Identification

Numero CAS

82558-50-7

Nom scientifique (FR)

Isoxaben

Nom scientifique (EN)

2,6-dimethoxy-N-[3-(3-methylpentan-3-yl)-1,2-oxazol-5-yl]benzamide

Autres dénominations scientifiques (Autre langues)

2,6-Dimethoxy-N-(3-(1-ethyl-1-methylpropyl)-5-isoxazolyl)benzamide ; Benzamide, 2,6-dimethoxy-N-(3-(1-ethyl-1-methylpropyl)-5-isoxazolyl)- ; benzamizole ; N-(3-(1-ethyl-1-methylpropyl)-5-isoxazoly)-2,6-dimethoxybenzamide

Code EC

407-190-8

Code SANDRE

1672

Numéro CIPAC

-

Formule chimique brute

\(\ce{ C18H24N2O4 }\)

Code InChlKey

PMHURSZHKKJGBM-UHFFFAOYSA-N

Code SMILES

COc1cccc(OC)c1C(=O)Nc2onc(C(C)(CC)CC)c2

Classification CLP

Type de classification

Harmonisée

ATP insertion

CLP00

Description de la classification

Classification harmonisée selon réglement 1272/2008 ou CLP

Mentions de danger
Mention du danger - Code H413
Mention du danger - Texte Peut entraîner des effets néfastes à long terme pour les organismes aquatiques
Classe(s) de dangers Danger pour le milieu aquatique
Libellé UE du danger -
Limites de concentration spécifique -
Facteur M -
Estimation de toxicité aigüe -
Fiche ECHA

Généralités

Poids moléculaire

332.39 g/mol

Tableau des paramètres

Tableau des paramètres
Nom de valeur Valeur Température Pression Granulométrie Humidité Norme / Ligne directrice Méthode Commentaire Source
Hydrosolubilité 1.04 -
dans l'eau déionisée à 20°C et pH7.3
INERIS (2014)
Constante de dissociation (pKa) 9.78 -
à 20°C
INERIS (2014)
Pression de vapeur 5.5e-07 Pa
à 20°C
INERIS (2014)
Pression de vapeur 9.7e-07 Pa
à 25°C
INERIS (2014)
Constante de Henry 0.000196 Pa.m3.mol-1
à 25°C
INERIS (2014)
Coefficient de partage octanol/eau (Log Kow) 3.94 -
à 25°C
INERIS (2014)
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Bibliographie

Matrices

Atmosphère

Milieu eau douce

VGE/NQE Importer

Volatilisation :

La valeur de la constante de Henry (1,96 x 10-4 Pa m3/mol) indique que l'isoxaben n'est pas une substance volatile. (HSDB, 2006)

Milieu eau de mer

Milieu sédiment eau douce

VGE/NQE Importer

Adsorption :

Le Koc de l'isoxaben varie entre 162 et 3300 L.kg-1 et la valeur de log Kow = 3,94 suggère que l'isoxaben a une faible mobilité. Il aura tendance à s'adsorber de façon modéré sur les sédiments et matières en suspension. (US-EPA, 2007)

Milieu sédiment marin

Milieu terrestre

Tableau des paramètres
Nom de valeur Valeur Température Pression Granulométrie Humidité Norme / Ligne directrice Méthode Commentaire Source
Coefficient de partage carbone organique/Eau (Koc) 608 L.kg-1 Expérimentation FOOTPRINT
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Persistance

Biodégradabilité

VGE/NQE Importer

Biodégradabilité :

L'isoxaben n'est pas facilement biodégradable. Sa demi-vie dans le sol est de 2,07 à 6,6 mois. Son principal métabolite est le demethoxy-isoxaben. (EFSA, 2010)

Tableau des paramètres
Nom de valeur Valeur Température Pression Granulométrie Humidité Norme / Ligne directrice Méthode Commentaire Source
Biodégradabilité non facilement biodégradable -
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Dégradabilité abiotique

VGE/NQE Importer

Hydrolyse :

L'isoxaben est résistant à l'hydrolyse, son temps de demi-vie est supérieur à 32 jours, stable à 25°C et aux pH de 5 à 9. (EFSA, 2010)

Photolyse :

