Identification

Numero CAS

110-54-3

Nom scientifique (FR)

n-Hexane

Nom scientifique (EN)

hexane

Autres dénominations scientifiques (FR)

Hexane normal

Autres dénominations scientifiques (Autre langues)

n-heksanas ; n-hexano ; n-heksan ; n-hexan

Code EC

203-777-6

Code SANDRE

2675

Numéro CIPAC

-

Formule chimique brute

\(\ce{ C6H14 }\)

Code InChlKey

VLKZOEOYAKHREP-UHFFFAOYSA-N

Code SMILES

C(CCCC)C

Classification CLP

Type de classification

Harmonisée

ATP insertion

CLP00

Description de la classification

Classification harmonisée selon réglement 1272/2008 ou CLP

Mentions de danger
Mention du danger - Code H225
Mention du danger - Texte Liquide et vapeurs très inflammables
Classe(s) de dangers Liquides inflammables
Libellé UE du danger -
Limites de concentration spécifique STOT RE 2;H373: C ≥ 5 %
Facteur M -
Estimation de toxicité aigüe -
Fiche ECHA

Tableau des paramètres

Tableau des paramètres
Nom de valeur Valeur Température Pression Granulométrie Humidité Norme / Ligne directrice Méthode Commentaire Source
Coefficient de partage octanol/eau (Log Kow) 3.9 - Expérimentation EPA
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Bibliographie

Matrices

Milieu terrestre

Tableau des paramètres
Nom de valeur Valeur Température Pression Granulométrie Humidité Norme / Ligne directrice Méthode Commentaire Source
Coefficient de partage carbone organique/Eau (Koc) 131.5 L.kg-1 Calcul EPA
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Bioaccumulation

Organismes aquatiques

Organismes aquatiques
Nom Espèce Valeur Niveau trophique Taxon Matrice Stade de vie Effet Effet détaillé Durée d'exposition Méthode Norme / Ligne directrice Commentaire Source
Bioaccumulation BCF 173.9 - Calcul EPA
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Bibliographie

Toxicité à doses répétées

Effets cancérigènes

Classifications
Classifications
Organisme Classification Année
UE Non classé 2008
IARC Non classé 1989
US EPA Non classé 2005

Effets génotoxiques

Classifications
Classifications
Organisme Classification Année
UE Non classé 2008

Effets sur la reproduction

Classifications
Classifications
Organisme Classification Année
UE Reprotoxique catégorie 2 2008

Valeurs accidentelles

Autres seuils accidentels

Autres seuils accidentels
Nom Durée Valeur Source Etat du statut Commentaire
AEGL-1 10 min NR ppm EPA Final
Not recommended due to insufficient data
AEGL-1 30 min NR ppm EPA Final
Not recommended due to insufficient data
AEGL-1 60 min NR ppm EPA Final
Not recommended due to insufficient data
AEGL-1 240 min NR ppm EPA Final
Not recommended due to insufficient data
AEGL-1 480 min NR ppm EPA Final
Not recommended due to insufficient data
AEGL-2 10 min 4000 ppm EPA Final
AEGL-2 30 min 2900 ppm EPA Final
AEGL-2 60 min 2900 ppm EPA Final
AEGL-2 240 min 2900 ppm EPA Final
AEGL-2 480 min 2900 ppm EPA Final
AEGL-3 10 min 12000 ppm EPA Final
AEGL-3 30 min 8600 ppm EPA Final
AEGL-3 60 min 8600 ppm EPA Final
AEGL-3 240 min 8600 ppm EPA Final
AEGL-3 480 min 8600 ppm EPA Final
IDLH 30 min 1100 ppm NIOSH (1994) Final
PAC-1 60 min 260 ppm EHSS (2018) Final
AEGL-2/11, AEGL-2, AEGL-3
PAC-2 60 min 2900 ppm EHSS (2018) Final
AEGL-2/11, AEGL-2, AEGL-3
PAC-3 60 min 8600 ppm EHSS (2018) Final
AEGL-2/11, AEGL-2, AEGL-3
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Valeurs réglementaires

Valeurs réglementaires
Nom Valeur Source Commentaire Effet critique retenu Etat du statut Durée d'exposition Milieu Source d'exposition Facteur Contexte de gestion Age-Dependent Adjustments Factors ADAF - Tranche d'âge ADAF - Valeur ADAF - URL
VLEP 8h 20 ppm INRS (2024)
Valeur limite réglementaire contraignante
Final Air Lieux de travail
VLEP 8h 72 mg.m-3 INRS (2024)
Valeur limite réglementaire contraignante
Final Air Lieux de travail
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Valeurs de référence

Introduction

Une Valeur Toxicologique de Référence (VTR) est un indice qui est établi à partir de la relation entre une dose externe d'exposition à une substance et la survenue d'un effet néfaste. Les valeurs toxicologiques de référence proviennent de différents organismes.

PRINCIPALES ÉTUDES (Mise à jour novembre 2025)
Cette section rapporte les études sur lesquelles s’appuient les Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR).

Par inhalation , les études du NIEHS (1987) et celles du NTP (1991), Dunnick et al. (1989) ont été retenues pour respectivement les valeurs aiguë et sub-chronique de l’ATSDR. La même étude de Huang et al. (1985) est retenue à la fois par l’Anses, l’US EPA et Santé Canada pour la valeur chronique. Seul l’OEHHA construit sa valeur chronique à partir de l’étude de Miyagaki (1967).
Pour la voie orale, l’étude de Gao et al. (2019) est retenue pour la valeur sub-chronique de l’ATSDR, tandis que l’étude de Ono et al. (1979, 1981) est celle retenue par Santé Canada pour sa valeur chronique.


