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Chlorométhane (74-87-3)
Informations générales
Dernière vérification le 10/07/2026
Identification
Numero CAS
74-87-3
Nom scientifique (FR)
Chlorométhane
Nom scientifique (EN)
Autres dénominations scientifiques (FR)
Autres dénominations scientifiques (Autre langues)
Code EC
200-817-4
Code SANDRE
1736
Numéro CIPAC
-
Formule chimique brute
\(\ce{ CH3Cl }\)
Code InChlKey
Code SMILES
ClC
Classification CLP
Type de classification
Harmonisée
ATP insertion
CLP00
Description de la classification
Classification harmonisée selon réglement 1272/2008 ou CLP
| Mention du danger - Code | H220 |
|---|---|
| Mention du danger - Texte | Gaz extrêmement inflammable |
| Classe(s) de dangers | Gaz inflammables |
| Libellé UE du danger | - |
| Limites de concentration spécifique | - |
| Facteur M | - |
| Estimation de toxicité aigüe | - |
| Mention du danger - Code | H351 |
|---|---|
| Mention du danger - Texte | Susceptible de provoquer le cancer (indiquer la voie d'exposition s'il est formellement prouvé qu'aucune autre voie d'exposition ne conduit au même danger) |
| Classe(s) de dangers | Cancerogénicité |
| Libellé UE du danger | - |
| Mention du danger - Code | H373 |
|---|---|
| Mention du danger - Texte | Risque présumé d'effets graves pour les organes (indiquer tous les organes affectés, s'ils sont connus) à la suite d'expositions répétées ou d'une exposition prolongée (indiquer la voie d'exposition s'il est formellement prouvé qu'aucune autre voie d'exposition ne conduit au même danger) |
| Classe(s) de dangers | Toxicité spécifique pour certains organes cibles (exposition répétée) |
| Libellé UE du danger | - |
| Limites de concentration spécifique | - |
| Facteur M | - |
| Estimation de toxicité aigüe | - |
Physico-Chimie
Dernière vérification le 29/03/2024
Généralités
Poids moléculaire
50.49 g/mol
Tableau des paramètres
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Bibliographie
Comportement et devenir dans les milieux
Dernière vérification le 29/03/2024
Matrices
Milieu eau douce
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Milieu sédiment eau douce
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Milieu terrestre
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Persistance
Biodégradabilité
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Dégradabilité abiotique
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Bioaccumulation
Organismes aquatiques
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Bibliographie
Toxicologie
Dernière vérification le 30/06/2026
Toxicité à doses répétées
Effets cancérigènes
Classifications
| Organisme | Classification | Année |
|---|---|---|
| UE | Classé catégorie 2 | 2008 |
| IARC | Classé en groupe 3 | 1999 |
| US EPA | Classé comme un agent dont le potentiel cancérogène ne peut pas être déterminé | 2001 |
Effets génotoxiques
Classifications
| Organisme | Classification | Année |
|---|---|---|
| UE | Non classé | 2008 |
Effets sur la reproduction
Classifications
| Organisme | Classification | Année |
|---|---|---|
| UE | Classé en catégorie 2 par l’Union Européenne | 2008 |
Valeurs accidentelles
Valeurs seuils de toxicité aigüe françaises
Le rapport de valeurs seuils de toxicité aiguë françaises est accessible dans la rubrique « Archives ». L’intégralité des rapports de valeurs seuils de toxicité aiguë françaises actuellement en vigueur est consultable dans le tableau des VSTAF.
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Autres seuils accidentels
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Valeurs réglementaires
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Valeurs de référence
Introduction
Une Valeur Toxicologique de Référence (VTR) est un indice qui est établi à partir de la relation entre une dose externe d'exposition à une substance et la survenue d'un effet néfaste. Les valeurs toxicologiques de référence proviennent de différents organismes.
PRINCIPALES ÉTUDES (mise à jour novembre 2025)
Le paragraphe rapporte les études sur lesquelles s’appuient les Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR) à seuil par inhalation. La même étude de Landry et al. (1985) est retenue à la fois par l’ATSDR pour sa valeur aiguë, et par l’US EPA pour sa valeur chronique. Les études de McKenna et al. (1981) et du CIIT (1981) ont été retenues par l’ATSDR pour construire respectivement ses valeurs sub-chronique et chronique. L’étude du CIIT (1981) est également retenue pour la valeur chronique construite par l’OMS CICAD.
Effets à seuil - Exposition par inhalation :
Pour les études expérimentales :
CIIT, 1981
Les études sont détaillées dans un rapport non publié.
Espèce étudiée : Rats F-344 et souris B6C3F1.
Sexe et nombre d’animaux par lot : 117 à 120/sexe/espèce/concentration.
Voie d’exposition : Inhalation.
Substance - forme chimique : chlorure de méthyle pur (pureté 99,97 %)
Temps et fréquence d’exposition : 6 h/j, 5 j/semaine pendant 24 mois.