L'isoxaben est photolysable : DT50 = 8 • 30 jours, lumière naturelle, étang hiver-été; DT50 = 4 -16 jours, lumière naturelle, rivière hiver-été. (EFSA, 2010)

Tableau des paramètres
Nom de valeur Valeur Température Pression Granulométrie Humidité Norme / Ligne directrice Méthode Commentaire Source
Hydrolyse >32 j
stable à 25°C et aux pH 5 à 9
INERIS (2014)
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Atmosphère

Milieu eau douce

Milieu eau de mer

Milieu sédiment eau douce

Milieu sédiment marin

Milieu terrestre

Conclusion sur la persistance

Bioaccumulation

Organismes aquatiques

Organismes terrestres

Organismes sédimentaires

Conclusion sur la bioaccumulation

VGE/NQE Importer

Bioaccumulation :

Une étude sur 42 jours a été réalisée sur Lepomis macrochirus. Suite à une exposition de 28 jours et à une période de dépuration de 14 jours, un BCF de

  • 70.5(corps entier) a été déterminé. Un BCF de
  • 13.79a été mesuré dans les muscles. La vitesse de dépuration des organismes est rapide avec une DT50 allant de 0,52 à 0,68 jours.

Un BCF de 70.5 est utilisé dans la détermination des normes de qualité. Le document guide technique européen pour la dérivation des NQE recommande l'utilisation des valeurs par défaut suivantes pour ce qui est de la prise en compte de la bioamplification : BMF1 = BMF2 = 1. (EFSA, 2006a)

Valeurs de référence

Introduction

VGE/NQE Importer

Ce chapitre traite de la toxicité chronique induite par la substance sur l'homme soit via la consommation d'organismes aquatiques contaminés, soit via l'eau de boisson.

Pour l'évaluation des effets sur la santé humaine, seuls les résultats sur mammifères sont considérés comme pertinents. Contrairement à l'évaluation des effets pour les prédateurs, les effets de type cancérigène ou mutagène sont également pris en compte.

Dans les tableaux ci-dessous, ne sont reportés pour chaque type de test que les résultats permettant d'obtenir les NOEC ou la valeur toxicologique de référence (VTR) les plus protectrices. Compte tenu du mode d'exposition envisagée, seuls les tests sur mammifères exposés par voie orale (dans l'alimentation ou par gavage) ont été recherchés.

Toutes les données présentées ont été validées.

Les résultats de toxicité sont principalement donnés sous forme de doses journalières : NOAEL (No Observed Adverse Effect Level), ou LOAEL (Lowest Observed Adverse Effect Level). NOAEL et LOAEL sont exprimées en termes de quantité de substance administrée par unité de masse corporelle de l'animal testé, et par jour.

(1) Cette VTR a été déterminée par l'EFSA.

(2) Cette VTR a été déterminée par l'USEPA.

Deux VTR sont disponibles pour l'isoxaben, une de l'EFSA, révisée en 2009 (EFSA, 2006b; EFSA, 2009; EFSA, 2010) et une de l'US EPA, révisée en 1991 (US-EPA, 1988).

Même si les références citées par les deux organismes sont différentes, l'étude ayant servi à établir les deux valeurs est probablement la même car le protocole, les animaux, les doses testées et même les résultats obtenus sont identiques : l'étude de Gries (1987 cité dans EFSA, 2006b; EFSA, 2009) serait une version plus complète que celle de Lake (1985, cité dans US-EPA, 1988). La validité des données fournies par ces deux études est recevable.

De ces études un NOAEL de 5 mg/kg pc/jour a été établi pour les mâles et de 6,2 mg/kg pc/jour pour les femelles pour l'apparition d'une glomérulonéphrite, observée chez les deux sexes à 51 mg/kg pc/jour et 62 mg/kg pc/jour, respectivement (LOAEL).

Les facteurs d'incertitude utilisés par l'EFSA et l'US EPA sont les mêmes : 10 pour tenir compte de la variabilité inter-espèce et 10 pour la variabilité intra-espèce. A partir des mêmes données et d'un calcul identique, les deux organismes proposent la même valeur : 50 µg/kgcorporel/j. Cette valeur est retenue.

