Identification

Code EC

Code SANDRE

Numéro CIPAC

Classement transport

Classification CLP

Mentions de danger

Méthodes analytiques

Introduction

Air

Eau

Sol

Autres milieux

Programmes

Généralités

Poids moléculaire

449.90 g/mol

Tableau des paramètres

Tableau des paramètres
Nom de valeur Valeur Température Pression Granulométrie Humidité Norme / Ligne directrice Méthode Commentaire Source
Hydrosolubilité 0.004 mg.L-1
à 20°C et pH = 5 et 9.2
INERIS (2011) p.18
Hydrosolubilité 0.005 mg.L-1
à 20°C et pH = 6.5
INERIS (2011) p.18
Pression de vapeur 2,00E-07 Pa.m3.mol-1
à 20°C
INERIS (2011) p.18
Constante de Henry 0.02 Pa.m3.mol-1
à 20°C
INERIS (2011) p.18
Coefficient de partage octanol/eau (Log Kow) 6.9 - Expérimentation FOOTPRINT
Coefficient de partage octanol/eau (Log Kow) 7 - INERIS (2011) p.18
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Matrices

Atmosphère

Milieu eau douce

VGE/NQE Importer

Volatilisation :

L'évaporation depuis le sol n'est pas significative ; depuis des feuilles, un faible taux d'évaporation est observé (88% de la substance appliquée a disparu après 24 heures).
Sa constante de Henry et sa pression de vapeur indiquent que la substance n'est pas volatile.
(DG SANCO, 2001)

Milieu eau de mer

Milieu sédiment eau douce

VGE/NQE Importer

Adsorption :

Les valeurs de Koc comprises entre 38 000 et 345 000 indiquent que cette substance aura tendance à s'adsorber fortement sur le sédiment. (DG SANCO, 2001)

Milieu sédiment marin

Milieu terrestre

Tableau des paramètres
Nom de valeur Valeur Température Pression Granulométrie Humidité Norme / Ligne directrice Méthode Commentaire Source
Coefficient de partage carbone organique/Eau (Koc) 157000 L.kg-1 Expérimentation FOOTPRINT
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Persistance

Biodégradabilité

VGE/NQE Importer

Biodégradabilité :

Pas d'information disponible.

Dégradabilité abiotique

VGE/NQE Importer

Hydrolyse :

La lambda cyhalothrine n'est pas susceptible d'être dégradée par hydrolyse dans des solutions ayant des pH compris entre 5.2 et 6.9. Un temps de demi-vie de 7 jours a été déterminé dans une solution à pH 9. (DG SANCO, 2001)

Photolyse :

La lambda cyhalothrine n'est pas susceptible d'être rapidement dégradée par photolyse directe, le temps de demi-vie est estimé à quelques semaines. (DG SANCO, 2001)

Tableau des paramètres
Nom de valeur Valeur Température Pression Granulométrie Humidité Norme / Ligne directrice Méthode Commentaire Source
Hydrolyse 7 j
à pH = 9
INERIS (2011) p.18
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Atmosphère

Milieu eau douce

Milieu eau de mer

Milieu sédiment eau douce

Milieu sédiment marin

Milieu terrestre

Conclusion sur la persistance

Bioaccumulation

Organismes aquatiques

Organismes terrestres

Organismes sédimentaires

Conclusion sur la bioaccumulation

VGE/NQE Importer

Bioaccumulation/ Biomagnification :

La valeur du log de Kow à 7 indique que la lambda cyhalothrine a un fort potentiel de bioconcentration. Des études sur des poissons (poisson entier) ont permis de déterminer des BCF compris entre 1660 et 2240.

Un BCF de 1950 est également mentionné dans la base FOOTPRINT.

Un BCF de 2240 est utilisé dans la détermination des normes de qualité ce qui correspond à un BMF1 de 2 auquel s'ajoute un BMF2 de 2. (DG SANCO, 2001; FOOTPRINT, 2011)

Introduction

Toxicocinétique

Equivalents biosurveillance

Toxicité aiguë

Toxicité à dose répétées

Effets généraux

Effets cancérigènes

Effets génotoxiques

Effets sur la reproduction

Effets sur le développement

Autres Effets

Valeurs accidentelles

Valeurs seuils de toxicité aigüe françaises

Autres seuils accidentels

Valeurs réglementaires

Valeurs guides

Valeurs de référence

Introduction

VGE/NQE Importer

Ce chapitre traite de la toxicité chronique induite par la substance sur l'homme soit via la consommation d'organismes aquatiques contaminés, soit via l'eau de boisson.