Doses d’exposition / formes chimiques : 50 – 225 – 1 000 ppm (103 – 465 – 2 065 mg.m-3) à chlorure de méthyle pur.
Lot témoin : oui.
Protocole : Il n’est pas précisé mais semble suivre celui d’une étude d’exposition chronique de 2 ans.
Résultats / effets observés :
Chez les souris
La mortalité est augmentée de manière statistiquement significative par rapport aux témoins chez les femelles (à partir de 10 mois) à la concentration de 1 000 ppm mais pas aux autres concentrations. Des signes suggérant une toxicité du système nerveux central sont observés chez les souris uniquement à la concentration la plus élevée : tremblements et paralysie. Des altérations neurofonctionnelles (« clutch response »), qui correspondent à une flexion anormale des pattes postérieures chez l’animal tenu par la queue, sont retrouvées chez à peu près l’ensemble des souris des deux sexes exposées à 1 000 ppm pendant 18 à 22 mois d’exposition. Ces observations sont associées à des lésions du cervelet (dégénérescences et atrophie la couche granulaire) qui apparaissent à 1 000 ppm dès 18 mois. Ces effets et altérations ne sont pas retrouvés aux autres concentrations.
Au niveau du système nerveux périphérique, un gonflement modéré et une dégénérescence des axones sont rapportés à partir de 18 mois d’exposition au niveau des nerfs rachidiens situés dans la région lombaire chez pratiquement tous les animaux exposés à 50 et 225 ppm soit respectivement 4/5 et 5/5 mâles et 10/10 et 10/10 femelles versus 1/5 mâles et 2/10 femelles dans le groupe témoin. A la plus forte dose de 1 000 ppm, les mêmes lésions, mais d’intensité plus marquée, sont rapportées avec une incidence de 3/7 chez les mâles après 18 mois d’exposition (données non disponibles chez les femelles), et de 13/18 chez les femelles après 24 mois (données non disponibles chez les mâles).
Des lésions hépatocellulaires (vacuolisation, caryomégalie, cytomégalie, cellules multinuclées et dégénérescences) sont observées à partir de 6 mois chez les mâles exposés à 1 000 ppm. Une augmentation des niveaux d’ALAT est mesurée à 50 et 225 ppm chez les souris mâles et les femelles. La fréquence des lésions hépatiques augmente à 12 et 18 mois d’exposition majoritairement chez les mâles victimes d’une mort de cause non expliquée.
Une hyperplasie et caryomégalie de l’épithélium des tubules rénaux surviennent dès 12 mois chez les mâles exposés à 1 000 ppm. Une augmentation de l’incidence et de la sévérité de ces effets rénaux est rapportée à 21 mois.
Une dégénérescence et une atrophie statistiquement significatives des tubules séminifères sont observées chez les mâles exposés à 1 000 ppm.
Une atrophie splénique et une déplétion lymphocytaire sont observées à partir de 6 mois d’exposition à 1 000 ppm.
Chez les rats
Il n’a pas été observé de mortalité liée à l’exposition.
Les seules lésions histologiques qui ont été observées concernent les testicules : dégénérescence diffuse et atrophie bilatérale des tubules séminifères à 1 000 ppm après 6 mois d’exposition.
A 18 mois, une hyperplasie interstitielle liée à l’âge et/ou des adénomes testiculaires ont été observés chez les groupes témoins et exposés à 225 ppm. Ces lésions présentent une augmentation de l’incidence concentration dépendante.
Dose critique :
Souris : NOAEC = 50 ppm pour les effets neurotoxiques (organe cible le plus sensible) pour des expositions chroniques et LOAEC = 50 ppm pour les effets hépatiques après 6 mois d’exposition.
Rat : NOAEC = 225 ppm et LOAEC = 1 000 ppm pour les effets testiculaires dégénérescence et atrophie des tubules.
Qualité de l’étude : 2, avec des restrictions ; étude présentant des limitations de qualité. Le rapport n’est pas publié mais peut être consulté uniquement sous forme de microfiches. L’analyse de l’étude menée par l’US EPA fait état d’erreurs concernant le sexage des animaux (quelques femelles, initialement identifiées comme étant des mâles, ont été observées comme gestantes en cours d’étude). Les investigateurs considèrent le problème comme sérieux mais n’altérant pas la validité de l’interprétation des résultats. Ces conclusions semblent raisonnables compte tenu des types d’effets et des niveaux auxquels ils surviennent et sont confirmées par plusieurs études de durées plus courtes (étude de 90 jours du CIIT).
LANDRY et al., 1985
Espèce étudiée : souris C57BL/6.
Sexe et nombre d’animaux par lot : 12 femelles par concentration pour l’étude principale (tests neurofonctionnels et nécropsie en fin d’étude) ; sous-groupe de 5 femelles par concentration pour sacrifices intermédiaires.
Voie d’exposition : Inhalation.