Effets à seuil - Exposition par inhalation :
NIEHS, 1987  
Espèce étudiée : rat Sprague Dawley
Sexe et nombre d’animaux par groupe : 30 femelles gestantes/conc. et 10 femelles vierges/conc.
Voie d’exposition : inhalation
Substance - forme chimique : n-hexane pureté > 99 %
Temps et fréquence d’exposition : 20 heures/jour, tous les jours du 6 au 19e jour de gestation (soit 14 jours) ou 14 jours consécutifs pour les femelles vierges.
Doses d’exposition / formes chimiques : 200 – 1 000 - 5 000 ppm (706 – 3 530 – 17 600 mg.m-3
Groupe témoin : oui (30 femelles gestantes et 10 femelles vierges) sous forme de vapeur.
Protocole : La mortalité, morbidité ou tout signe clinique de toxicité chez les animaux ont été observés quotidiennement pendant toute la durée de l’étude. Le poids corporel des femelles (gravides ou non) a été enregistré quotidiennement pendant toute la durée de l’étude et jusqu’au sacrifice (20e jour de gestation pour les femelles gravides). A l’autopsie, les utérus des femelles gravides (et femelles non gravides accouplées) ont été examinées. Les paramètres sur la reproduction et le développement évalués comprenaient : le nombre d’implantations, les résorptions précoces ou tardives, le nombre de fœtus vivants, le nombre de fœtus morts, le sex-ratio et le poids fœtal. Les anomalies/malformations externes et internes (squelettiques et/ou viscérales) ont été recherchées sur chacun des fœtus.
Résultats / effets observés : Aucun cas de mortalité ou signe clinique de toxicité n’a été rapporté. Toutefois, 2 femelles gestantes (groupe 5 000 ppm), 1 femelle non gravide (groupe 200 ppm) et 1 femelle vierge (groupe 5 000 ppm) présentaient des lésions ulcératives dans la région cardiale de l’estomac, ainsi qu’une absence de contenu alimentaire dans le tractus digestif au moment du sacrifice.
Chez les femelles vierges exposées à 5 000 ppm, une diminution significative du poids corporel a été observée dès le 8ᵉ jour d’exposition (p<0,05), et a persisté jusqu’au sacrifice (14e jour) (p<0,05). Aucun effet sur le poids corporel n’a été mis en évidence chez les femelles vierges exposées aux concentrations de 200 ou 1 000 ppm,
Chez les femelles gestantes exposées à 5 000 ppm, une diminution significative du poids corporel a été observée au 13ᵉ jour de gestation par rapport aux témoins (p<0,05), avec une réduction encore plus marquée au 20ᵉ jour de gestation (p<0,01). Chez ces femelles, le poids extra-gestationnel corrigé par le poids de l’utérus gravide, était également significativement diminué (p<0,05). Les auteurs ont également observé une diminution dose-dépendante de la croissance pondérale chez les femelles gestantes, au 20e jour de gestation dans le groupe exposé à 1 000 ppm (p<0,05), et aux 13 et 20e jours de gestation dans le groupe exposé à 5 000 ppm (p<0,01).
L’exposition au n-hexane n’a pas eu d’effet sur le nombre d’implantations, le pourcentage de petits vivants par portée, le nombre de résorptions par portée, ni sur le sex*-ratio des fœtus.
Une baisse significative du poids de l’ensemble des fœtus et des petits mâles a été observée dans le groupe exposé à 1 000 ppm, de même que dans le groupe exposé à 5 000 ppm (chez les mâles et femelles). Les données sont présentées dans le tableau suivant : 
Tableau  : moyenne du poids des fœtus après exposition maternelle au n-hexane par inhalation (NIEHS, 1987)

 

 

Concentration de n-hexane (ppm)

 

0

200

1 000

5 000

Nbre de fœtus examinés

339

350

392

408

Poids corporel fœtus

3,48 ± 0,37

3,54 ± 0,36

3,27 ± 0,32*

2,97 ± 0,38*

Poids corporel fœtus mâle

3,60 ± 0,39

3,66 ± 0,39

3,33 ± 0,33*

3,05 ± 0,41*

Poids corporel fœtus femelle

3,33 ± 0,37

3,43 ± 0,37

3,23 ± 0,32

2,86 ± 0,36*

L’examen des fœtus n’a mis en évidence aucun cas de malformations majeures. Une augmentation significative de l’incidence des retards d’ossification des sternèbres est rapportée dans le groupe exposé à 5 000 ppm (p < 0,05). Cette augmentation est directement corrélée à la concentration d’exposition, avec une significativité statistique élevée (p < 0,01), indiquant une relation dose-réponse robuste. 
Dose critique : Des NOAEC 200 ppm et LOAEC 1 000 ppm ont été retenues pour les effets sur le développement (baisse de poids des fœtus).
Qualité de l’étude : 1, cette étude publiée sous forme d’un rapport d’étude, apparentée à la ligne directrice OCDE 414 et en conformité avec les BPL, présente une méthodologie détaillée, des résultats complets et des données brutes disponibles. 
 

NTP, 1991 ; Dunnick et al., 1989

Espèce étudiée : souris B6C3F1
Sexe et nombre d’animaux par groupe : 18 animaux/sexe/concentration
Voie d’exposition : inhalation
Substance - forme chimique : n-hexane sous forme de vapeur (pureté de 99 %)
Temps et fréquence d’exposition : 6 heures/jour, 5 jours/semaine pendant 13 semaines (étude principale) ou 20 heures/jour, 5 jours/semaine pendant 13 semaines (groupe supplémentaire).
Doses d’exposition / formes chimiques : 500 – 1 000 – 4 000 – 10 000 ppm soit des concentrations analytiques de 580 – 1 200 – 1 109 – 4 421 ppm (pas de valeur rapportée pour la plus forte concentration de 10 000 ppm) (étude principale) ; et 1 000 ppm soit une conc. analytique de 1 099 ppm (groupe supplémentaire). 
Groupe témoin : oui
Protocole : Dix animaux par sexe et par groupe ont été observés 2 fois par jour pour les signes cliniques, pesés chaque semaine, puis soumis à une autopsie complète incluant un examen macroscopique et la mesure des poids d’organes. Un examen histopathologique complet a été réalisé sur ces animaux, incluant notamment les tissus respiratoires, neurologiques et reproducteurs. Des analyses hématologiques sur sang total ont été réalisées en fin d’étude.
Une série de tests neurocomportementaux portant notamment sur l’activité locomotrice, le comportement exploratoire, la force de préhension des membres antérieurs et postérieurs, la sensibilité thermique, le réflexe de sursaut et l’écartement des pattes a été réalisée sur 8 animaux /sexe/groupe à la fin des 13 semaines d’exposition. Des analyses anatomopathologiques des fibres nerveuses (moelle épinière et nerf tibial) ont été réalisées sur 4 mâles et 4 femelles sélectionnés aléatoirement dans les groupes exposés à 0 ppm, 1 099 ppm (22 heures/jour) et 10 000 ppm,
Résultats / effets observés : Aucun cas de mortalité, ni signe clinique de toxicité n’ont été observés chez les souris exposées au n-hexane, à l’exception d’un éternuement récurrent décrits chez les mâles et les femelles du groupe exposé à 10 000 ppm. Ce symptôme, interprété comme un effet irritatif local, est apparu à partir de la 4ème semaine d’exposition et a persisté jusqu’à la fin de l’étude.
Une diminution significative de la croissance pondérale a été observée chez les mâles exposés à 1 000 ppm (22 heures/jour) et à 10 000 ppm, avec une réduction de 10 à 17 % du poids final par rapport aux témoins. Chez les femelles, une légère baisse du poids corporel a été notée à 10 000 ppm, sans atteindre le seuil de significativité. Les autopsies ont révélé chez les mâles exposés à 10 000 ppm une augmentation du poids relatif du cerveau (+17 %, p<0,01), sans variation du poids absolu, de même que des diminutions du poids absolu du foie (-15 %, p<0,01) et des reins (-18 %, p<0,01). L’augmentation du poids relatif des testicules chez les mâles exposés à 1 000 ppm (22 heures/jour) et 10 000 ppm (+25 %) semble lié à la baisse du poids corporel. Chez les femelles, une augmentation du poids relatif du foie, du cœur et du rein à partir de 1 000 ppm, significative à 1 000 ppm (22 heures/jour) et 10 000 ppm (p < 0,01) a été rapportée.
Les analyses hématologiques ont montré une augmentation des neutrophiles (x3,7 par rapport au groupe témoin) chez les mâles exposés à 10 000 ppm, en lien probable avec l’inflammation nasale. Les autres altérations des paramètres hématologiques n’ont pas été jugées biologiquement pertinentes, ni indicatives d’une toxicité systémique.
Parmi les paramètres évalués aux différents tests neurocomportementaux, seule l’activité locomotrice a été significativement altérée, avec une diminution observée chez les femelles exposées à 1 000 ppm (22 heures/jour) et 10 000 ppm (p<0,05). Aucun autre effet neurocomportemental (force de préhension, réflexe de sursaut, sensibilité thermique, écartement des pattes) n’a été mis en évidence.
Les examens histopathologiques ont révélé des lésions concentration-dépendantes de la cavité nasale chez les mâles et les femelles exposés à 1 000 ppm (22 heures/jour) et chez les femelles exposées à partir de 4 421 ppm (6 heures/jour). Les lésions les plus fréquentes, observées chez les mâles et les femelles, incluaient une régénération multifocale et une métaplasie de l’épithélium olfactif. Aux concentrations les plus élevées (10 000 ppm), les altérations étaient plus sévères, caractérisées par des érosions épithéliales, une inflammation subaiguë et une fibrose focale de la sous-muqueuse. Aucune autre lésion histopathologique n’a été observée en dehors de la cavité nasale.
Les analyses des fibres nerveuses ont montré des gonflements paranodaux modérés du nerf tibial chez 6/8 souris exposées à 1 000 ppm (22 heures/jour) et chez 6/8 souris exposées à 10 000 ppm (6 heures/jour), ces lésions étant typiques de celles induites par le n-hexane chez d’autres espèces. Aucune démyélinisation segmentaire, ni dégénérescence axonale distale n’a été observée. De plus, aucun gonflement axonal n’a été détecté dans les coupes de la moelle épinière. 
Dose critique : Des LOAEC de 1 000 ppm (22 heures/jour) et de 4 421 ppm (6 heures/jour) chez les femelles ont été retenues à partir des lésions de la cavité nasale (NOAEC de 1 109 ppm (6 heures/jour).
Qualité de l’étude : 1, étude rigoureuse méthodologiquement compatible avec les standards BPL
 