Valeurs de l'ANSES et/ou de l'INERIS

Valeurs de l'ANSES et/ou de l'INERIS
Nom Valeur Organisme choix Année du choix URL choix Source Commentaire Effet critique retenu Etat du statut Durée d'exposition Milieu Source d'exposition Facteur Contexte de gestion Age-Dependent Adjustments Factors ADAF - Tranche d'âge ADAF - Valeur ADAF - URL
ADI 50 µg.kg-1.j-1 Anses 2016 EFSA (2010)
Enfants de plus de 1 an
Final Eau
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Autres valeurs des organismes reconnus

Autres valeurs des organismes reconnus
Nom Valeur Source Commentaire Effet critique retenu Etat du statut Durée d'exposition Milieu Source d'exposition Facteur Contexte de gestion Age-Dependent Adjustments Factors ADAF - Tranche d'âge ADAF - Valeur ADAF - URL
DJA 0,05 mg.kg-1.j-1 AGRITOX (2022) Final Eau
RfD 0,05 mg.kg-1.j-1 US EPA (1988) Increased BUNdecreased serum AP and AST decreased food consumption efficiency increased heart/body weight Final Eau
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Introduction

VGE/NQE Importer

Evaluations existantes :

US-EPA 2007 : Isoxaben Summary Document

Registration Review Docket EFSA 2006 : Draft Assessment Report (DAR) -public version-. Initial risk assessment provided by the rapporteur Member State Sweden for the existing active substance Isoxaben of the third stage (part A) of the review programme referred to in Article 8(2) of Council Directive 91/414/EEC

EFSA 2010 : Conclusion on the peer review of the pesticide risk assessment of the active substance: isoxaben.

Effets endocriniens :

L'isoxaben n'est pas cité dans la stratégie communautaire concernant les perturbateurs endocriniens (E.C., 2004 ; E.C., 2007) et dans le rapport d'étude de la DG ENV sur la mise à jour de la liste prioritaire des perturbateurs endocriniens à faible tonnage (Petersen et al., 2007).

Critères PBT / POP :

La substance n'est pas citée dans les listes PBT/vPvB1 (C.E., 2006) ou POP2 (PNUE, 2001).

Normes de qualité existantes :

U.E. : 0,1 µg.L-1 pour l'eau destinée à la production d'eau potable (pesticides) (C.E., 1998)

Substance(s) associée(s) :

Métabolites (sol, eau de surface) : N-(3-amino-4-ethyl-4-methyl-2-hexenoyl)-2,6-

dimethoxybenzamide, 2,6-dimethoxybenzamide (sol, eau de surface) 2,6-demethoxy-isoxaben (sol)

[1] Les PBT sont des substances persistantes, bioaccumulables et toxiques et les vPvB sont des substances très persistantes et très bioaccumulables. Les critères utilisés pour la classification des PBT sont ceux fixés par l'Annexe XIII du règlement n° 1907/2006 (REACH).

[2] Les Polluants Organiques Persistants (POP) sont des substances persistantes (aux dégradations biotiques et abiotiques), fortement liposolubles (et donc fortement bioaccumulables), et volatiles (et peuvent donc être transportées sur de longues distances et être retrouvée de façon ubiquitaire dans l'environnement). Les critères utilisés pour la classification POP sont ceux fixés par l'Annexe 5 de la Convention de Stockholm placée sous l'égide du PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement).

Dangers

Description

VGE/NQE Importer

Dans les tableaux ci-dessous, sont reportés pour chaque taxon, uniquement les résultats des tests d'écotoxicité montrant la plus forte sensibilité à la substance. Toutes les données présentées ont été validées par l'INERIS ou ont fait l'objet d'une validation collective par l'EFSA.

Ces résultats d'écotoxicité sont principalement exprimés sous forme de NOEC (No Observed Effect Concentration), concentration sans effet observé, d'EC10 concentration produisant 10% d'effets et équivalente à la NOEC, de EC50, concentration produisant 50% d'effets ou de LC50, concentration causant la mort de 50 % d'une population donnée. Les NOEC sont principalement rattachées à des tests chroniques, qui mesurent l'apparition d'effets sub-létaux à long terme, alors que les EC50 sont plutôt utilisées pour caractériser les effets à court terme.