Dans les tableaux ci-dessous, ne sont reportés pour chaque type de test que les résultats permettant d'obtenir les NOEC ou la valeur toxicologique de référence (VTR) les plus protectrices. Compte tenu du mode d'exposition envisagée, seuls les tests sur mammifères exposés par voie orale (dans l'alimentation ou par gavage) ont été recherchés.

Toutes les données présentées ont été validées.

Les résultats de toxicité sont principalement donnés sous forme de doses journalières : NOAEL (No Observed Adverse Effect Level), ou LOAEL (Lowest Observed Adverse Effect Level). NOAEL et LOAEL sont exprimées en termes de quantité de substance administrée par unité de masse corporelle de l'animal testé, et par jour.

Pour l'évaluation des effets sur la santé humaine, seuls les résultats sur mammifères sont considérés comme pertinents. Contrairement à l'évaluation des effets pour les prédateurs, les effets de type cancérigène ou mutagène sont également pris en compte.

(1)* Cette VTR a été déterminée par EU 2000 (INERIS 2010)

Valeurs de l'ANSES et/ou de l'INERIS

Autres valeurs des organismes reconnus

Introduction

VGE/NQE Importer

Evaluations existantes :

DEFRA, 1993 : Evaluation of fully approved or provisionally approved products. Evaluation on Lambda-cyhalothrin Use as a public Hygiene insecticide. (Food and environment protection act, 1985, part III) issue n°104. Department For Environ nment, Food and Rural Affairs (DEFRA) • Pesticide Safety Directorate.

DG SANCO, 2001 : Review report for the active substance lambda-cyhalothrin. Finalised in the Standing Committee on Plant Health at its meeting on 19 October 2000 in view of the inclusion of lambda-cyhalothrin in Annex I of Directive 91/414/EEC. European Commission Directorate-general health & consumer protection.

Effets endocriniens :

La lambda cyhalothrine est citée dans la table 2 de la stratégie communautaire concernant les perturbateurs endocriniens (E.C., 2004) : substance classée comme HPV et/ou comme persistante pour laquelle des effets perturbateurs endocriniens ont été démontrées.

Dans le rapport d'étude de la DG ENV sur la mise à jour de la liste prioritaire des perturbateurs endocriniens à faible tonnage, la lambda cyhalothrine est classée catégorie 1 (au moins une étude prouve les effets perturbateur endocrinien de la substance sur un organisme sain) pour l'homme et catégorie 2 (potentiel perturbateur endocrinien) pour la faune sauvage (Petersen et al., 2007).

Critères PBT / POP :

La substance ne remplit pas les critères PBT/vPvB1 (C.E., 2006) ou

POP2 (PNUE, 2001).

Normes de qualité existantes :

U.E. : 0.1 µg.L-1 pour l'eau destinée à la production d'eau potable (pesticides) (C.E., 1998)

Substance(s) associée(s) :

-

[1] Les PBT sont des substances persistantes, bioaccumulables et toxiques et les vPvB sont des substances très persistantes et très bioaccumulables. Les critères utilisés pour la classification des PBT sont ceux fixés par l'Annexe XIII du règlement n°1907/2006 (REACH).

[2] Les Polluants Organiques Persistants (POP) sont des substances persistantes (aux dégradations biotiques et abiotiques), fortement liposolubles (et donc fortement bioaccumulables), et volatiles (et peuvent donc être transportées sur de longues distances et être retrouvée de façon ubiquitaire dans l'environnement). Les critères utilisés pour la classification POP sont ceux fixés par l'Annexe 5 de la Convention de Stockholm placée sous l'égide du PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement).

Dangers

Description

VGE/NQE Importer

Dans les tableaux ci-dessous, sont reportés pour chaque taxon tous les résultats des tests d'écotoxicité relatifs à la substance. Toutes les données présentées ont été validées par l'INERIS ou par un organisme européen reconnu.

Ces résultats d'écotoxicité sont principalement exprimés sous forme de NOEC (No Observed Effect Concentration), concentration sans effet observé, d'EC10 concentration produisant 10% d'effets et équivalente à la NOEC, ou de EC50, concentration produisant 50% d'effets. Les NOEC sont principalement rattachées à des tests chroniques, qui mesurent l'apparition d'effets sub-létaux à long terme, alors que les EC50 sont plutôt utilisées pour caractériser les effets à court terme.