Huang et al., 1989 
Espèce étudiée : rat Wistar.
Sexe et nombre d’animaux par lot : mâle, 8 rats/concentration.
Voie d’exposition : Inhalation.
Substance - forme chimique : n-hexane pureté> 99 %.
Temps et fréquence d’exposition : 12 h/j, tous les jours pendant 16 semaines.
Doses d’exposition / formes chimiques : concentration théoriques de 500 – 1 200 - 3 000 ppm (1 762 – 4 230 – 10 574 mg.m-3) concentration mesurées de 489 ± 5 – 1202 ± 22  - 2966 ± 45 ppm.
Groupe témoin : oui.
Protocole : Une mesure de la vitesse de conduction nerveuse motrice a été réalisée avant le début de l’exposition puis à 4, 8, 12 et 16 semaines d’exposition. Un rat de chaque lot témoin et exposés a été sacrifié pour l’analyse anatomopathologique des fibres nerveuses. Deux protéines spécifiques du système nerveux ont été mesurées : l’énolase spécifique des neurones (énolase 2) et la β-S-100.
Résultats / effets observés : Une altération dose-dépendante avec une diminution statistiquement significative du poids corporel a été observée à 12 semaines pour la dose intermédiaire et à 8 semaines pour la dose la plus élevée. Des déficits neurologiques ont été observés chez les rats exposés aux doses moyenne et élevée comprenant une réduction de la force de préhension et une lenteur de mouvement. Aucune paralysie des membres inférieurs n’a été observée. Les rats exposés aux deux plus fortes concentrations présentent une réduction de la vitesse de conduction nerveuse motrice. Cette réduction est statistiquement significative entre 8 et 16 semaines par rapport aux témoins. Une augmentation de l’incidence de gonflements paranodaux avec une mise en évidence de démyélinisation et re-myélinisation est observée au niveau des nerfs périphériques aux deux doses les plus élevées. Ces effets histopathologiques étaient plus prononcés à la concentration la plus élevée. Une diminution dose dépendante des deux protéines du système nerveux mesurée est observée et plus particulièrement de la protéine β-S-100 qui est diminuée d’environ 75 % de manière statistiquement significative à toutes les concentrations.
Dose critique : : NOAEL 500 ppm et LOAEL 1 200 ppm en raison d'une neuropathie périphérique (vitesse de conduction nerveuse motrice) aux doses moyenne et élevée.
Qualité de l’étude : 1, étude qui ne suit pas une ligne directrice spécifique mais qui en applique les grands principes tant dans le protocole que dans les méthodes, clairement rapportés.

Miyagaki, 1967 
Espèce étudiée : souris SM-A.
Sexe et nombre d’animaux pargroupe : mâle, 10 souris/lot.
Voie d’exposition : Inhalation.
Substance - forme chimique : n-hexane commercial (pureté 65 à 70 % présence d’autres isomères de l’hexane).
Temps et fréquence d’exposition : 24 h/j, 6 j/sem pendant 1 an.
Doses d’exposition / formes chimiques : concentrations théoriques de 100 – 250 – 500 – 1 000 – 2 000 ppm (352 – 880 – 1 760 – 3 520 – 7 040 mg.m-3) soit des concentrations mesurées de 98,2 – 272,0 – 551,9 – 1 030,1 – 1 903,6 ppm.
Groupe témoin : oui.
Protocole : Les examens pratiqués sont : un électromyogramme, les courbes de durée et d’intensité de réaction, le ratio de la chronaxie flexion/extension. Un test de marche, une mesure de l’atrophie musculaire des extrémités basses et un examen histologique des muscles distaux des extrémités des membres chez certains animaux.
Résultats / effets observés : Le temps de réaction est significativement augmenté chez les animaux exposés à 1 000 et 2 000 ppm et le rapport de chronaxie est diminué à ces deux concentrations. Une altération de la posture est également observée à ces deux concentrations ainsi qu’une diminution du volume musculaire des extrémités basses. L’examen histopathologique révèle une amyotrophie neurale uniquement à 2 000 ppm. Les examens montrent que ces effets nerveux périphériques surviennent au cours de cette année d’exposition dès 250 ppm.
Dose critique : les effets neurologiques périphériques sont observés dès 250 ppm (LOAEC). Une NOAEC de 100 ppm doit être retenue.
Qualité de l’étude : 4. La qualité de cette étude est limitée du fait des impuretés dont la nature n’est pas précisée. Cette étude est publiée en japonais.

