark concentration a également été menée, mais a été abandonnée car les résultats ne se sont pas révélés plus satisfaisants.
Facteurs d’incertitude : un facteur global de 300 est appliqué qui correspond à un facteur 10 pour l’utilisation d’une LOAEC, un facteur 3 pour tenir compte de la variabilité inter-espèce et un facteur 10 pour la variabilité intra-espèce.
Calcul : 0,04 mg Cr. m-3 x 1/300= 1.10-4 mg Cr.m-3

L’ATSDR propose une MRL de 5 µg Cr.m-3 pour une exposition sub-chronique par inhalation de composés insolubles du chrome (III) (ATSDR, 2012).
Cette valeur, pour les sels insolubles, a été établie à partir de l’étude de Derelanko et al. (1999) également décrite pour les sels de chrome (III) solubles. Des rats ont été exposés par inhalation à plusieurs composés du chrome (III) (oxyde de chrome, insoluble et sulfate de chrome, soluble), 6 heures par jour et 5 jours par semaine pendant 13 semaines. Les organes des animaux ont été étudiés macroscopiquement et microscopiquement.
Une concentration critique de 3 mg Cr.m-3 a été déterminée pour une inflammation chronique des poumons et une hyperplasie des cellules septales pour l’oxyde de chrome.
Cette concentration a été ajustée pour tenir compte des conditions expérimentales d’exposition :
LOAECADJ = LOAEC x 6 h/24 h x 5 j/7 j = 0,535 mg.m-3
Une LOAEC équivalente pour l’homme a ensuite été calculée au moyen du ratio de dose déposée en fonction de la région (RDDR) : LOAECHEC = LOAECADJ x RDDR.
La LOAECHEC la plus basse calculée en fonction de la région d’effet (soit un RDDR de 0,789) correspond à l’inflammation chronique des poumons et l’hyperplasie des cellules septales chez les rats mâles et a été retenue pour le calcul de la VTR.
LOAECHEC = LOAECADJ x RDDR = 0,535 mg Cr.m-3 x 0,789 = 0,43 mg Cr.m-3.
Facteurs d’incertitude : un facteur global 90 a été appliqué correspondant à un facteur 3 pour l’utilisation d’une LOAEC, un facteur 3 pour tenir compte de la variabilité inter-espèce (avec le réajustement dosimétrique) et un facteur 10 pour la variabilité intra-espèce.
Calcul : 0,43 mg Cr.kg-1 x 1/90 = = 0,0043 mg Cr.m-3 arrondi à5.10-3 mg Cr.m-3

Effets à seuil - Exposition chronique par inhalation
Composés du Chrome III sels solubles
Santé Canada propose une valeur de 0,1 µg.m-3 pour une exposition chronique par inhalation de composés solubles du chrome (III) (Santé Canada, 2021).
Cette valeur suit la valeur de l’ATSDR construite pour des expositions sub-chroniques. Elle a été établie à partir de l’étude de Derelanko et al. (1999) au cours de laquelle des rats ont été exposés par inhalation à plusieurs composés du chrome (III) (l’oxyde de chrome, insoluble et le sulfate de chrome basique, soluble) pendant 13 semaines, 6 heures par jour et 5 jours par semaine. Les organes des animaux ont été étudiés macroscopiquement et microscopiquement. Une dose critique de 3 mg Cr (III).m-3 a été déterminée (toxicité sur l’appareil respiratoire) pour le sulfate de chrome.
Cette dose a ensuite été ajustée pour prendre en compte le caractère discontinu de l’exposition :
LOAECADJ : LOAEC x 6 h /24 h x 5 j/7 j = 0,54 mg.m-3.
Une LOAEC équivalent pour l’homme a ensuite été calculée au moyen d’un ratio de dose déposée en fonction de la région (RDDR) : LOAECHEC = LOAECADJ x RDDR.
La LOAECHEC la plus basse entre celles calculées pour les mâles et les femelles et pour les lésions nasales et celles du larynx et pour les effets alvéolaires, a été retenue comme point de départ.Il s’agit de la LOAECHEC de 0,04 mg Cr (III).m-3 basée sur les lésions du larynx et nasales.
Facteurs d’incertitude : un facteur de global de 300 est appliqué qui correspond à un facteur de 10 pour l’utilisation d’une LOAEC, un facteur de 3 pour tenir compte de la variabilité inter-espèce et un facteur de 10 pour la variabilité intra-espèce
Calcul : 0,04 mg.kg-1 x 1/300 = = 1.10-4 mg.m-3