Les tableaux ci-dessous répertorient les données d'écotoxicité jugées pertinentes pour notre étude. L'écotoxicité de l'ensemble des métabolites testés dans le dossier européen d'évaluation des risques étant inférieure à celle du composé parent, les résultats obtenus pour les métabolites ne sont pas présentés ci-dessous.

[*] Des solvants ont été utilisés pour réaliser cette étude.

a Cette valeur de NOEC a été dérivée à partir d'une valeur de LOEC. En effet, une valeur de NOEC peut être calculée à partir d'une LOEC si celle-ci représente entre 10 et 20% du total de l'effet mesuré Ainsi, la NOEC sera obtenue en divisant la LOEC par 2 (E.C. 2011).

Valeurs de danger

Valeurs de danger
Nom Espèce Valeur Niveau trophique Taxon Matrice Stade de vie Effet Effet détaillé Durée d'exposition Méthode Norme / Ligne directrice Commentaire Source
CL/CE50 0.028 mg.L-1 Algue INERIS (2014)
CL/CE50 >1.3 mg.L-1 Invertebré INERIS (2014)
CL/CE50 >1 mg.L-1 Poisson INERIS (2014)
CL/CE50 >0.96 mg.L-1 Invertebré INERIS (2014)
CL/CE50 >0.87 mg.L-1 Poisson INERIS (2014)
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Synthèse

Biote

VGE/NQE Importer

Ce chapitre traite de la toxicité chronique induite par la substance sur les prédateurs via la consommation d'organismes aquatiques contaminés (appelés biote, i.e. poissons ou invertébrés vivant dans la colonne d'eau ou dans les sédiments). Il s'agit donc d'évaluer la toxicité chronique de la substance par la voie d'exposition orale uniquement.

Dans les tableaux ci-dessous, ne sont reportés pour chaque type de test que les résultats permettant d'obtenir les NOEC ou la valeur toxicologique de référence (VTR) les plus protectrices. N'ont été recherchés que des tests sur mammifères ou oiseaux exposés par voie orale (exposition par l'alimentation ou par gavage). Toutes les données présentées ont été validées.

Les résultats de toxicité sont principalement donnés sous forme de doses journalières : NOAEL (No Observed Adverse Effect Level), ou LOAEL (Lowest Observed Adverse Effect Level). NOAEL et

LOAEL sont exprimées en termes de quantité de substance administrée par unité de masse corporelle de l'animal testé, et par jour.

Pour calculer la norme de qualité liée à l'empoisonnement secondaire des prédateurs, il est nécessaire de connaître la concentration de substance dans le biote n'induisant pas d'effets observés pour les prédateurs (exprimée sous forme de NOEC). Il est possible de déduire une NOEC à partir d'une NOAEL grâce à des facteurs de conversion empiriques variables selon les espèces testées. Les facteurs utilisés ici sont ceux recommandés par le guide technique européen pour la détermination de normes de qualité (E.C., 2011). Les valeurs de ces facteurs de conversion dépendent de la masse corporelle des animaux et de leur consommation journalière de nourriture. Celles-ci peuvent donc varier d'une façon importante selon le niveau d'activité et le métabolisme de l'animal, la valeur nutritive de sa nourriture, etc. En particulier elles peuvent être très différentes entre un animal élevé en laboratoire et un animal sauvage.

Afin de couvrir ces sources de variabilité, mais aussi pour tenir compte des autres sources de variabilité ou d'incertitude (variabilité inter et intra-espèces, extrapolation du court terme au long terme, etc.) des facteurs d'extrapolation sont nécessaires pour le calcul de la QSbiota sec pois. Les valeurs recommandées pour ces facteurs d'extrapolation sont données dans le guide technique européen (E.C., 2011). Un facteur d'extrapolation supplémentaire (AFdose-réponse) est utilisé dans le cas où la toxicité a été établie à partir d'une LOAEL plutôt que d'une NOAEL.

Les données obtenues sur les mammifères terrestres et les oiseaux, utilisées pour la détermination des valeurs guides pour la protection des prédateurs vis-à-vis de l’empoisonnement secondaire, sont répertoriées dans les tableaux ci-dessous.