Effets à seuil - Exposition par voie orale :
 

Gao et al. 2019  (article en chinois avec résumé en anglais) (d’après ATSDR, 2025)

Espèce étudiée : souris (Kunming)
Sexe et nombre d’animaux par groupe : 5 animaux/sexe/dose
Voie d’exposition : orale (gavage)
Substance - forme chimique : n-hexane (pureté non précisée) 
Temps et fréquence d’exposition : exposition quotidienne pendant 20 jours
Doses d’exposition / formes chimiques : doses de 43,5 – 86,5 – 173 mg.kg-1.j-1
Groupe témoin : oui
Protocole : Les signes cliniques de toxicité et la prise de nourriture ont été suivis tout au long de l’étude. 
L’apprentissage et la mémoire ont été examinés à l’aide du test du labyrinthe en Y, réalisé sur 2 jours consécutifs : le premier jour, immédiatement après la fin de l’exposition, pour évaluer les capacités d’apprentissage, et le second jour, 24 heures plus tard, pour mesurer la mémoire. 
Par ailleurs, les niveaux d’expression des ARNm de NGF (Nerve Growth Factor) et de NGFR (Nerve Growth Factor Receptor) ainsi que les concentrations protéiques de NGF et de NGFR dans les tissus cérébraux de chaque groupe ont été mesurés.
Résultats / effets observés : Les auteurs ont rapporté une diminution de l’activité et une réduction de la consommation alimentaire dans les groupes exposés à partir du 4ème jour d’exposition, avec des symptômes plus marqués dans le groupe exposé à la plus forte dose (173 mg.kg-1.j-1). Toutefois, aucune donnée sur l’incidence ou la fréquence n’a été renseignée. Les auteurs ont également noté une diminution du poids corporel moyen de 2,1 grammes, supposément dans le groupe exposé à 173 mg.kg-1.j-1, sans autre information complémentaire. 
Lors du test du labyrinthe en Y réalisé le premier jour (apprentissage), une diminution significative du taux de réponses correctes a été observée dans les groupes recevant des doses moyennes et élevées, comparativement au groupe témoin (p<0,05).
Le second jour (mémoire), des différences significatives ont été relevées entre les groupes concernant le temps total de chocs électriques et le taux de réponses correctes (p<0,01). Les 3 groupes exposés ont présenté un allongement significatif du temps de chocs et une réduction du taux de réponses correctes par rapport au groupe témoin (p<0,05).
Comparativement au groupe témoin, l’expression des ARNm de NGF était significativement diminuée dans les 3 groupes exposés (p<0,05), tandis que l’expression des ARNm de NGFR était significativement augmentée dans les groupes exposés aux 2 plus fortes doses (p<0,05).
De même, une diminution de la concentration protéique du facteur de croissance (NGF) a été décrite, significative uniquement à la plus forte dose (p<0,05), alors que la concentration du récepteur (NGFR) a significativement augmenté dans les 2 groupes les plus fortement exposés.
Dose critique : Aucun NOAEL n’a pu être déterminé à partir de cette étude. Un LOAEL de 43,5 mg.kg-1.j-1 a été établi à partir de la baisse significative des résultats aux tests du labyrinthe observés aux 3 doses d’exposition. 
Qualité de l’étude : 2, avec restrictions. Bien que l’étude soit publiée en chinois avec uniquement un résumé disponible en anglais, l’expertise de l’ATSDR permet de la classer en catégorie 2.
 

Ono et al., 1981 
Cette étude correspond à une comparaison entre plusieurs dérivés hexacarbonés seules les informations relatives au n-hexane sont rapportées ci-dessous.
Espèce étudiée : rat Wistar.
Sexe et nombre d’animaux par lot : mâle, 5 à 7 rats/groupe.
Voie d’exposition : voie orale.
Substance - forme chimique : n-hexane (pureté >99 %).
Temps et fréquence d’exposition : quotidien pendant 8 semaines.
Doses d’exposition / formes chimiques : en solution dans l’huile d’olive à raison de 0,4mL de n-hexane dans 0,6 mL d’huile d’olive pendant les 4 premières semaines puis 0,6mL de n-hexane dans 0,4 mL d’huile d’olive pendant 2 semaines et 1,2 mL de n-hexane dans 0,8 mL d’huile d’olive pendant les deux dernières semaines.
Lot témoin : oui, uniquement huile d’olive.
Protocole : une mesure de la vitesse de conduction nerveuse motrice du nerf périphérique dans la queue a été réalisée. Il est également réalisé un électromyogramme. Ces mesures ont été pratiquées avant l’exposition, après 2, 4, 6 et 8 semaines d’exposition.
Résultats / effets observés : La vitesse de conduction nerveuse motrice est diminuée de manière statistiquement significative par rapport au témoin pour les expositions au n-hexane après 4 et 8 semaines d’exposition. Des altérations statistiquement significatives de la vitesse de conduction des nerfs mixte (distale et proximale) sont observées respectivement à 4 et 6 semaines d’exposition.
Dose critique : la dose où les effets neurologiques périphériques sont observés est difficile à estimer du fait de l’évolution du poids des animaux au cours de l’exposition (uniquement rapportée sous forme de graphe) et des variations de doses.
Qualité de l’étude : 2. La qualité de cette étude est limitée du fait de descriptions un peu succinctes des résultats et de la difficulté à calculer la dose d’exposition.

Valeurs de l'ANSES et/ou de l'INERIS

Description

Choix de VTR de l'Ineris mis à jour en novembre 2025

Effets à seuil - Exposition aiguë par inhalation

L’ATSDR propose un MRL de 21 mg.m-3 (6 ppm) pour une exposition aiguë par inhalation (ATSDR, 2025)

Cette valeur est établie à partir de l’étude expérimentale du NIEHS (1987) chez le rat, dans laquelle des femelles gestantes (30/concentration) ont été exposées en continu pendant 20 heures par jour à des concentrations de 200 – 1 000 – 5 000 ppm (704 – 3 520 – 17 600 mg.m-3) entre les 6 et 19e jours de gestation. Une seconde série de femelles vierges ont été exposées pendant 14 jours dans les mêmes conditions.  
Une toxicité chez les femelles, gravides et vierges, correspondant à une perte de poids corporel de plus de 10 % a été décrite dans les groupes exposés à la plus forte concentration de 5 000 ppm.
Les effets sur le développement se sont traduits par une baisse de poids des fœtus dans les groupes exposés in utero à 1 000 ppm (7,5 % chez les fœtus mâles) et 5 000 ppm (15 % chez les fœtus des 2 sexes, 15 % chez les fœtus mâles et 14 % chez les fœtus femelles). La toxicité fœtale chez les petits mâles a permis d’établir une LOAEC de 1 000 ppm et une NOAEC de 200 ppm. L’ATSDR précise qu’une autre étude sur le développement a également permis d’identifier une LOAEC de 1 000 ppm (diminution de 13,9 % du poids moyen des petits de 3 semaines exposés in utero à 1 000 ppm de n-hexane, 6 heures par jour, du 6 au 16e jour de gestation) (Bus et al., 1979).
La baisse de poids des petits mâles, effet le plus sensible, a été retenu comme effet critique. 
La modélisation des données par Benchmark Dose n’a pas pu être appliquée, en raison de l’absence d’informations sur le nombre de fœtus mâles. L’ATSDR a donc retenu la NOAEC de 200 ppm comme point de départ pour la construction de sa valeur.
Un ajustement temporel pour tenir compte de l’exposition continue a été réalisé : 
NOAECADJ = NOAEC x 20 h/24 h = 200 x 20/24 = 167 ppm
Une valeur équivalente chez l’homme (NOAECHEC) a été calculée à partir du rapport des coefficients de partage air-sang chez l’animal (de 2,29 pour le rat, d’après Gargas et al., 1989) et l’homme (0,8 d’après Perbellini et al., 1985). Le rapport étant supérieur à 1, une valeur par défaut de 1 a été retenue.  
NOAECHEC = NOAECADJ x (Hb/g)A / (Hb/g)H
Où :    NOAECHEC = valeur équivalente chez l’homme
    NOAECADJ = valeur ajustée pour la durée d’exposition
    (Hb/g)A = coefficient de partage air sang chez l’animal
    (Hb/g)H = coefficient de partage air sang chez l’homme

NOAECHEC = 167 ppm x 1 = 167 ppm
Facteurs d’incertitude : Un facteur d’incertitude global de 30 a été appliqué correspondant à un facteur 3 pour tenir compte de l’extrapolation de l’animal à l’homme (avec ajustement dosimétrique) et un facteur 10 pour les variations au sein de la population humaine. 
Calcul : 167 ppm x 1/30 = 5,56 ppm arrondi à 6 ppm soit 21 mg.m-3 
Indice de confiance : Cet organisme ne détermine pas d’indice de confiance.
 