Substance - forme chimique : chlorure de méthyle
Temps et fréquence d’exposition : deux types d’exposition : continue 22 h/j et intermittente : 5,5 h/j pendant 11 jours.
Doses d’exposition / formes chimiques :
continue : 15 – 50 – 100 – 150 – 200 – 400 ppm (30 – 102 – 204 - 306 – 408 – 816 mg.m-3)(2 séries d’expositions) et
intermittente : 150 - 400 – 800 – 1 600 – 2 400 ppm (306 – 408 – 1 632 – 3 264 – 4 896 mg.m-3) (2 séries d’expositions)
Lot témoin : oui.
Protocole : Deux séries d’expositions ont été réalisées. Au cours de la première série, les souris ont été exposées à 0 - 100 – 200 - 400 ppm de manière continue et 0 – 400 – 800 – 1 600 ppm de manière intermittente. Au cours de la seconde série, les souris ont été exposées à 0 – 15 – 50 – 150 ppm de manière continue et 0 – 150 – 2 400 ppm de manière intermittente. Les animaux sont observés deux fois par jour.
Des sous-groupes de 5 souris exposés à 150 et 400 ppm de manière continue ou à 2 400 ppm de manière intermittente ont été sacrifiés à des durées d’exposition intermédiaires (1, 2, 4, 6 et 8 jours pour l’exposition à 150 ppm ; 4 et 8 jours pour les expositions à 400 et 2 400 ppm). Les souris ont été nécropsiées 24 h après la fin de l’exposition.
Un test de motricité (rotarod)a été réalisé 2 h à 2 h30 après exposition aux jours 4, 8 et 11. Rotarod : L'animal est placé sur un cylindre qui tourne à des vitesses toujours plus grandes, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus se maintenir en place.
Résultats / effets observés : Aucun effet n’est observé chez les souris pour une exposition continue à 50 ppm ou intermittente à 150 ppm.
Les lésions du cervelet apparaissent pour une exposition continue à 100 ppm, la sévérité de ces lésions est dose-dépendante. Ces lésions correspondent à une dégénérescence des cellules granuleuses caractérisée notamment par une pycnose nucléaire) et une carryorrhexis (Transformation du noyau d'une cellule en dégénérescence, caractérisée par une rétraction et une condensation de la chromatine), le degré d’atteinte étant léger chez les animaux du groupe exposé de manière continue à 100 ppm. A 150 ppm, aucune lésion histologique n’est retrouvée à 2 jours d’exposition mais après 4 jours, il est observé une vacuolisation modérée intracellulaire et extracellulaire aussi bien au niveau des cellules du cervelet (purkinje et/ou cellules de la couche granulaire) et dans les fibres formant la substance blanche. Cette vacuolisation est transitoire et n’est pas retrouvée à 6 jours d’exposition et au-delà. Ces effets histologiques sont plus prononcés à 400 ppm. Ces effets histologiques sont accompagnés par une diminution de la performance au test de neurofonctionnel rotarod à partir de 150 ppm.
Pour une exposition intermittente, les lésions histologiques surviennent à partir de 400 ppm, elles demeurent légères jusqu’à 1 600 ppm et deviennent légères à modérées à 2 400 ppm ; elles sont également associées à des diminutions du test de performance à partir de 800 ppm.
L’exposition continue induit des lésions du cervelet correspondant à une dégénérescence des cellules de la couche granuleuse avec des effets moins importants sur les autres tissus que ceux observés avec les expositions intermittentes. Des lésions hépatiques correspondant à une diminution de la taille des hépatocytes (apparemment due à une déplétion du glycogène) surviennent à 100 ppm pour une exposition continue pouvant évoluer en une nécrose localisée pour les niveaux d’exposition les plus élevés. Les effets hépatiques sont également observés lors d’une exposition intermittente, ils surviennent pour des expositions de 400 à 2 400 ppm et sont également attribués à une déplétion de glycogène mais sans dégénérescence hépatique ou nécrose. Des lésions rénales ne sont observées que lors d’une exposition intermittente à la dose la plus élevée : très légère dégénérescence multifocale et régénération des tubules.
A 2 400 ppm (exposition intermittente), les souris présentent des lésions rénales et hépatiques en plus des effets sur le cervelet. Ces souris présentent également une hémoglobinurie qui serait la conséquence d’une hémolyse intravasculaire.
Dose critique :
NOAEL = 50 ppm, LOAEL = 100 ppm pour les effets neurotoxiques pour une exposition continue.
NOAEL = 150 ppm, LOAEL = 400 ppm pour les effets neurotoxiques pour une exposition intermittente.
Qualité de l’étude : 2. Etude de bonne qualité, bien documentée. Une analyse de la concentration d’exposition et une analyse statistique ont été menées, la dose interne n’a cependant pas été mesurée. Le regroupement de 2 séries d’exposition pour une même étude reste néanmoins critiquable.
McKenna et al., 1981
L’étude de McKenna et al. (1981) n’est pas publiée sous forme d’article mais d’un rapport d’étude détaillé.