Effets à seuil - Exposition chronique par voie orale
Composés du Chrome III sels solubles
Le RIVM propose une TDI de 5.10-3 mg Cr.kg-1.j-1 pour une exposition chronique par voie orale aux composés solubles du chrome (III) (Baars et al., 2001).
Un NOAEL de 0,46 mg.kg-1.j-1 a été établi chez le rat après exposition à l'acétate de chrome (III) (très soluble). Les études sont présentées dans le document de l’ATSDR (1998). Ni le document du RIVM (2001), ni la précédente évaluation du RIVM de 1991, ne précise la référence de l’étude source et le document de l’ATSDR (1998) n’est plus disponible. Toutefois, au regard des études publiées, il nous parait plausible de penser que cette valeur dérive de l’étude de Schroder et al. (1965).
Facteurs d’incertitude : Un facteur 10 est appliqué pour l’extrapolation des données expérimentales à l’homme et un facteur 10 pour tenir compte des différences de sensibilité au sein de l’espèce humaine.
Calcul : 0,46 mg Cr.kg-1.j-1/100 = 4,6.10-3 mg Cr.kg-1.j-1 arrondi à 5.10-3 mg Cr.kg-1.j-1Indice de confiance : Selon le RIVM, la fiabilité de ces valeurs est moyenne.

Effets à seuil - Exposition chronique par voie orale
Composés du Chrome III sels insolubles
L’EFSA propose une TDI de 0,3 mg.kg-1.j-1 pour une exposition chronique par voie orale au chrome (III) insoluble (EFSA, 2014).
Cette valeur est basée sur une étude expérimentale menée chez le rat et la souris exposés au picolinate de chrome monohydraté (pureté 95 à 96 %) via la nourriture NTP (2010). Les rats ont été exposés à 0 – 2 000 – 10 000 – 50 000 ppm (soit 0 – 11 – 55 – 286 mg Cr (III).kg-1.j-1 pour les mâles et 0 – 12 – 61 – 313 mg Cr (III).kg-1.j-1 pour les femelles). Un NOAEL de 286 mg Cr (III).kg-1.j-1 a été retenu pour les mâles.
Facteurs d’incertitude : Un facteur 100 tient compte à la fois de l’extrapolation des données expérimentales à l’homme et de la différence de sensibilité au sein de l’espèce humaine. Un autre facteur 10 tient compte du manque de données adéquates concernant les effets sur la reproduction et le développement.
Calcul : 286 mg.kg-1.j-1 x 1/100 x 1/10 = 0,286 mg.kg-1.j-1 arrondi à 0,3 mg.kg-1.j-1
Indice de confiance : Cet organisme ne détermine pas d’indice de confiance.

Synthèse

FDTE/VTR Importer Effets à seuil - Exposition sub-chronique par inhalation
Composés du Chrome III sels solubles
L’INERIS propose de retenir pour une exposition sub-chronique aux composés solubles du chrome III par inhalation la VTR sub-chronique de 0,1 µg Cr.m-3 de l’ATSDR (2012).
Seul l’ATSDR (2012) propose une valeur pour des expositions sub-chroniques par inhalation aux sels solubles de chrome (III). Cette valeur est basée sur une étude expérimentale de 13 semaines chez le rat exposé par inhalation au sulfate de chrome basique (Derelanko et al.,1999). Cette étude est de bonne qualité. L’élaboration de la VTR est cohérente et l’ensemble de la démarche est bien détaillée.
Cette valeur est retenue par l’INERIS.
Cette valeur de construction récente à partir d’une étude sub-chronique chez le rat de 1999, est bien détaillée, les éléments sont recevables et de bonne qualité. Cette valeur est de qualité élevée.
Indice de confiance : élevé