Effets à seuil - Exposition sub-chronique par inhalation :

L’ATSDR propose un MRL de 1,4 mg.m-3 (0,4 ppm) pour une exposition sub-chronique par inhalation (ATSDR, 2025)

Cette valeur est établie à partir de l’étude expérimentale du NTP chez la souris exposée pendant 13 semaines (6 heures par jour, 5 jours par semaine) à des concentrations de 0 – 500 – 1 000 – 4 000 – 10 000 ppm (soit des concentrations analytiques de 0 – 580 – 1 109 – 4 421 ppm, forte concentration non renseignée) de n-hexane par inhalation (NTP, 1991 ; Dunnick et al., 1989). Un groupe supplémentaire de souris a été exposé au n-hexane en continu (22 heures par jour, 5 jours par semaine) à une concentration de 1 000 ppm (soit 1 099 ppm). Les effets de l’exposition au n-hexane à 10 000 ppm (6 h/j) ou en continu à 1 000 ppm (22 h/j) se sont traduits par une baisse de la croissance pondérale respective de 17 et 10 % , une diminution de l’activité locomotrice et des lésions nerveuses (gonflements paranodaux du nerf tibial) observées chez 6/8 souris dans les 2 groupes. Les analyses histopathologiques ont également permis d’observer des lésions des cavités nasales (régénération multifocale et métaplasie de l’épithélium olfactif) chez les mâles et femelles exposés en continu (1 099 ppm, 22 heures/jour) ou à partir de 4 421 ppm chez les femelles exposées 6 heures/jour. Ces lésions de la cavité nasale, effet le plus sensible observé dans cette étude, ont permis de déterminer des LOAEC de 1 099 ppm (22 heures/jour) et 4 421 ppm (6 heures/jour), retenues comme point de départ pour la construction de la MRL sub-chronique. 
Des ajustements temporels pour une exposition continue ont été réalisés pour les 2 LOAEC : 
LOAECADJ = LOAEC x 6 h/24 h x 5 j /7 j = 4 421 x 6/24 x 5/7 = 789 ppm 
LOAECADJ = LOAEC x 22 h/24 h x 5 j /7 j = 1 099 x 22/24 x 5/7 = 719 ppm 
La LOAEC la plus faible de 719 ppm, établie pour une exposition de 22 heures par jour, a été sélectionnée. L’ATSDR précise qu’une approche par benchmark doses n’a pu être réalisée car une seule concentration a été évaluée pour l’exposition en continu (22 heures/jour).
La concentration équivalente humaine a été déterminée en tenant compte du rapport animal/ homme de la répartition des gaz dans la région extra-thoracique de l’appareil respiratoire (action locale) (RGDSHEC) calculée à partir de l’équation suivante : 
RGDSET   = (Ve/SET) rat / (Ve/SET) homme = (32 mL.min-1 / 3 cm2 ) / (13,8 ml.min-1 / 200 cm2) = 0,1546
Ve: volume inhalé par minute (mL.minute-1
SET : surface de la région extra-thoracique (cm2)
LOAECHEC = LOAEC ADJ x RGDSET = 719 ppm x 0,1546 = 111 ppm
Facteurs d’incertitude : Un facteur d’incertitude global de 300 a été appliqué correspondant à un facteur 10 pour l’utilisation d’une LOAEC, un facteur 3 pour l’extrapolation de données animales vers l’homme (ajustement dosimétrique) et un facteur 10 pour la variabilité au sein de la population.
Calcul : 111 ppm /300 = 0,37 ppm arrondi à 0,4 ppm soit 1,4 mg.m-3
Indice de confiance : cet organisme n’accorde pas d’indice de confiance.
 

Effets à seuil - Exposition chronique par inhalation :
L’ANSES propose une VTR 3 mg.m-3 pour une exposition chronique par inhalation (ANSES, 2014)
La valeur est basée sur une étude chez le rat exposé à 0 - 1 762 – 4 230 – 10 574 mg.m-3 12 h.j-1 pendant 16 semaines (Huang et al., 1989). L’effet critique retenu est une neurotoxicité : diminution de la vitesse de conduction de l’influx nerveux dans les nerfs moteurs.
L’ANSES reprend la benchmark concentration limite (BMCL) de 122 ppm (430 mg.m-3) qui a été calculée par US EPA et présentée ci-dessous.
Une valeur équivalente pour l’homme a ensuite été calculée par l’ANSES en considérant le n-hexane comme un gaz de catégorie 3 (US EPA, 1994) car :
- il présente principalement des effets extra-respiratoires (toxicité systémique),
- il est peu réactif sur l’appareil respiratoire,
- il est rapidement transféré des poumons à la circulation sanguine.
BMCLHEC = BMCL x (Hb/g)Rat / (Hb/g)Homme
Avec (Hb/g) : coefficient de partition sang/air du n-hexane
Le ratio (Hb/g)Rat / (Hb/g)Homme étant supérieur à 1 (2,86), la valeur par défaut de 1 qui est plus protectrice est appliquée.
        BMCLHEC = BMCL x 1 = 430 mg.m-3
Un ajustement à une durée d’exposition continue a été pratiqué :
BMCLADJ = BMCL x 12 h/24 h = 215 mg.m-3
Facteurs d’incertitude : Un facteur d’incertitude de 75 est appliqué correspondant à un facteur d’incertitude de 10 pour prendre en compte la variabilité au sein de la population, un facteur 2,5 pour tenir compte de l’extrapolation de l'animal à l’homme, un facteur d’incertitude 3 pour l’extrapolation d’une exposition sub-chronique à chronique.
Calcul : 215 mg.m-3 x 1/75 = 2,87 mg.m-3 (arrondi à 3 mg.m-3 soit 3 000 µg.m-3)
Indice de confiance : un indice de confiance moyen/fort a été attribué par l’ANSES à sa valeur, avec un indice de confiance moyen pour l’effet critique en l’absence d’étude concernant de potentiels effets sur le SNC, fort pour l’étude clé et fort pour la dose critique.