Espèce étudiée : rat Sprague-Dawley
Sexe et nombre d’animaux par groupe : 10 animaux/sexe/concentration
Voie d’exposition : inhalation
Substance - forme chimique : chlorure de méthyle (pureté 99,5 %)
Temps et fréquence d’exposition : 6 heures/jour, 5 jours/semaine pendant 93 jours
Doses d’exposition / formes chimiques : 50 – 150 – 400 ppm (soit 100 – 300 – 800 mg.m-3) avec des concentrations analytiques de 51 – 149 et 399 ppm
Groupe témoin : oui
Protocole : Les animaux ont été observés chaque jour d’exposition afin de détecter d’éventuels signes cliniques. Le poids corporel a été mesuré 2 fois par semaine pendant les 4 premières semaines, puis 1 fois par semaine jusqu’à la fin de l’étude.
Les réponses sensorielles et motrices ont été testées sur 5 animaux par sexe et par groupe chaque semaine pendant les 4 premières semaines d’exposition, puis toutes les 2 semaines par la suite. Les résultats sont présentés pour les 3 périodes : de 1 à 15 jours (période 1), de 16 à 39 jours (période 2) et de 40 à 66 jours (période 3). Les tests sensorimoteurs comprenaient l’évaluation de la position corporelle, de la respiration, de la piloérection, de l’exophtalmie, des tremblements, du réflexe cornéen, du réflexe du pavillon de l’oreille, du pincement de la queue, du pincement des doigts des pattes, du réflexe de redressement, de l’irritabilité à la préhension, du placement visuel, du déplacement sur fil et du repli des membres postérieurs. Aucune donnée chiffrée relative aux mesures effectuées lors de ces tests n’est disponible ; les résultats sont uniquement présentés de manière qualitative (analyse statistique à partir du test de MannWhitney avec p<0,05).
Des prélèvements sanguins et urinaires ont été effectués pour des analyses hématologiques et urinaires avant le début de l’exposition et à la fin de l’étude. Les paramètres biochimiques sériques ont été évalués au moment de la nécropsie.
A l’autopsie, tous les animaux ont subi un examen macroscopique, et les poids des organes suivants ont été mesurés : cerveau, cœur, foie, reins et testicules. Un examen histopathologique complet des tissus a été réalisé sur tous les rats des groupes témoin et exposés à 400 ppm.
Résultats / effets oserbvés : Aucun signe clinique de toxicité attribué au traitement n’a été décrit au cours de l’étude. Une diminution dose-dépendante de la croissance pondérale a été observée chez les femelles, sans toutefois atteindre de variations statistiquement significatives. Les paramètres de biochimie clinique, hématologiques et analyses urinaires n’ont pas été altérés par l’exposition au chlorométhane.
Les tests sensorimoteurs ont mis en évidence une diminution significative de la capacité des femelles à réaliser la manœuvre sur fil (incapacité à soulever l’arrière du corps jusqu’au sommet du fil tout en s’agrippant avec les pattes avant) à partir du 16e jour à 400 ppm (période 2) et du 40e jour à 150 ppm (période 3), avec une persistance de l’effet jusqu’à la fin de l’étude. Le repli des membres postérieurs était significativement altéré chez les femelles exposées à 400 ppm à partir du 40e jour (période 3) et jusqu’à la fin de l’étude. Chez les mâles, une altération transitoire du repli des membres postérieurs a été observée à des concentrations supérieures à 150 ppm, uniquement entre les 16e et 39e jours d’exposition (période 2).
Les auteurs précisent toutefois que l’attribution de cet effet au chlorométhane reste incertaine, notamment en raison d’un déclin généralisé des performances au test de la manœuvre sur fil observé chez l’ensemble des animaux, tous groupes confondus, au fil de l’étude. Cette diminution globale des scores semble corrélée à une prise de poids progressive des animaux, ce qui pourrait avoir influencé leur capacité motrice. Par conséquent, la portée toxicologique de ces résultats reste incertaine.
A l’autopsie, une augmentation du poids relatif du foie, sans lésions histologiques associées, a été décrite chez les rats mâles exposés à la plus forte concentration de 400 ppm.
Dose critique :
NOAEL = 50 ppm, LOAEL = 150 ppm pour les effets neurologiques (déplacements sur fil) chez les femelles (soit NOAEL de 51 ppm et LOAEL de 149 ppm pour les concentrations analytiques)
Toutefois, les auteurs du rapport concluent que l’administration de chlorure de méthyle pendant 90 jours chez le rat n’a permis d’identifier aucun effet toxicologique clairement établi.
Qualité de l’étude : 2, avec des restrictions. En effet comme l’avance les auteurs, on ne peut pas affirmer avec certitude que les effets sont imputables à l’exposition à la substance.