Le tableau ci-dessous répertorie les données d'écotoxicité aiguë jugées pertinentes pour notre étude.

Valeurs de danger

Synthèse

Biote

VGE/NQE Importer

Ce chapitre traite de la toxicité chronique induite par la substance sur les prédateurs via la consommation d'organismes aquatiques contaminés (appelés biota, i.e. poissons ou invertébrés vivant dans la colonne d'eau ou dans les sédiments). Il s'agit donc d'évaluer la toxicité chronique de la substance par la voie d'exposition orale uniquement.

Dans les tableaux ci-dessous, ne sont reportés pour chaque type de test que les résultats permettant d'obtenir les NOEC ou la valeur toxicologique de référence (VTR) les plus protectrices. N'ont été recherchés que des tests sur mammifères ou oiseaux exposés par voie orale (exposition par l'alimentation ou par gavage). Toutes les données présentées ont été validées puisqu'elles sont issues de sources fiables.

Les résultats de toxicité sont principalement donnés sous forme de doses journalières : NOAEL (No Observed Adverse Effect Level), ou LOAEL (Lowest Observed Adverse Effect Level). NOAEL et LOAEL sont exprimées en termes de quantité de substance administrée par unité de masse corporelle de l'animal testé, et par jour.

Pour calculer la norme de qualité liée à l'empoisonnement secondaire des prédateurs, il est nécessaire de connaître la concentration de substance dans le biote n'induisant pas d'effets observés pour les prédateurs (exprimée sous forme de NOEC). Il est possible de déduire une NOEC à partir d'une NOAEL grâce à des facteurs de conversion empiriques variables selon les espèces testées. Les facteurs utilisés ici sont ceux recommandés par le projet de guide technique européen pour la détermination de normes de qualité (E.C., 2010). Les valeurs de ces facteurs de conversion dépendent de la masse corporelle des animaux et de leur consommation journalière de nourriture. Celles-ci peuvent donc varier d'une façon importante selon le niveau d'activité et le métabolisme de l'animal, la valeur nutritive de sa nourriture, etc. En particulier elles peuvent être très différentes entre un animal élevé en laboratoire et un animal sauvage.

Afin de couvrir ces sources de variabilité, mais aussi pour tenir compte des autres sources de variabilité ou d'incertitude (variabilité inter et intra-espèces, extrapolation du court terme au long terme, etc.) des facteurs d'extrapolation sont nécessaires pour le calcul de la QSbiota sec pois. Les valeurs recommandées pour ces facteurs d'extrapolation sont données dans le guide technique européen (E.C., 2010). Un facteur d'extrapolation supplémentaire (AFdose-réponse) est utilisé dans le cas où la toxicité a été établie à partir d'une LOAEL plutôt que d'une NOAEL.

Les données obtenues sur les mammifères terrestres et les oiseaux, utilisées pour la détermination des valeurs guides pour la protection des prédateurs vis-à-vis de l’empoisonnement secondaire, sont répertoriées dans les tableaux ci-dessous.

Valeurs écotoxicologiques

Introduction

Dans cette rubrique, sont reportées des valeurs de référence pour la protection des écosystèmes aquatiques et de la santé humaine via l’environnement.

Dans cette rubrique, sont reportées des valeurs de référence pour la protection des écosystèmes aquatiques et de la santé humaine via l’environnement.

Elles peuvent avoir un statut de « Valeur réglementaire » si elles sont issues

  1. de réglementations européennes et issues par exemple de dossiers d’évaluation des risques dans le cadre de processus d’autorisation de mise sur le marché des substances chimiques (c’est le cas des Concentrations Prédites Sans Effet pour l’environnement (PNEC) issues des dossiers réglementaires sous REACh ou dans le cas de la réglementation des produits biocides) ou issues de « Normes de Qualité Environnementale » (NQE) de la Directive Cadre européenne sur l’Eau (DCE) ;
  2. de réglementations françaises telles que les arrêtés de mise en application de la DCE à l’échelle nationale.

Elles peuvent être des « Valeurs guides » lorsque ce sont des propositions scientifiques de l’INERIS qui ne sont pas reportées dans des textes réglementaires. C’est le cas de toutes les valeurs établies par l’INERIS pour guider l’évaluation de la qualité des milieux aquatiques pour les substances qui n’ont pas, ou pas encore, un statut réglementaire dans le contexte de la DCE.
Les « Valeurs Guides Environnementales » (VGE) et les « Normes de Qualité Environnementale » (NQE) sont les outils consacrés pour l’évaluation de la qualité des eaux de surface, dont l’établissement est basé sur une même méthodologie européenne dédiée (E.C., 2018).
Leur construction, d’un point de vue méthodologique, est donc similaire.