L’US EPA propose une RfC 0, 7 mg.m-3 pour une exposition chronique par inhalation (US EPA, 2005)
La valeur est basée sur une étude chez le rat exposé à 0 - 1 762 – 4 230 – 10 574 mg.m-3 12 h.j-1 pendant 16 semaines (Huang et al., 1989). L’effet critique retenu est une neuropathie périphérique motrice. De cette étude une benchmark concentration (BMC) de 550 mg.m-3 et une BMC limite (BMCL10) de 430 mg.m-3 ont été calculées.
Un ajustement à une durée d’exposition continue a été pratiqué : BMCLADJ = BMCL x 12 h/24 h x 7 j/7 j = 215 mg.m-3
Un concentration équivalente pour l’homme a été calculée pour les effets extrapulmonaires pour un gaz de catégorie 3 et retenant comme coefficient de partage air/sang pour le n-hexane chez l’homme la valeur de (Hs/g)H = 0,8 et de (Hs/g)A =2,29 chez le rat. En appliquant les recommandations de l’US EPA (1994), qui préconise pour les ratios supérieurs à 1 de retenir la valeur par défaut de 1, BMCLADJHEC = BMCLADJ x [(Hs/g)A/(Hs/g)H] = 215 mg.m-3 
Facteurs d’incertitude : Un facteur d’incertitude de 300 est appliqué correspondant à un facteur d’incertitude de pour prendre en compte la variabilité au sein de la population, un facteur 3 pour tenir compte de l’extrapolation de l'animal à l’homme, un facteur d’incertitude 3 pour l’extrapolation d’une exposition sub-chronique à chronique et un facteur d’incertitude 3 pour tenir des limites de la base de données en terme de données disponibles (les données humaines correspondant souvent à des co-expositions et les études expérimentales avec du n-hexane commercial ; pas d’étude de développement et de reproduction sur plusieurs générations avec du n-hexane pur).
Calcul : 215 mg.m-3 x 1/300 = 0,7167 mg.m-3 (arrondi à 0,7 mg.m-3 soit 700 µg.m-3)
Indice de confiance : Un indice de confiance moyen a été attribué par l’US EPA à sa valeur, avec un indice moyen pour l’étude et un indice moyen pour la base de données.


L’OEHHA propose un REL 7 mg.m-3 pour une exposition chronique par inhalation (OEHHA, 2008)
Cette valeur construite en 2000 et reprise en 2008, repose sur une étude chez la souris exposée 24 h/24 h, 6 j/7 j pendant 1 an (Miyagaki, 1967).
L’effet critique retenu est une neuropathie périphérique qui est observée à 250 ppm (LOAEC) et pas retrouvée à 100 ppm (NOAEC).
Un facteur de 0,675 a été appliqué pour tenir compte de la pureté à 67,5 % de n-hexane.
Un ajustement au temps pour une exposition continue a été calculé : NOAELADJ = NOAEL x 0,675 x 6 j/7 j = 57,9 ppm.
Une concentration équivalente chez l’homme a été appliquée en prenant un coefficient de 1 comme valeur par défaut.
Facteurs d’incertitude : Un facteur d’incertitude de 30 est appliqué correspondant à un facteur d’incertitude 10 pour prendre en compte la variabilité au sein de la population et un facteur 3 pour tenir compte de l’extrapolation de l’animal à l’homme.
Calcul : 57,9 ppm x 1/30 = 1,92 ppm (arrondi à 2 ppm soit 6,8 mg.m-3 ou encore 7 000 µg.m-3)
Indice de confiance : Cet organisme ne détermine pas d’indice de confiance.

Santé Canada propose une CT provisoire 0,7 mg.m-3 pour une exposition chronique par inhalation (Sante Canada, 2010)
Cette valeur reprend la démarche de l’US EPA en 2005 et retient le même effet critique (neuropathie périphérique motrice), la valeur de concentration équivalent chez l’homme de 215 mg.m-3
Facteurs d’incertitude : Un facteur d’incertitude de 300 est appliqué correspondant à un facteur d’incertitude 10 pour prendre en compte la variabilité au sein de la population, un facteur 10 pour tenir compte de l’extrapolation de l'animal à l’homme, un facteur d’incertitude 3 pour l’extrapolation d’une exposition sub-chronique à chronique et pour tenir des limites de la base de données en terme de données disponibles.
Calcul : 215 mg.m-3 x 1/300 = 0,7167 mg.m-3 (arrondi à 0,7 mg.m-3 soit 700 µg.m-3)
Indice de confiance : Cet organisme ne détermine pas d’indice de confiance.

 

Effets à seuil - Exposition sub-chronique par voie orale
ATSDR propose un MRL provisoire 0,1 mg.kg-1.j-1 pour une exposition sub-chronique par voie orale (ATSDR, 2025)

Cette valeur a été établie à partir d'une étude expérimentale réalisée chez des souris, exposées par gavage à des doses de 0 – 43,5 – 86,5 – 173 mg.kg-1.j-1 de n-hexane pendant 20 jours (Gao et al., 2019). Des effets neurocomportementaux (altération aux tests de mémoire) ont été observés dès la plus faible dose testée, ce qui a conduit à un LOAEL de 45 mg.kg-1.j-1 retenu comme point de départ pour la construction du MRL. L’ATSDR indique qu’une modélisation par Benchmark Dose n’a pas été réalisée en raison d’une ambiguïté dans les valeurs des résultats aux tests, celles-ci ne précisant pas s’il s’agit de moyennes accompagnées de l’écart-type ou de l’erreur standard.
Facteurs d’incertitude : Un facteur global de 300 est appliqué correspondant à un facteur 10 pour l'extrapolation de données animales vers l'homme, un facteur 10 pour la variabilité au sein de la population humaine et un facteur 3 pour l’utilisation d’un LOAEL.
Calcul : 43,5 mg.kg-1.j-1 x 1/300 = 0,145 mg.kg-1.j-1 arrondi à 0,1 mg.kg-1.j-1
Indice de confiance : Cet organisme ne détermine pas d’indice de confiance.

Effets à seuil - Exposition chronique par voie orale :
Santé Canada propose une DJT provisoire 0,1 mg.kg-1.j-1 pour une exposition chronique par voie orale (Santé Canada, 2025)
La construction de cette valeur n’est pas détaillée dans le rapport de Santé Canada de 2011, seuls les principaux éléments sont fournis. La valeur a été reprise en 2025. Selon Santé Canada, cette valeur est basée sur une étude sub-chronique par voie orale chez le rat exposé au n-hexane aux doses de 66 – 132 – 264 mg.j-1, 7 j par semaine pendant 4 semaines (Ono et al., 1979, Ono et al., 1981). L’étude de Ono et al. (1979) publiée en japonais n’est pas accessible. L’étude de Ono et al. (1981) rapporte une étude de 8 semaines chez le rat exposé au n-hexane par voie orale. La dose utilisée dans cette étude est difficile à calculer par manque de précision mais une valeur estimée de 8 mg.kg-1.j-1 est retenue par Santé Canada pour une réduction de 5 % de la vitesse de conduction nerveuse motrice et la vitesse de conduction nerveuse distale et proximale après ajustement à partir d’une méta-analyse (Equilibrium Environmental Inc, 2008).
Facteurs d’incertitude : Un facteur d’incertitude 90 est appliqué correspondant à d’un facteur d’incertitude 10 pour prendre en compte la variabilité au sein de la population et un facteur 3 pour tenir compte des différences toxicodynamiques et d’un facteur 3 pour les déficiences de la base de données.
Calcul : 8 mg.kg-1.j-1 x 1/90 = 0,089 mg.kg-1.j-1 (arrondi à 0,1 mg.kg-1.j-1).
Indice de confiance : Cet organisme ne détermine pas d’indice de confiance.