Toutefois, les scores aux tests sensorimoteurs ne sont pas quantitativement renseignés, ce qui ne permet pas de vérifier le déclin généralisé observé pour certains tests mentionnés par les auteurs. Par ailleurs, les données relatives à ces tests (présentées uniquement sous forme de résultats statistiquement significatifs ou non) ne sont disponibles que pour les périodes 1, 2 et 3, soit jusqu’au 66e jour de l’étude. Ainsi, les effets sensorimoteurs décrits comme étant persistants jusqu’à la fin de l’étude, ne sont pas documentés pour le dernier mois dans les données brutes.
Valeurs de l'ANSES et/ou de l'INERIS
Description
Analyse des données existantes mise à jour en novembre 2025
Effets à seuil - Exposition aiguë par inhalation :
L’ATSDR propose un MRL de 1 000 µg.m-3 (0,5 ppm) pour une exposition aiguë par inhalation au chlorométhane (ATSDR, 2023).
Cette valeur est établie à partir de l’étude expérimentale de Landry et al. (1985), où les souris ont été exposées en continu 22 heures par jour pendant 11 jours à des concentrations de 15 – 50 – 100 – 150 – 200 – 400 ppm (30 – 102 – 204 - 306 – 408 – 816 mg.m-3) au cours de 2 séries d’expositions (initiale à 0 - 100 – 200 - 400 ppm, puis 0 - 15 – 50 – 150 ppm). Des lésions dégénératives des cellules granuleuses du cervelet apparaissent à partir de 100 ppm, d’intensité croissante à 150 ppm et également accompagnée d’une altération de la coordination motrice. Une NOAEC de 50 ppm a été déterminée en l’absence d’effet neurologique. Une NOAEC de 50 ppm a été déterminée en l’absence d’effet.
Un ajustement temporel pour tenir compte de l’exposition continue a été réalisé :
NOAECADJ = NOAEC x 22 h/24 h = 50 x 22/24 = 46 ppm
Une valeur équivalente chez l’homme (NOAECHEC) a été calculée à partir du rapport des coefficients de partage air-sang chez l’homme et l’animal avec une valeur de 1 retenue par défaut en raison de l’absence de valeur :
NOAECHEC = NOAELADJ x (Hb/g)A / (Hb/g)H
Où :NOAECHEC = valeur équivalente chez l’homme
NOAELADJ=valeur ajustée pour la durée d’exposition
(Hb/g)A = coefficient de partage air sang chez l’animal
(Hb/g)A = coefficient de partage air sang chez l’homme
Le rapport des coefficients de partage prend la valeur de 1 s’il n’est pas connu.
NOAECHEC = 46 ppm x1 = 46 ppm
Facteurs d’incertitude : Un facteur d’incertitude 90 a été appliqué correspondant à un facteur 3 pour tenir compte de l’extrapolation de l’animal à l’homme, d’un facteur 10 pour les variations au sein de la population humaine et un facteur supplémentaire de modification (Modifying factor) de 3 qui tient compte de la forte pente de la relation dose-réponse observée entre la NOAEL et la LOAEL (taux de réponse de 100 % chez les animaux évalués à la LOAEL).
Calcul : 46 ppm x 1/90 = 0,5 ppm soit 1,00 mg.m-3 ou 1 000 µg.m-3
Indice de confiance : Cet organisme ne détermine pas d’indice de confiance.
Effets à seuil - Exposition sub-chronique par inhalation :
L’ATSDR propose un MRL de 600 µg.m-3 (0,3 ppm) pour une exposition subchronique par inhalation au chlorométhane (ATSDR, 2023).
Cette valeur est établie à partir de l’étude expérimentale non publiée chez le rat exposé pendant 90 jours à des concentrations nominales de 0 – 51 – 149 – 399 ppm (soit 0 – 102 – 306 – 816 mg.m-3) de chlorométhane par inhalation (McKenna et al., 1981). Les effets neurologiques, correspondant à une altération des performances sensorimotrices observée chez les femelles exposées aux 2 plus fortes doses, ont été retenu comme effet critique (LOAEC de 149 ppm). La valeur a été construite à partir de la dose n’induisant pas d’effet de 51 ppm (NOAEC). Une approche par benchmark dose n’a pu être réalisée car l’absence de données chiffrées a empêché la modélisation des résultats du test.
Un ajustement temporel pour une exposition continue a été réalisé :
NOAECADJ = NOAEC x 6 h/24 h x 5 j /7 j = 51 x 6/24 x 5/7 = = 9 ppm
Une valeur équivalente chez l’homme (LOAECHEC) a été calculée à partir du rapport des coefficients de partage air-sang chez l’homme et l’animal avec une valeur de 1 retenue par défaut en raison de l’absence de valeur :
NOAECHEC = NOAELADJ x (Hb/g)A /(Hb/g)H
Où : NOAECHEC = valeur équivalente chez l’homme
NOAELADJ = valeur ajustée pour la durée d’exposition
(Hb/g)A = coefficient de partage air sang chez l’animal
(Hb/g)H = coefficient de partage air sang chez l’homme
LOAECHEC = 9 ppm x1 = 9 ppm
Facteurs d’incertitude : Un facteur d’incertitude 30 a été appliqué correspondant à un facteur 3 pour tenir compte de l’extrapolation de l’animal à l’homme, d’un facteur 10 pour les variations au sein de la population humaine et un facteur 3 pour l’utilisation d’une LOAEC.