Valeurs guides

Description

VGE/NQE Importer

Les normes de qualité pour les organismes de la colonne d'eau sont calculées conformément aux recommandations du guide technique européen la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2010). Elles sont obtenues en divisant la plus faible valeur de NOEC ou d'EC50 valide par un facteur d'extrapolation (AF, Assessment Factor).

La valeur de ce facteur d'extrapolation dépend du nombre et du type de tests pour lesquels des résultats valides sont disponibles. Les règles détaillées pour le choix des facteurs sont données dans le guide technique européen (E.C., 2010).

En ce qui concerne les organismes marins, selon le projet de document guide technique pour la détermination de normes de qualité environnementale (E.C., 2010), la sensibilité des espèces marines à la toxicité des substances organiques peut être considérée comme équivalente à celle des espèces dulçaquicoles, à moins qu'une différence ne soit montrée.

Néanmoins, le facteur d'extrapolation appliqué pour déterminer la AA-QSmarine_eco doit prendre en compte les incertitudes additionnelles telles que la sous-représentation de taxons clefs et une diversité d'espèces plus complexe en milieu marin.

Une concentration annuelle moyenne est déterminée pour protéger les organismes de la colonne d'eau d'une possible exposition prolongée.

Pour la lambda cyhalothrine, des données aigües et chroniques sont disponibles pour trois niveaux trophiques. Etant donné que les espèces les plus sensibles en aigu comme en chronique sont les invertébrés, un facteur de sécurité de 10 est appliqué à la NOEC (0.0019 µg.L-1) pour la détermination de la AA-QSwater_eco :

En ce qui concerne les organismes marins, des essais sont disponibles pour deux niveaux trophiques en aigu et pour poissons en chronique. Le jeu de données disponible ne permet pas de montrer une différence de sensibilité. En l'absence de taxon additionnel (mollusque, echinodermes, ...) en donnée long terme et conformément au guide technique (E.C., 2010), la norme de qualité sera déterminée en appliquant un facteur de sécurité de 100 à la plus faible NOEC (0.0019 µg.L-1) obtenue d'une étude sur l'invertébré Daphnia magna pour la détermination de la AA-QSmarine_eco : AA-QSmarine_eco = 0.0019/100 soit

Concentration Maximum Acceptable (MAC et MACmarine)

La concentration maximale acceptable est calculée afin de protéger les organismes de la colonne d'eau de possibles effets de pics de concentrations de courtes durées (E.C., 2010).

On dispose de données aiguës pour trois niveaux trophiques (plantes, invertébrés et poissons), la plus faible étant celle sur l'invertébré marin : Americamysis bahia, EC50 (5 j) = 0.0041 µg.L-1. Par défaut, un facteur d'extrapolation de 100 s'applique pour calculer la MAC. Cependant le projet de document guide pour la détermination de normes de qualité environnementale (E.C., 2010) prévoit que, pour les substances dont le mode d'action est bien connu (ici un insecticide) et pour lesquelles des données sont disponibles pour le taxon le plus sensible (ici les invertébrés), ce facteur puisse être diminué. Pour la lambda cyhalothrine, il est proposé d'abaisser ce facteur à 10 :

MAC = 0.0041/10 soit :

De la même manière, pour le milieu marin, on dispose de données aiguës pour trois niveaux trophiques (plantes, invertébrés et poissons), avec en plus deux données spécifiques du milieu marin (Americamysis bahia et Crassostrea gigas). Un facteur d'extrapolation de 10 peut alors s'appliquer pour calculer la MACmarine selon le guide technique européen (E.C., 2010) :

MACmarine= 0.00041 µg.L-1

Un seuil de qualité dans le sédiment est nécessaire (i) pour protéger les espèces benthiques et (ii) protéger les autres organismes d'un risque d'empoisonnement secondaire résultant de la consommation de proies provenant du benthos. Les principaux rôles des normes de qualité pour les sédiments sont de :

  1. Identifier les sites soumis à un risque de détérioration chimique (la norme sédiment est dépassée)
  2. Déclencher des études pour l'évaluation qui peuvent conduire à des études plus poussées et potentiellement à des programmes de mesures
  3. Identifier des tendances à long terme de la qualité environnementale (Art. 4 Directive 2000/60/CE).