Valeurs de l'ANSES et/ou de l'INERIS
Nom Valeur Organisme choix Année du choix URL choix Source Commentaire Effet critique retenu Etat du statut Durée d'exposition Milieu Source d'exposition Facteur Contexte de gestion Age-Dependent Adjustments Factors ADAF - Tranche d'âge ADAF - Valeur ADAF - URL
MRL 21 mg.m-3 Ineris 2025 ATSDR (2025) diminution du poids corporel chez les petits Final Air ambiant 30
Ceci est un aperçu

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Synthèse

Valeurs retenues à l'issue de la révision du choix de novembre 2025

Effets à seuil - Exposition aiguë par inhalation

L’Ineris propose de retenir pour une exposition aiguë au n-hexane par inhalation la valeur de 21 mg.m-3 (ATSDR, 2025).

Seul l’ATSDR (2025) propose une valeur. 
Cette valeur est basée sur une étude sur le développement prénatal de bonne qualité réalisée chez des rates exposées du 6e au 19e jour de gestation (NIEHS, 1987). La durée d’exposition au n-hexane est adaptée à la construction d’une VTR aiguë. 
L’effet critique retenu correspond à un effet sur le développement soit une diminution du poids des fœtus mâles exposés in utero. Il est observé à un niveau n’induisant pas de toxicité maternelle. L’effet est recevable au regard des données disponibles dans la littérature, qui mettent en évidence des effets similaires sur le poids fœtal à des concentrations comparables ou supérieures, ou lors d’expositions prolongées (Bus et al., 1979 ; Stoltenburg-Didinger et al., 1990). La pertinence de cet effet est renforcée par de récentes données épidémiologiques qui mettent en évidence une association positive entre l’exposition environnementale au n-hexane et la baisse de poids de naissance dans une étude cas-témoins menée au Texas (Gong et al., 2018). Bien que cette étude présente des limites méthodologiques, elle soutient la possibilité d’un effet développemental chez l’humain.
L’ATSDR construit sa valeur à partir d’une NOAEC. L’ajustement temporel et le calcul de la concentration équivalente humaine sont justifiés. Le choix des facteurs d’incertitude est cohérent.
L’Ineris retient la valeur de l’ATSDR.
Indice de confiance : Elevé. L’étude est de bonne qualité, la durée et la voie d’exposition sont adaptées, l’effet critique et la méthode de construction sont pertinents.
 

Effets à seuil - Exposition sub-chronique par inhalation

L’Ineris propose de retenir pour une exposition sub-chronique au n-hexane par inhalation la valeur de 1,4 mg.m-3 (ATSDR, 2025).

La valeur proposée par l’ATSDR est la seule valeur de référence disponible pour une exposition sub-chronique. Elle repose sur une étude de toxicité répétée de 13 semaines, au cours de laquelle des souris ont été exposées pendant 5 jours par semaine, soit 6 heures par jour (étude principale), soit 22 heures par jour à (1 seule concentration) (NTP, 1991 ; Dunnick et al., 1989). Cette étude est de bonne qualité et la durée d’exposition est cohérente avec la construction d’une VTR sub-chronique.
L’ATSDR a construit sa valeur sur la base de lésions de la cavité nasale. Plusieurs études ont examiné la toxicité du n-hexane par inhalation au cours d’expositions de durée intermédiaire. Les LOAEC les plus faibles ont été rapportées pour des effets rénaux, neurologiques, musculosquelettiques, sur le poids corporel et le développement, tandis que des effets respiratoires et sur la reproduction ont été observés à des concentrations plus élevées. L’une des LOAEC parmi les plus basses de 500 ppm a été identifiée pour des effets rénaux (augmentation du poids relatif des reins et néphrite chronique) chez des rats mâles exposés au n-hexane pendant 6 mois (API, 1981). Toutefois, en raison de la prévalence élevée de néphropathie chronique liée à l’âge en particulier chez le rat Sprague-Dawley, et l’absence de toxicité rénale rapportée dans plusieurs autres études chez le rat et la souris (API, 1978 ; Cavender et al., 1984 ; NTP, 1991), les effets rénaux n’ont pas été retenus comme effet critique. Les LOAEC suivants les plus faibles identifiés concernent des effets neurologiques, qui ont été observés de manière cohérente et récurrente chez des rats, plus sensible que les souris, exposés au n-hexane par inhalation à des concentrations aussi faibles que 400–500 ppm, incluant des signes cliniques (paralysie, démarche anormale, faiblesse musculaire) et des lésions histopathologiques (gonflements axonaux, dégénérescence, altérations de la myéline) (Altenkirch et al., 1982 ; API, 1981 ; Rebert et Sorensen, 1983). Toutefois, bien que ces effets soient bien documentés, les concentrations équivalentes humaines associées à ces atteintes sont supérieures à celles identifiées pour les lésions de la cavité nasale. Dans ce contexte, ces lésions retenues comme effet critique, sont plus protectrices que les effets neurologiques (organe cible de la toxicité du n-hexane). Le choix de l’effet critique retenu par l’ATSDR est bien argumenté et justifié. Toutefois, le raisonnement de l’ATSDR repose sur la comparaison des LOAEC, en privilégiant les études dont l’exposition, de type continu, s’est déroulée sur des durées de 22 à 24 heures par jour, sans prendre en compte les NOAEC issus d’études de qualité recevable, y compris celle du NTP, qui n’ont pas été considérées.
L’ATSDR retient les LOAEC de 6 heures ou 22 heures par jour observées pour l’augmentation des lésions nasales et sélectionne après des ajustements temporels, la plus faible des 2 valeurs pour une exposition de 22 heures/jour pour établir sa VTR. Le calcul de la dose équivalente humaine est cohérent et les facteurs d’incertitude sont justifiés. 
La valeur est retenue.
Indice de confiance : Moyen. L’étude est de bonne qualité, la durée et la voie d’exposition sont adaptées, l’effet critique est pertinent. Néanmoins, la méthode de construction basée sur une LOAEC plutôt qu’un NOAEC est critiquable.
 

Effets à seuil - Exposition sub-chronique par inhalation

L’Ineris propose de retenir pour une exposition chronique au n-hexane par inhalation la valeur de 3 mg.m-3 (Anses, 2014).