*JG : Jour de gestation

L'étude de toxicité chronique (Gries, 1987, cité dans EFSA, 2006b; EFSA, 2009) présentée dans le tableau ci-dessus est celle décrite par l'EFSA pour déterminer la DJA de l'isoxaben. Il s'agit d'une étude de bonne qualité. Elle est l'étude à retenir (voir la justification dans § « choix de VTR »), qui établi le NOAEL pour l'apparition d'une glomérulonéphrite chez les souris mâles à 5 mg/kgcorporel/j.

Concernant les études sur la reproduction, le tableau ci-dessus présente les études disponibles qui ont été évaluées de bonne qualité.

L'étude qui présente les NOAEL les plus bas est celle sur la reproduction sur trois générations chez le rat (Lake et Hoyt, 1984, cité dans le rapport EFSA, 2006b; EFSA, 2009), qui n'est pas publiée mais elle est citée dans les rapports EFSA, 2006b; EFSA, 2009. Les NOAEL pour ces effets retenus sont respectivement NOAELMère 40 mg/kgcorporel/j et NOAELDescendance 200 mg/kgcorporel/j.

Chez les parents, l'effet le plus sensible est la diminution du poids corporel et l'augmentation du poids du foie observés chez la mère. Chez la descendance, l'effet identifié comme étant le plus critique est la diminution de la croissance et l'apparition d'une microphtalmie et des anomalies craniofaciales. Ces effets sont rapportés à des niveaux auxquels des effets sont observés chez les mères, il n'est donc pas possible d'affirmer qu'ils ne soient pas secondaires à une toxicité maternelle. De plus, ces effets pourraient être liés à une consanguinité.

Il est à noter que les niveaux rencontrés pour les effets sur le développement ou la reproduction sont supérieurs à ceux retenus pour l'établissement de VTR.

(1) NOEL = No Observed Effect Level, dose sans effet observable

Valeurs écotoxicologiques

Introduction

Dans cette rubrique, sont reportées des valeurs de référence pour la protection des écosystèmes aquatiques et de la santé humaine via l’environnement.

Dans cette rubrique, sont reportées des valeurs de référence pour la protection des écosystèmes aquatiques et de la santé humaine via l’environnement.

Elles peuvent avoir un statut de « Valeur réglementaire » si elles sont issues

  1. de réglementations européennes et issues par exemple de dossiers d’évaluation des risques dans le cadre de processus d’autorisation de mise sur le marché des substances chimiques (c’est le cas des Concentrations Prédites Sans Effet pour l’environnement (PNEC) issues des dossiers réglementaires sous REACh ou dans le cas de la réglementation des produits biocides) ou issues de « Normes de Qualité Environnementale » (NQE) de la Directive Cadre européenne sur l’Eau (DCE) ;
  2. de réglementations françaises telles que les arrêtés de mise en application de la DCE à l’échelle nationale.

Elles peuvent être des « Valeurs guides » lorsque ce sont des propositions scientifiques de l’INERIS qui ne sont pas reportées dans des textes réglementaires. C’est le cas de toutes les valeurs établies par l’INERIS pour guider l’évaluation de la qualité des milieux aquatiques pour les substances qui n’ont pas, ou pas encore, un statut réglementaire dans le contexte de la DCE.
Les « Valeurs Guides Environnementales » (VGE) et les « Normes de Qualité Environnementale » (NQE) sont les outils consacrés pour l’évaluation de la qualité des eaux de surface, dont l’établissement est basé sur une même méthodologie européenne dédiée (E.C., 2018).
Leur construction, d’un point de vue méthodologique, est donc similaire.

Valeurs guides

Description

VGE/NQE Importer

Les normes de qualité pour les organismes de la colonne d'eau sont calculées conformément aux recommandations du guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011). Elles sont obtenues en divisant la plus faible valeur de NOEC ou d'EC50 valide par un facteur d'extrapolation (AF, Assessment Factor).

La valeur de ce facteur d'extrapolation dépend du nombre et du type de tests pour lesquels des résultats valides sont disponibles. Les règles détaillées pour le choix des facteurs sont données dans le guide technique européen (E.C., 2011).

En ce qui concerne les organismes marins, selon le guide technique pour la détermination de normes de qualité environnementales (E.C., 2011), la sensibilité des espèces marines à la toxicité des substances organiques peut être considérée comme équivalente à celle des espèces dulçaquicoles, à moins qu'une différence ne soit montrée.