Des données d'écotoxicité pour les organismes benthiques sont disponibles. Une NOEC (28 j) sur Chironomus riparius égale à 105 µg/kgsédiment est disponible. Conformément au guide technique européen (E.C., 2010), la valeur guide pour le sédiment sera déterminée en utilisant un facteur d'extrapolation de 100.

La concentration correspondante en poids humide peut être estimée en tenant compte du facteur de conversion suivant:

Avec :

Fsolidesed : fraction volumique en solide dans le sédiment en [m3solide/m3sed]. En l'absence d'une valeur exacte, la valeur générique proposée par le guide technique européen (E.C., 2010) est utilisée : 0.2 m3/m3 .

RHOsolide : masse volumique de la partie sèche en [kgsolide/m3solide]. En l'absence d'une valeur exacte, la valeur générique proposée par le guide technique européen (E.C., 2010) est utilisée : 2500 kg.m-3 .

Pour la lambda cyhalothrine, la concentration correspondante en poids humide est :

QSsed dry_weight = 0.4 µg/kgsed (poids humide)

Selon la même approche que pour le sédiment d'eau douce, une valeur guide de qualité pour le sédiment marin peut être déterminée en appliquant un facteur d'extrapolation de 1000 sur le résultat obtenu sur Chironomus riparius :

QSsed-marin dry weight [µg/kg] = 105 / 1000 = 0.1 µg/kgsed (poids sec)

La concentration correspondante en poids humide est alors la suivante :

QSsed-marin wet_weight= 0.3 µg/kgsed (poids humide)

La norme de qualité pour l'empoisonnement secondaire (QSbiota sec pois) est calculée conformément aux recommandations du projet de guide technique européen pour la détermination de normes de qualité (E.C., 2010). Elle est obtenue en divisant la plus faible valeur de NOEC valide par les facteurs d'extrapolation recommandés (E.C., 2010).

Pour la lambda cyhalothrine, un facteur de 30 est appliqué sur la NOEC la plus faible de 12.5 mg.kg-1biota car c'est une étude sur 3 générations. Par ailleurs, un facteur de sécurité additionnel de 10 est appliqué pour tenir compte des effets perturbateurs endocriniens de la substance pour la faune sauvage. On obtient donc :

Cette valeur de norme de qualité pour l'empoisonnement secondaire peut être ramenée :

  • à une concentration dans l'eau selon la formule suivante :
  • à une concentration dans l'eau marine selon la formule suivante :

Avec :
BCF : facteur de bioconcentration,
1 BMF: facteur de biomagnification,
2 BMF: facteur de biomagnification additionnel pour les organismes marins.

Ce calcul tient compte du fait que la substance présente dans l'eau du milieu peut se bioaccumuler dans le biota. Il donne la concentration à ne pas dépasser dans l'eau afin de respecter la valeur de la norme de qualité pour l'empoisonnement secondaire déterminée dans le biota.

La bioaccumulation tient compte à la fois du facteur de bioconcentration (BCF, ratio entre la concentration dans le biota et la concentration dans l'eau) et du facteur de biomagnification (BMF, ratio entre la concentration dans l'organisme du prédateur en bout de chaîne alimentaire, et la concentration dans l'organisme de la proie au début de la chaîne alimentaire). En l'absence de valeurs mesurées pour le BMF1 et BMF2, celles-ci peuvent être estimées à partir du BCF selon le guide technique européen (E.C., 2010).

Ce calcul n'est donné qu'à titre indicatif. Il fait en effet l'hypothèse qu'un équilibre a été atteint entre l'eau et le biote, ce qui n'est pas véritablement réaliste dans les conditions du milieu naturel. Par ailleurs il repose sur un facteur de bioaccumulation qui peut varier de façon importante entre les espèces considérées.

Pour la lambda cyhalothrine, un BCF de 2240 et un BMF1 = BMF2 de 2 (E.C., 2010) ont été retenus. On a donc :

La norme de qualité pour la santé humaine est calculée de la façon suivante (E.C., 2010) :

Ce calcul tient compte de :

  • la valeur toxicologique de référence (VTR), correspondant à une dose totale admissible par jour.
  • un facteur correctif de 10% (soit 0.1) : la VTR donnée ne tient compte en effet que d'une exposition par voie orale, et pour la consommation de produits de la pêche uniquement. Mais la contamination peut aussi se faire par la consommation d'autres sources de nourriture, par la consommation d'eau, et d'autres voies d'exposition sont possibles (inhalation ou contact cutané). Le facteur correctif de 10% (soit 0.1) permet de rendre l'objectif de qualité plus sévère d'un facteur 10 afin de tenir compte de ces autres sources de contamination possibles,
  • un poids corporel moyen de 70 kg,
  • Fsécurité : facteur de sécurité supplémentaire de 10 pour tenir compte de l'effet perturbateur endocrinien de la substance,
  • Cons. Journ. Moy : une consommation journalière moyenne de produits de la pêche (poissons, mollusques, crustacés) égale à 115 g par jour.