Effets à seuil - Exposition sub-chronique par inhalation
Composés du Chrome III sels insolubles
L’INERIS propose de retenir pour une exposition sub-chronique aux composés insolubles du chrome III par inhalation la VTR sub-chronique de 5 µg Cr.m-3 de l’ATSDR (2012).
Seul l’ATSDR (2012) propose une valeur pour des expositions sub-chroniques par inhalation aux sels insolubles de chrome (III). Cette valeur est basée sur une étude expérimentale de 13 semaines chez le rat exposé par inhalation à l’oxyde de chrome (Derelanko et al., 1999), de bonne qualité. L’élaboration de la VTR est cohérente et l’ensemble de la démarche est bien détaillée. Par ailleurs, cette valeur a été récemment retenue par l’ANSES
L’ANSES a réalisé un choix de VTR et propose de retenir cette valeur (ANSES, 2015).
Cette valeur est retenue par l’ANSES et l’INERIS.
L’étude est de bonne qualité et la démarche de construction de la VTR détaillée et argumentée de manière satisfaisante.
Indice de confiance : élevé

Effets à seuil - Exposition chronique par inhalation
Composés du Chrome III sels solubles
L’Ineris propose de retenir la valeur de 0,1 µg.m-3 pour une exposition chronique par inhalation aux composés solubles du chrome (III) (Santé Canada, 2021)
L’ATSDR (2012) propose une valeur pour des expositions sub-chroniques par inhalation aux sels solubles de chrome (III). Cette valeur est basée sur une étude expérimentale de 13 semaines chez le rat exposé par inhalation au sulfate de chrome basique (Derelanko et al.,1999). Cette étude est de bonne qualité. L’élaboration de la VTR est cohérente et l’ensemble de la démarche est bien détaillée.
Cette valeur est reprise entièrement par Santé Canada pour des expositions chroniques.
Cette valeur est retenue par l’Ineris.
Cette valeur construite à partir d’une étude sub-chronique chez le rat de 1999, est bien détaillée, les éléments sont recevables et de bonne qualité.
Cette valeur est de qualité moyenne en raison de l’absence de facteur d’incertitude pour prendre en compte la durée de l’étude (sub-chronique).

Effets à seuil - Exposition chronique par inhalation
Composés du Chrome III sels insolubles
L’INERIS propose de retenir pour une exposition chronique aux composés insolubles du chrome (III) par inhalation la VTR chronique de 2 µg Cr.m-3.
Seul le RIVM (2001) propose une valeur pour des expositions chroniques par inhalation aux sels insolubles de chrome (III). Les fondements de cette valeur manquent de transparence. En l’absence d’autre valeur disponible pour une exposition chronique et dans la mesure où l’ATSDR en 2012 a établi une valeur de 5 µg Cr.m-3 pour une exposition sub-chronique de bonne qualité, l’Ineris propose d’utiliser la valeur de l’ATSDR pour une exposition sub-chronique en lui appliquant un facteur supplémentaire de 3 pour l’extrapolation du sub-chronique au chronique soit 1,6 µg Cr.m-3 arrondi à 2 µg Cr.m-3.
Cette valeur est retenue par l’INERIS.
En l’absence de VTR construite pour une exposition chronique de qualité, nous proposons une valeur extrapolée à partir d’une VTR pour une exposition sub-chronique. Du fait de l’extrapolation, cette valeur est de qualité moyenne.
Indice de confiance : moyen

Effets à seuil - Exposition chronique par voie orale
Composés du Chrome III sels solubles
L’INERIS propose de retenir pour une exposition chronique aux composés solubles du chrome (III) par voie orale la VTR chronique de 5.10-3 mg Cr.kg-1.j-1 du RIVM (2001).
Seul le RIVM (2001) propose une valeur pour des expositions chroniques par voie orale aux sels solubles de chrome (III). Les détails de la construction de cette VTR ne sont pas clairement rapportés : l’étude source n’est pas précisée.
En l’absence d’autre valeur, l’INERIS propose de retenir cette valeur par défaut.
Compte tenu de l’absence de transparence de la construction de cette valeur, et que la valeur se base probablement sur l’absence d’effet à la seule dose testée dans l’étude source, la confiance est faible.
Indice de confiance : retenue par défaut.