Calcul : 9 ppm x 1/30 = 0,3 ppm soit 600 µg.m-3
Indice de confiance : Cet organisme ne détermine pas d’indice de confiance.
Effets à seuil - Exposition chronique par inhalation :
L’US EPA propose une RfD de 90 µg.m-3 pour une exposition chronique par inhalation au chlorométhane (US EPA, 2001).
L’US EPA considère que les dysfonctionnements du système nerveux central sont les effets critiques du chlorométhane. Il indique qu’il existe une étude chronique mais qu’elle ne répond pas aux critères retenus par l’US EPA notamment en raison de plusieurs erreurs de procédures. Aussi, une étude répondant aux critères de qualité mais d’une durée d’exposition plus courte sera retenue
Cette valeur est établie à partir des études expérimentales chez la souris femelle exposée pendant 11 jours à des concentrations de 0 – 15 – 50 – 100 – 150 – 200 – 400 ppm de chlorométhane 22 heures par jour (Landry et al., 1983, 1985). Une NOAEC de 50 ppm (103,2 mg.m-3) et une LOAEC de 100 ppm (206,4 mg.m-3) ont été déterminés pour la survenue de lésions des cellules granuleuses du cervelet.
Un ajustement a été réalisé pour passer d’une exposition discontinue à continue :
NOAECADJ = NOAEC x 22 h/24 h x 7 j/7 j = 94,6 mg.m-3
Une valeur équivalente chez l’homme (NOAECHEC) a été calculée selon les recommandations de l’US EPA (1994). Le chlorométhane est un gaz de catégorie 2 :
NOAECHEC = NOAECADJ x (Hb/g)A /(Hb/g)H
Où : NOAECHEC = valeur équivalente chez l’homme
NOAECADJ = valeur ajustée pour la durée d’exposition
(Hb/g)A = coefficient de partage air sang chez l’animal
(Hb/g)H = coefficient de partage air sang chez l’homme
Le rapport des coefficients de partage a été estimé à environ 1.
NOAECHEC = 94,6 mg.m-3 x 1 = 94,6 mg.m-3
Facteurs d’incertitude : Un facteur d’incertitude 1 000 a été appliqué correspondant à un facteur 3 pour tenir compte de l’extrapolation de l’animal à l’homme, d’un facteur 10 pour les variations au sein de la population humaine, un facteur 10 pour l’utilisation d’une exposition de 11 jours et un facteur 3 en l’absence de données histopathologiques du cerveau chez les souris de la génération F1.
Calcul : 94,6 mg.m-3 x 1/1 000 = 0,0946 mg.m-3 soit 94,6 µg.m-3 arrondi à 90 µg.m-3
Indice de confiance : L’US EPA accorde un indice de confiance élevé dans l’étude retenue, moyen dans la base de données et élevé dans la valeur élaborée.
L’ATSDR propose un MRL de 0,6 mg.m-3 (0,03 ppm) pour une exposition chronique par inhalation au chlorométhane (ATSDR, 2023).
Cette valeur est établie à partir d’une étude chronique de 2 ans chez la souris (CIIT, 1981). Une LOAEC de 51 ppm a été déterminée pour les effets neurologiques : gonflement axonal et une dégénérescence des axones de nerfs périphériques.
Un ajustement temporel pour tenir compte de l’exposition continue a été réalisé :
LOAECADJ = LOAEC x 6 h/24 h x 5 j /7 j = 51 x 6/24 x 5/7 = 9 ppm
Une valeur équivalente chez l’homme (LOAECHEC) a été calculée à partir du rapport des coefficients de partage air-sang chez l’homme et l’animal avec une valeur de 1 retenue par défaut en raison de l’absence de valeur :
LOAECHEC = LOAELADJ x (Hb/g)A
(Hb/g)H
Où : LOAECHEC = valeur équivalente chez l’homme
LOAECADJ = valeur ajustée pour la durée d’exposition
(Hb/g)A = coefficient de partage air sang chez l’animal
(Hb/g)H = coefficient de partage air sang chez l’homme
LOAECHEC = 9 ppm x1 = 9 ppm
Facteurs d’incertitude : Un facteur d’incertitude de 300 a été appliqué correspondant à un facteur 3 pour tenir compte de l’extrapolation de l’animal à l’homme, d’un facteur 10 pour les variations au sein de la population humaine et un facteur 10 pour l’utilisation d’une LOAEC.
Calcul : 9 ppm x 1/300 = 0,03 ppm soit 60 µg.m-3
Indice de confiance : Cet organisme ne détermine pas d’indice de confiance.