Ce calcul n'est donné qu'à titre indicatif. Il peut être inadapté pour couvrir les risques pour les individus plus sensibles ou plus vulnérables (masse corporelle plus faible, forte consommation de produits de la pêche, voies d'exposition individuelles particulières). Le facteur correctif de 10% n'est donné que par défaut, car la contribution des différentes voies d'exposition varie selon les propriétés de la substance (et en particulier sa distribution entre les différents compartiments de l'environnement), ainsi que selon les populations considérées (travailleurs exposés, exposition pour les consommateurs/utilisateurs, exposition via l'environnement uniquement). L'hypothèse cependant que la consommation des produits de la pêche ne représente pas plus de 10% des apports journalier contribuant à la dose journalière tolérable apporte une certaine marge de sécurité (E.C., 2010).

Pour le lambda cyhalothrine, le calcul aboutit à :

Comme pour l'empoisonnement secondaire, la concentration correspondante :

dans l'eau douce du milieu peut être estimée en tenant compte de la bioaccumulation de la substance :

dans l'eau marine du milieu peut être estimée en tenant compte de la bioaccumulation de la substance :

Pour la lambda cyhalothrine, on obtient donc :

QSwater_hh food = 30.4 / (2240*2) = 0.007 µg.L-1

En principe, lorsque des normes de qualité réglementaires dans l'eau de boisson existent, soit dans la Directive 98/83/CE (C.E., 1998), soit déterminées par l'OMS, elles peuvent être adoptées. Les valeurs réglementaires de la Directive 98/83/CE doivent être privilégiées par rapport aux valeurs de l'OMS qui ne sont que de simples recommandations.

Il faut signaler que ces normes réglementaires ne sont pas nécessairement établies sur la base de critères (éco)toxicologiques (par exemple les normes pour les pesticides avaient été établies par rapport à la limite de quantification analytique de l'époque pour ce type de substance, soit 0.1 µg.L-1).

A titre de comparaison, la norme de qualité pour l'eau de boisson est calculée de la façon suivante (E.C., 2010) :

Ce calcul tient compte de :

  • la valeur toxicologique de référence (VTR), correspondant à une dose totale admissible par jour ; pour cette substance elle sera considérée égale à 5 µg/kgcorporel/j (Cf. tableau ci-dessus),
  • Cons.moy.eau [L.j-1] : une consommation d'eau moyenne de 2 L par jour,
  • un poids corporel moyen de 70 kg,
  • Fsécurité : facteur de sécurité supplémentaire de 10 pour tenir compte de l'effet perturbateur endocrinien de la substance,
  • un facteur correctif de 10% (soit 0.1) afin de tenir compte de ces autres sources de contamination possibles.

L'eau de boisson est obtenue à partir de l'eau brute du milieu après traitement pour la rendre potable. La fraction éliminée lors du traitement dépend de la technologie utilisée ainsi que des propriétés de la substance.

En l'absence d'information, on considèrera que la fraction éliminée est nulle et le critère pour l'eau de boisson s'appliquera alors à l'eau brute du milieu. Par ailleurs, on rappellera que ce calcul n'est donné qu'à titre indicatif et peut s'avérer inadéquat pour certaines substances et certaines populations.

Pour la lambda cyhalothrine, on obtient :

La norme de qualité réglementaire dans l'eau de boisson fixée par la Directive 98/83/CE (C.E., 1998), est plus faible que la valeur calculée selon le guide technique (E.C., 2010), elle est donc proposée comme norme de qualité pour l'eau de boisson.

Synthèse

VGE/NQE Importer

La NQE est définie à partir de la valeur de la norme de qualité la plus protectrice parmi tous les compartiments étudiés.