Quatre organismes ont développé des valeurs : l’Anses (2014), l’US EPA (2005), l’OEHHA (2008) et Santé Canada (2025).
Ils ont chacun retenu des études différentes : étude expérimentale de 16 semaines chez le rat (Huang et al., 1989) pour l’Anses, l’US EPA et Santé Canada, alors que l’OEHHA construit sa valeur à partir d’une étude expérimentale de 1 an chez la souris (Miyagaki, 1967). L’étude retenue par l’Anses, l’US EPA et Santé Canada est de bonne qualité, celle retenue par l’OEHHA a été menée avec du n-hexane commercial (la nature des impuretés n’est pas précisée). 
Ces 4 organismes ont retenu le même effet critique : neuropathie périphérique motrice à la concentration de BMCL 430 mg.m-3 pour l’Anses, l’US EPA et Santé Canada, et NOAEL à 352 mg.m-3 pour l’OEHHA. Il s’agit de l’effet observé aux plus faibles concentrations mais les effets sur la reproduction restent peu documentés. Le système nerveux est l’organe cible de la toxicité du n-hexane. Son choix est justifié.
L’US EPA élabore sa valeur à partir d’une benchmark concentration, qui a été reprise par l’Anses et Santé Canada. Cette démarche est recommandée quand elle est possible et permet de limiter l’influence des conditions expérimentales. Les organismes ont pratiqué le même ajustement temporel et ont réalisé le calcul de la concentration équivalente humain à partir du même raisonnement.  
Concernant le choix des facteurs d’incertitude, il est détaillé dans le tableau ci-dessous, les 4 organismes prennent un facteur 10 pour la variabilité au sein de la population humaine. L’US EPA et l’OEHHA utilisent un facteur 3, l’Anses utilise un facteur de 2,5 et Santé Canada un facteur 10 pour tenir compte de l’utilisation d’une étude expérimentale. L’US EPA et l’Anses utilisent un facteur 3 pour tenir compte de l’utilisation d’une étude sub-chronique L’US EPA applique un facteur supplémentaire de 3 pour couvrir les incertitudes liées au manque de données concernant les effets développementaux pour des expositions au n-hexane pur. L’Anses n’a pas jugée nécessaire ce facteur supplémentaire. Santé Canada utilise un seul facteur 3 pour tenir compte à la fois de la durée de l’étude (sub-chronique) et du manque de données.

Facteurs d’incertitude

Anses

US EPA

OEHHA

Santé Canada

Total des UF

75

300

30

300

UFH

10

10

10

10

UFA

2,5

3

3

10

UFL

Pas utile

Pas utile

Pas utile

Pas utile

UFS

3

3

Pas utile

3

UFD

Pas retenu

3

Pas pris en compte


 

UF : facteur d’incertitude, UDH : facteur prenant en compte la variabilité au sein de la population humaine, UFL : facteur prenant en compte l’utilisation d’une LOAEC, UFS : facteur prenant en compte une durée d’exposition subchronique, UFD : facteur prenant en compte une déficience de la base de données.
 

La méthode de développement des valeurs de l’Anses et de l’US EPA sont identiques sauf dans le choix des facteurs d’incertitude. La valeur développée par Santé Canda est une valeur provisoire, elle reprend la méthode de l’US EPA, mis à part le choix des facteurs d’incertitude. 
La valeur développée par l’Anses est celle qui est privilégiée.
Indice de confiance : L’Anses accorde un indice de confiance moyen/fort à sa valeur. L’Ineris reconnaît que la hiérarchie temporelle entre les valeurs de VTR sub-chronique et chronique n’a pas été strictement respectée. Toutefois, compte tenu de leur proximité en termes d’ordre de grandeur, le choix effectué demeure cohérent.
 

Effets à seuil - Exposition sub-chronique par voie orale

L’Ineris propose de retenir pour une exposition sub-chronique au n-hexane par voie orale la VTR sub-chronique de 0,1 mg.kg-1.j-1 (ATSDR, 2025).

Ce choix est basé sur la seule valeur disponible proposée par l’ATSDR. Elle est construite à partir d’une étude chez le rat réalisée par voie orale (gavage) au n-hexane pendant 20 jours (Gao et al., 2019). La qualité de cette étude, publiée en chinois et pour laquelle seul un résumé est disponible en anglais, ne peut être correctement évaluée. Toutefois, l’Ineris fonde son jugement sur l’expertise de l’ATSDR, qui a estimé que la qualité de cette étude était suffisante pour dériver sa valeur sub-chronique.
L’ATSDR retient des effets neurologiques (altérations de la réponse aux tests de mémorisation) comme effet critique. Ces effets, qui apparaissent aux plus faibles doses d’exposition, sont également rapportés dans des études similaires (Li et al., 2018 ; Ono et al., 1981), tandis que des signes neurologiques plus graves, incluant une paralysie persistante, ont été observés à des concentrations plus élevées (Krasavage et al., 1980 ; Li et al., 2020).
La construction de la valeur à partir un LOAEL et le choix des facteurs d’incertitude sont cohérents. 
L’Ineris retient la seule valeur disponible.
Indice de confiance : par défaut du fait de la durée et de la qualité de l’étude source, du choix de l’effet et de la dose critique.


Effets à seuil - Exposition chronique par voie orale
L’Ineris propose de ne pas retenir de valeur pour une exposition chronique au n-hexane par voie orale.
La seule valeur disponible est celle de Santé Canada. L’effet critique retenu est recevable. Il s’agit d’une valeur provisoire pour laquelle la construction présente des imprécisions. Cette valeur provisoire issue d’un rapport non finalisé n’est pas retenue par l’Ineris.

 

Bibliographie

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Autres valeurs des organismes reconnus

Autres valeurs des organismes reconnus
Nom Valeur Source Commentaire Effet critique retenu Etat du statut Durée d'exposition Milieu Source d'exposition Facteur Contexte de gestion Age-Dependent Adjustments Factors ADAF - Tranche d'âge ADAF - Valeur ADAF - URL
MRL 6 ppm ATSDR (2025)

21 mg.m-3

Decreased fetal body weight Final Air ambiant 30
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Bibliographie

Valeurs écotoxicologiques

Introduction

Dans cette rubrique, sont reportées des valeurs de référence pour la protection des écosystèmes aquatiques et de la santé humaine via l’environnement.

Elles peuvent avoir un statut de « Valeur réglementaire » si elles sont issues

  1. de réglementations européennes et issues par exemple de dossiers d’évaluation des risques dans le cadre de processus d’autorisation de mise sur le marché des substances chimiques (c’est le cas des Concentrations Prédites Sans Effet pour l’environnement (PNEC) issues des dossiers réglementaires sous REACh ou dans le cas de la réglementation des produits biocides) ou issues de « Normes de Qualité Environnementale » (NQE) de la Directive Cadre européenne sur l’Eau (DCE) ;
  2. de réglementations françaises telles que les arrêtés de mise en application de la DCE à l’échelle nationale.

Elles peuvent être des « Valeurs guides » lorsque ce sont des propositions scientifiques de l’INERIS qui ne sont pas reportées dans des textes réglementaires. C’est le cas de toutes les valeurs établies par l’INERIS pour guider l’évaluation de la qualité des milieux aquatiques pour les substances qui n’ont pas, ou pas encore, un statut réglementaire dans le contexte de la DCE.
Les « Valeurs Guides Environnementales » (VGE) et les « Normes de Qualité Environnementale » (NQE) sont les outils consacrés pour l’évaluation de la qualité des eaux de surface, dont l’établissement est basé sur une même méthodologie européenne dédiée (E.C., 2018).
Leur construction, d’un point de vue méthodologique, est donc similaire.

Documents

PDF
110-54-3 -- n-Hexane -- Choix VTR
Publié le 04/01/2016