L’OMS CICAD propose une valeur de 18 µg.m-3 (0,009 ppm) pour une exposition chronique par inhalation au chlorométhane (OMS CICAD, 2000).
Cette valeur est établie à partir de l’étude chronique de 2 ans chez la souris de CIIT, 1981. Une LOAEC de 50 ppm (103 mg.m-3) a été déterminée pour les effets neurologiques : lésions histologiques des nerfs issus de la moelle épinière.
Un ajustement a été réalisé pour passer d’une exposition discontinue à continue :
NOAELADJ = NOAEL x 6 h/24 h x 5 j/7 j = 18,39 mg.m-3
Facteurs d’incertitude : Un facteur d’incertitude 1 000 a été appliqué correspondant à un facteur 10 pour tenir compte de l’extrapolation de l’animal à l’homme, d’un facteur 10 pour les variations au sein de la population humaine et un facteur 10 pour l’utilisation d’une LOAEC et la faiblesse de la base de données.
Calcul : 18,39 mg.m-3 x 1/1 000 = 0,018 mg.m-3 soit 18 µg.m-3
Indice de confiance : Cet organisme ne détermine pas d’indice de confiance.
Effets à seuil - Exposition chronique par voie orale :
Le TCEQ propose une RfD de 3,6.10-3 mg.kg-1.j-1 pour une exposition chronique par voie orale au chlorométhane (TCEQ, 2025).
Cette valeur est mentionnée dans une liste des facteurs de toxicité mise à jour par le TCEQ en février 2025. Toutefois, aucune information relative à la construction de cette donnée n’a été identifiée ce qui ne permet pas de porter un avis sur cette valeur.
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Synthèse
Choix de valeurs mis à jour en novembre 2025
Effets à seuil - Exposition aiguë par inhalation :
L’Ineris propose de retenir pour une exposition aiguë au chlorométhane par inhalation la VTR aiguë de 1 000 µg.m-3 (ATSDR, 2023).
Une seule valeur est disponible celle de l’ATSDR (2023). Elle repose sur une étude de bonne qualité pour des expositions de 11 jours chez la souris femelle (Landry et al., 1985). L’effet critique neurotoxique retenu, est pertinent au regard d’une exposition continue par inhalation. La méthode de construction de la valeur est clairement expliquée et cohérente avec les caractéristiques de l’étude clé. Le choix des facteurs d’incertitude est adapté. Cette valeur est retenue.
Indice de confiance : Elevé. L’étude est de bonne qualité, la durée et la voie d’exposition sont adaptées, l’effet critique et la méthode de construction sont pertinents.
Effets à seuil - Exposition sub-chronique par inhalation :
L’Ineris propose de retenir pour une exposition sub-chronique au chlorométhane par inhalation la VTR chronique de 600 µg.m-3 (ATSDR, 2023).
La valeur proposée par l’ATSDR est la seule valeur disponible pour une exposition sub-chronique. Elle repose sur une étude de toxicité répétée de 90 jours réalisée chez le rat (mâles et femelles). Bien que non publiée, cette étude est de qualité acceptable malgré des limites importantes, notamment en qui concerne la restitution des résultats aux tests sensorimoteurs uniquement sous forme qualitative. L’altération observée au test de déplacement sur fil a conduit l’ATSDR à identifier les effets neurologiques comme effet critique, ce qui reste cohérent avec le profil toxicologique du chlorométhane. Toutefois, les auteurs soulignent les limites de cet effet, qu’ils attribuent davantage à une prise de poids corporelle et aux limitations musculaires induites, plutôt qu’à une toxicité directement liée à l’exposition au chlorométhane. Cette dernière hypothèse ne peut être totalement écartée.
La durée de l’étude est cohérente avec la construction d’une VTR sub-chronique. L’ajustement au temps est justifié et la construction de la valeur est clairement décrite. Le choix des facteurs d’incertitude est adapté.
La valeur est retenue.
Indice de confiance : Par défaut. L’étude est de qualité recevable, mais les limites concernant l’effet critique et la restitution des résultats au test sensorimoteur rendent le choix de cet effet discutable, d’autant plus que les auteurs mentionnent des doutes quant à l’imputabilité des effets à l’exposition à la substance.
Effets à seuil - Exposition chronique par inhalation :
L’INERIS propose de retenir pour une exposition chronique au chlorométhane par inhalation la VTR chronique de 60 µg.m-3 (ATSDR, 2023).