Pour la lambda cyhalothrine, la norme de qualité pour l'eau douce et celle pour l'eau marine sont les valeurs les plus faibles pour l'ensemble des approches considérées et pour les compartiments considérés. La proposition de NQE pour le la lambda cyhalothrine est donc la suivante :

Selon la méthodologie, pour les substances fortement hydrophobes (log Kow > 6) et donc fortement adsorbables, il est nécessaire de convertir la norme de qualité environnementale initialement exprimée en concentration dissoute pour l'exprimer en concentration totale conformément au guide technique européen (E.C., 2010).

Valeurs réglementaires

Introduction

Tableaux de synthèse

Généralités

Généralités
Usages principaux

Mini-FTE Importer

Insecticide de la famille des pyrethrinoïdes.

La lambda-cyhalothrine agit par contact et ingestion sur un grand nombre d'insectes à des doses très faibles. Elle présente une action frénatrice sur acariens phytophages ainsi qu'une action ovicide sur les œufs de lépidoptères.

Traitement des parties aériennes de la plante :

1)Cultures traitées avec la lambda-cyhalothrine (sans association avec d'autres produits phytosanitaires) :

diverses grandes cultures (arachide, avoine, betterave, blé, chanvre, orge, pois, seigle, …), cultures fruitières (abricotier, nectarinier, olivier, pommier), cultures ornementales (arbres, arbustes et bulbes ornementaux, cultures florales, rosiers, …), cultures tropicales (manguier), viticulture (raisin de table et raisin de cuve), PPAM1 (bourrache, ciboule, épices, infusions, persil,…), cultures porte-graine.

2)Cultures traitées avec la lambda-cyhalothrine en association avec le pyrimicarbe2: diverses grandes cultures (avoine, blé, orge, betterave, colza, …), cultures légumières (asperge, brocolis, courgette, melon, …), cultures fruitières (abricotier, cassissier, cerisier, pêcher…), cultures porte-graine (légumineuses fourragères porte-graine, plantes potagères porte graine, PPAM et florales porte-graine), diverses cultures ornementales (arbres et arbustes, cultures florales), plantes à parfum aromatiques et médicinales (bourrache, fines herbes, sésame, …)

Autres informations d'usage

Mini-FTE Importer

Inclusion dans des articles : Non

Large utilisation dispersive : Oui

Principaux métabolites dans les eaux de surface :

3)La lamba-cyhalothrine est relativement stable à pH neutre.

4)La lambda-cyhalothrine peut être dégradée par photolyse, produisant alors de l'acide 3-phénoxybenzoïque.

Principaux métabolites dans le système [eau-sédiment] :

5)Acide (1RS)-cis-3-(ZE-2-chloro-3,3,3-trifluoroprop-1-enyl)-2,2-diméthylcyclopropanecarbo xylique

6)Acide (1RS)-trans-3-(ZE-2-chloro-3,3,3-trifluoroprop-1-enyl)-2,2-diméthylcyclopropanecarbo xylique

7)Acide 3-phénoxybenzoïque

Secteurs NAF identifiés comme usagers : 01.1, 01.2,

  • 01.3

Réglementations

Mini-FTE Importer

Classification CLP harmonisée : Acute Tox. 3 (ingestion) ; Acute Tox. 2 (inhalation) ; Acute tox 4 (cutanée) ; Aquatic Acute 1 ; Aquatic Chronic 1.

Règlementd'exécution (UE) n° 2016/146 du 04/02/16 Substance active approuvée (UE) pour un usage pesticide jusqu'au 31/03/2023 (cf ).

Directive n°2011/80/UE du 20/09/11 La lambda-cyhalothrine est inscrite en tant que substance active à l'annexe I de la La en vue de son utilisation en tant que biocide dans les produits de type insecticides, acaricides et produits utilisés pour lutter contre les autres anthropodes.

Arrêté du 17/07/12 modifiant l'arrêtédu 19 mai 2004 relatif au contrôle de la mise sur le marché des substances actives biocides et àl'autorisation de mise sur le marché des produits biocides aux fins de l'inscription de plusieurssubstances actives aux annexes dudit arrêté. En France, la lambda-cyhalothrine fait partie de la liste des substances actives biocides (et des exigences s'y rapportant pour l'inclusion dans les produits biocides type insecticides, acaricides et produits utilisés pour lutter contre les autres arthropodes) de l'

Règlement d'exécution (UE) n° 2015/408 du 11/03/15 relatif à l'application de l'article 80,paragraphe 7, du règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil concernant lamise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et l'établissement d'une liste de substancesdont on envisage la substitution La lambda-cyhalothrine respecte les critères pour être considérée comme substance bioaccumulable et toxique ().