Effets à seuil - Exposition chronique par voie orale
Composés du Chrome III sels insolubles
L’INERIS propose de retenir pour une exposition chronique aux composés insolubles du chrome (III) par voie orale la VTR chronique de 0,3 mg Cr.kg-1.j-1 de EFSA (2014).
Quatre valeurs sont disponibles, celle de l’US EPA de 1998 et celle du RIVM de 2001, celle de l’EFSA de 2014 et celle de Santé Canada de 2021. L’ANSES a réalisé un choix de VTR et recommande la valeur développée par l’EFSA (ANSES, 2018).
La valeur de l’US EPA est basée sur une étude chronique chez le rat exposé à l’oxyde chromique via la nourriture (Ivankovic et Preussmann, 1975). Cette valeur est de qualité recevable malgré un manque de transparence dans la description de l’étude. L’élaboration de la VTR est simple mais argumentée et le choix des facteurs d’incertitude adapté par rapport à l’étude source. Santé Canada reprend la valeur de l’US EPA.
La valeur du RIVM se base sur les publications de l’ATSDR (1998), cependant ces informations ne sont plus accessibles car le document a été remplacé par une nouvelle version et il n’est donc pas possible de juger de leur pertinence.
La valeur de l’EFSA est basée sur une étude expérimentale chronique chez le rat et la souris du NTP (2010). Cette étude est de bonne qualité. En l’absence d’effet rapporté à la plus forte de dose, celle-ci est retenue comme un NOAEL alors que des effets sur la reproduction ou le développement auraient probablement été plus pertinents mais ne peuvent pas être pris en compte en l’absence de relation dose-effet. Comme la valeur de l’US EPA, l’élaboration de la VTR est simple mais argumentée et le choix des facteurs d’incertitude adapté par rapport à l’étude source. Cette valeur de l’EFSA a été retenue par l’ANSES en 2016.
La valeur proposée par l’EFSA est malgré tout basée sur une étude de bonne qualité, elle est construite de manière cohérente au regard des éléments disponibles. Cette valeur est retenue par l’ANSES et l’INERIS.
Compte tenu des limites de cette valeur, la confiance est faible.
Indice de confiance : faible.

Autres valeurs des organismes reconnus

Description

FDTE/VTR Importer Effets à seuil - Exposition chronique par voie orale
Composés du Chrome III sels insolubles
L’US EPA (IRIS) propose une RfD de 1,5 mg Cr.kg-1.j-1 pour une exposition chronique par voie orale aux sels insolubles de chrome (III) (US EPA (IRIS), 1998a).
Cette valeur a été établie à partir d’une étude expérimentale pratiquée chez le rat (Ivankovic et Preussman, 1975). Les animaux ont été exposés à l’oxyde de chrome dans leur nourriture aux doses de 0 – 1 % - 2 % - 5 %, 5 j par semaine pendant 2 ans ce qui correspond à des doses totales moyennes respectivement de 0 – 360 – 720 – 1 800 g.kg-1 de poids corporel. Un suivi clinique et histologique des principaux organes n’a pas révélé d’effet à ces doses. Cette étude a retenu la dose la plus élevée comme NOAEL de 1 800 g.kg-1 de poids corporel pour l’oxyde chromique pour la totalité de la dose administrée, ce qui correspond à un NOAEL de 1 468 mg.kg-1.j-1 pour le chrome (III).1 800g Cr2O3 kg-1 pc x 1 000 mg.g-1 x 0,6849 g Cr.g-1 Cr2O3/600 x 5 j/7 j = 1 468 mg Cr.kg-1.j-1
Facteurs d’incertitude : un facteur global de 100 tient compte à la fois de l’extrapolation des données expérimentales à l’homme et de la différence de sensibilité au sein de l’espèce humaine. Un autre facteur 10 tient compte du manque de données expérimentales disponibles (absence d’étude chez des non rongeurs et manque de données concernant les effets sur la reproduction).
Calcul : 1 468 mg Cr.kg-1.j-1 x 1/100 x 1/10 = 1,47 mg Cr.kg-1.j-1 arrondi à 1,5 mg Cr.kg-1.j-1
Indice de confiance : La confiance de l’US EPA est faible pour son étude, sa base de données et sa valeur. La confiance dans l’étude est limitée en l’absence de détails explicites concernant le protocole et les résultats. La confiance dans la base de données est également faible du fait de l’absence d’autres études rapportant les mêmes effets.