Trois organismes ont développé des valeurs l’US EPA (2001), l’ATSDR (2023) et l’OMS CICAD (2000). Ces 3 valeurs sont basées sur 2 études expérimentales : celle de Landry et al., (1985) qui est une étude de 11 jours chez la souris femelle pour l’US EPA et celle du CIIT (1981) qui est une étude de toxicité chronique à doses répétées chez les rats et souris pour l’ATSDR et l’OMS CICAD. L’US EPA a choisi de retenir l’étude de Landry car il considère que l’étude du CIIT ne remplit pas tous les critères de qualité. Ce choix de l’US EPA est compréhensible, cependant, il est généralement recommandé de privilégier les résultats d’une étude chronique plutôt que ceux d’une étude de 11 jours. De manière générale, il est plus pertinent de retenir les effets d’expositions chroniques pour l’élaboration d’une VTR chronique
Dans tous les cas, l’effet critique est une neurotoxicité chez la souris survenant à la concentration de 50 ppm qui est prise comme NOAEC par l’US EPA et comme LOAEC pour les 2 autres organismes. L’effet critique et la concentration sont pertinents, mais il parait plus pertinent de retenir une LOAEC pour une exposition chronique qu’une NOAEC pour d’une exposition de 11 jours.
La construction de la VTR est bien détaillée par les différents organismes. Les 3 organismes ont réalisé un ajustement d’une durée d’exposition discontinue à continue. L’US EPA et l’ATSDR ont calculé une LOAEC équivalente pour l’homme alors que l’OMS CICAD ne le propose pas.
Enfin, l‘US EPA et l’OMS CICAD appliquent un même facteur d’incertitude global de 1 000, mais avec une répartition des facteurs d’ajustement différente, alors que l’ATSDR applique un facteur global de 300. Les facteurs utilisés par chacun des organismes sont recevables au regard de la construction de la VTR.
La durée d’exposition de l’étude clé retenue par l’US EPA n’est pas adaptée à l’élaboration d’une VTR chronique. A partir de la même étude du CIIT, l’ATSDR et l’OMS CICAD ont développé des valeurs très proches à l’issue d’une construction quasi similaire qui divergent uniquement sur le choix d’un des facteurs d’incertitude. Le choix de l’ATSDR d’appliquer un facteur UFA de 3, versus 10 pour l’OMS CICAD, est justifié par le calcul en amont d’une valeur équivalente humaine.
La valeur retenue est celle de l’ATSDR.
Indice de confiance : faible. compte tenu des erreurs mentionnées notamment sur le sexage des animaux.
Tableau de comparaison des facteurs d’incertitude pour les VTR développées pour des expositions chroniques par inhalation
| OMS CICAD | ||
UFA | 3 | 3 | 10 |
UFH | 10 | 10 | 10 |
UFL | - | 10 | 10 |
UFS | 10 | - | - |
UFD | 3 | - | - |
UFA : extrapolation des données animales à l’homme, UFH : variation au sein de la population humaine, UFL : utilisation d’une LOAEC, UFS : utilisation d’une étude sub-chronique, UFD : limitations de la base de données
Bibliographie
ATSDR (1998) - Toxicological Profile for chloromethane. Agency for Toxic Substances and Disease Registry, Atlanta, GA: U.S department of Health and Human Services, Public Health Services. http://www.atsdr.cdc.gov/toxprofiles/tp.asp?id=587&tid=109.
CIIT (1981) - Final report on a chronic inhalation toxicology study in rats and mice exposed to methyl chloride. Unpublished study prepared by Battelle-Columbus Laboratories, Submission Document ID 408120717. Microfiche 511310. Columbus.
ECHA (2008) - Harmonised Classification. Annexe VI of Regulation n°1272/2008 European Chemicals Agency. http://echa.europa.eu/fr/information-on-chemicals/cl-inventory-database/-/cl-inventory/view-notification-summary/115449.
IARC (1999) - Re-evaluation of some organic chemicals, hydrazine and hydogen peroxide. Lyon, International Agency for Research on Cancer, vol 71, pp. 739-747.
Landry T.D., Quast J.F., Gushow T.S. and Mattsson J.L. (1985) - Neurotoxicity of Methyl Chloride in Continuously versus Intermittently Exposed Female C57BL/6 Mice. Toxicological Sciences, 5, 1, 87-98.
McKenna M.J., Burek J.D., Henck J.W., Wackerle D.L. and Childs R.C. (1981). Methyl chloride: A 90-day inhalation toxicity study in rats, mice and beagle dogs. Dow Chemical Company. Submitted to the U.S. Environmental Protection Agency under TSCA Section 4. OTS0511317. 408120723. 47002B3B17. https://ntrl.ntis.gov/NTRL/dashboard/searchResults/titleDetail/OTS0511317.xhtml. September 14, 2022.
OMS CICAD (2000) - Concise International Chemical Assessment Document 28. Methyl Chloride. World Health Organization. Geneva. http://www.inchem.org/documents/cicads/cicads/cicad28.htm
US EPA (2001) - TOXICOLOGICAL REVIEW for Methyl Chloride. In Support of Summary Information on the Integrated Risk Information System (IRIS). U.S. Environmental Protection Agency. Washington.
Autres valeurs des organismes reconnus
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Bibliographie
Ecotoxicologie
Dernière vérification le 29/03/2024
Dangers
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