Arrêté dul'environnement relatif à la redevance pour pollutions diffuses En France, la lambda-cyhalothrine est soumise à la redevance pour pollution diffuse (27/12/16 établissant la liste des substances définies à l'article R. 213-48-13 du code de ).

surveillance de l'état des eaux en application de l'article R. 212-22 du code de l'environnement Selon l'arrêté du 07/08/15 modifiant l'arrêté du 25 janvier 2010 établissant le programme de , la lambda-cyhalothrine fait partie des substances pertinentes complémentaires à surveiller en métropole dans les eaux de surface, matrice sédiment

PNEC (Predicted No Effect Concentration) – Eau douce : 0,00019 µg.l-1 au 17/04/2018 (PNEC Ineris basée sur des données expérimentales).

Classification CLP Voir la classification CLP

Volume de production

Volume de production
France

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Pas d'information

UE

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Pas d'information

Monde

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Pas d'information

Consommation

Consommation
Volume de consommation en France

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Ventes en France métropolitaine en

2015: 29 tonnes 
Centre-Val de Loire – 5 tonnes en 2015 (17% des ventes en France en 2015)

Grand Est – 5 tonnes en 2015 (17% des ventes en France en 2015)

Nouvelle Aquitaine – 4 tonnes en 2015 (13% des ventes en France en 2015)

Evolution des ventes en France métropolitaine entre 2010 et 2015 : +14%

Ventes dans les Départements d'Outre-Mer (DOM) en 2015 : 0,2 tonne

Evolution des ventes dans les Départements d'Outre-Mer (DOM) entre 2010 et 2015 : + 23%

En 2015, la lambda-cyhalothrine représentait de l'ordre de 1% en masse des ventes françaises de substances actives utilisées pour la formulation d'insecticides.

Présence dans l'environnement

Présence dans l'environnement
Eaux de surface

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La base de données Naïades recense 15 895 mesures de lambda-cyhalothrine dans les eaux de surface en France en 2015. Parmi ces mesures, 63 (soit 0,4%) présentent des concentrations de lambda-cyhalothrine supérieures à la limite de quantification (LQ comprise entre 0,00005 et 0,3 µg.l-1). La concentration médiane en lambda-cyhalothrine des échantillons dont la concentration est quantifiable s'élève à 0,00013 µg.l-1, quant à la concentration maximale en lambda-cyhalothrine, elle s'élève à 0,014 µg.l-1 et correspond à un prélèvement effectué dans le ruisseau de la Brizotte à Auxonne (département de la Côte d'Or). Les prélèvements correspondant aux 5 mesures maximales de lambda-cyhalothrine se situent dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Centre-Val de Loire, Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Bourgogne-Franche-Comté.

Eaux souterraines

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La base de données ADES répertorie 2 205 mesures de lambda-cyhalothrine dans les eaux souterraines en France en 2015. Parmi celles-ci, on ne dénombre qu'une seule mesure dont la concentration en lambda-cyhalothrine est supérieure à la limite de quantification comprise entre 0,007 et 0,07 µg.l-1, cette concentration s'élève à 0,36 µg.l-1 et correspond à un prélèvement effectué dans la commune de Sainte-Catherine-de-Fierbois dans le département d'Indre-et-Loire (région Centre-Val de Loire).

Si la lambda-cyhalothrine ne semble pas mobile dans le sol, 2 de ses métabolites pourraient l'être : (Acide (1RS)-cis-3-(ZE-2-chloro-3,3,3-

Air

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En se référant à la constante de Henry du lambda-cyhalothrine (0,02 Pa.m3.mol-1), et aux éléments interprétatifs fournis par l'université de l'Hertfordshire, cette substance présente un potentiel négligeable de volatilisation de l'eau vers l'air.

Sols

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La lambda-cyhalothrine présente une très faible mobilité dans le sol et une dégradation relativement rapide3 .

Réduction des émissions et substitutions

Réduction des émissions et substitutions
Autres commentaires

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Production et utilisation

Production et ventes

Utilisations

Rejets dans l’environnement

Présence environnementale

Perspectives de réduction

Réduction des rejets

Alternatives aux usages

Conclusion

Introduction

Documents

PDF
91465-08-6 -- Lambda cyhalotrine -- Mini-FTE
Publié le 15/06/2020
PDF
91465-08-6 -- Lambda cyhalothrine -- NQE
Publié le 13/12/2011