Le RIVM propose une TDI de 5 mg Cr.kg-1.j-1 pour une exposition chronique par voie orale au chrome (III) insoluble (Baars et al., 2001).
Le RIVM considère que les études expérimentales pour des expositions chroniques donnent des résultats très variables. Un NOAEL de 2 040 mg.kg-1.j-1 a été établi chez le rat après exposition à l'oxyde de chrome (III) (insoluble), un NOAEL de 3,6 mg.kg-1.j-1 après exposition au chlorure de chrome (III) (peu soluble). Ces études sont rapportées dans le document de l’ATSDR (1998) mais les auteurs des études sources ne sont pas précisés dans le rapport du RIVM. Il est probable que l’étude rapportant des expositions à l’oxyde de chrome soit celle de Ivankovic et Preussman (1975) et au chlorure de chrome celle de MacKenzie et al. (1958). La toxicité des composés du chrome (III) dépend de leur solubilité dans l'eau. La toxicité des composés insolubles du chrome (III) est environ 1 000 fois plus faible que pour les composés solubles, le RIVM propose une TDI de 5 mg.kg-1.j-1 calculée pour les composés insolubles du chrome (III) (incluant le chrome métallique).
Calcul pour les composés insolubles : 5.10-3 mg Cr.kg-1.j-1x1 000 = 5 mg Cr.kg-1.j-1
Indice de confiance : Selon le RIVM, la fiabilité de sa valeur est moyenne.

Santé Canada propose une DJT de 1,5 mg.kg-1.j-1 pour une exposition chronique par voie orale au chrome (III) (Santé Canada, 2021)
Cette valeur reprend celle de l’US EPA. Elle a été établie à partir d’une étude expérimentale pratiquée chez le rat (Ivankovic et Preussman, 1975). Les animaux ont été exposés à l’oxyde de chrome dans leur nourriture aux doses de 0 – 1 % - 2 % - 5 %, 5 j par semaine pendant 2 ans, ce qui correspond à des doses totales moyennes respectivement de 0 – 360 – 720 – 1 800 g.kg-1 de poids corporel. Un suivi clinique et histologique des principaux organes n’a pas révélé d’effet à ces doses. La dose la plus élevée a été retenue comme NOAEL de 1 800 g.kg-1 de poids corporel pour l’oxyde chromique pour la totalité de la dose administrée, ce qui correspond à un NOAEL de 1 468 mg.kg-1.j-1 pour le chrome (III).
1 800g Cr2O3/kg pc x 1 000 mg/g x 0,6849 g Cr/g Cr2O3/600 x 5 j/7 j = 1 468 mg.kg-1.j-1
Facteurs d’incertitude : un facteur de 100 tient compte à la fois de l’extrapolation des données expérimentales à l’homme et de la différence de sensibilité au sein de l’espèce humaine. Un autre facteur de 10 tient compte des lacunes de la base de données.
Calcul : 1 468 mg.kg-1.j-1 x 1/100 x 1/10 = 1,47 mg.kg-1.j-1 arrondi à 1,5 mg.kg-1.j-1

Effets à seuil - Exposition chronique par inhalation
Composés du Chrome III sels insolubles
Le RIVM propose une TCA de 60 µg Cr.m-3 pour une exposition au chrome (III) insoluble par inhalation (Baars et al., 2001).
Une NOAEC de 0,6 mg Cr.m-3 a été rapportée pour une exposition par inhalation chez l'homme (ATSDR, 1998). Des études utilisant des composés insolubles du chrome (III) ont abouti à des NOAEC d'environ 2 mg Cr.m-3 (ATSDR, 1998). D'après ces valeurs, le RIVM propose une TCA de 60 µg.m-3.
Facteurs d’incertitude : Un facteur 10 est appliqué pour tenir compte des différences de sensibilité au sein de l’espèce humaine.
Calcul: 0,6 mg Cr.m-3 x 1/10 = 0,06 mg Cr.m-3
Indice de fiabilité : Selon le RIVM, la fiabilité de cette valeur est moyenne

Documents

PDF
16065-83-1 -- Chromium (III), insoluble salts -- Choix VTR
Publié le 30/01/2018
PDF
16065-83-1 -- Chromium (III), insoluble salts -- FDTE
Publié le 16/02/2005