Néanmoins, le facteur d'extrapolation appliqué pour déterminer la AA-QSmarine_eco doit prendre en compte les incertitudes additionnelles telles que la sous-représentation des taxons spécifiques du milieu marin et une diversité d'espèces plus complexe en milieu marin.

  • Moyenne annuelle (AA-QSwater_eco et AA-QSmarine_eco) :

Une concentration annuelle moyenne est déterminée pour protéger les organismes de la colonne d'eau d'une possible exposition prolongée.

Pour l'isoxaben, on dispose à la fois de données aigües et chroniques pour les trois niveaux trophiques. Il apparait clairement que les plantes aquatiques représentent le taxon le plus sensible à l'Isoxaben lors d'études chroniques. L'AA-QSwater_eco doit donc être calculée à partir de la plus faible des données chroniques, soit la NOEC (7 jours) de 0,006 mg.L-1 obtenue pour Lemna gibba en lui appliquant, conformément au guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011), un facteur d'extrapolation de 10. L'INERIS propose donc la valeur suivante :

En ce qui concerne les organismes marins, on dispose de données aiguës pour deux niveaux trophiques. En revanche, on ne dispose pas de données chroniques. Le jeu de données disponible pour l'isoxaben ne permet pas de mettre en évidence une différence de sensibilité entre les espèces marines et dulçaquicoles. Pour le milieu marin, le facteur d'extrapolation appliqué doit prendre en compte les incertitudes additionnelles telles que la sous-représentation des taxons spécifiques du milieu marin et une diversité d'espèces plus importante. Par conséquent et conformément au guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011) un facteur d'extrapolation de 100 s'applique pour déterminer la AA-QSmarine_eco. L'INERIS propose donc la valeur suivante :

  • Concentration Maximum Acceptable (MAC et MACmarine)

La concentration maximale acceptable est calculée afin de protéger les organismes de la colonne d'eau de possibles effets de pics de concentrations de courtes durées (E.C., 2011).

Pour l'isoxaben, on dispose de données aiguës pour trois niveaux trophiques. Selon le document guide technique pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011), pour cet herbicide dont le mode d'action est connu et pour lequel des essais sont disponibles pour le taxon le plus sensible (algues et plantes aquatiques), un facteur d'extrapolation de 10 est appliqué sur la plus faible donnée disponible (EC50 de 0,028 mg.L-1 obtenue sur Lemna gibba) pour calculer la MAC. L'INERIS propose donc la valeur suivante :

En ce qui concerne les organismes marins, le jeu de données disponible pour l'isoxaben ne permet pas de mettre en évidence une différence de sensibilité entre les espèces marines et dulçaquicoles. Pour les mêmes raisons que pour l'eau douce, un facteur d'extrapolation de 100 s'applique pour calculer la MAC marine_eco pour le milieu marin conformément au guide technique européen de dérivation des NQE (E.C., 2011). L'INERIS propose donc la valeur suivante :

La norme de qualité pour l'empoisonnement secondaire (QSbiota sec pois) est calculée conformément aux recommandations du guide technique européen (E.C., 2011). Elle est obtenue en divisant la plus faible valeur de NOEC valide par les facteurs d'extrapolation recommandés (E.C., 2011).

Pour l'isoxaben, un facteur de 30 est appliqué car la durée du test retenu (NOAEL à 5 mg/kg.j-1 sur le rat, soit une NOEC de 125 mg.kg-1biota) est de 2 ans (Chronique). On obtient donc :

Cette valeur de norme de qualité pour l'empoisonnement secondaire peut être ramenée :

  • à une concentration dans l'eau douce selon la formule suivante :
  • à une concentration dans l'eau marine selon la formule suivante :

Avec :
BCF : facteur de bioconcentration,
1 BMF: facteur de biomagnification,
2 BMF: facteur de biomagnification additionnel pour les organismes marins.

Ce calcul tient compte du fait que la substance présente dans l'eau du milieu peut se bioaccumuler dans le biote. Il donne la concentration à ne pas dépasser dans l'eau afin de respecter la valeur de la norme de qualité pour l'empoisonnement secondaire déterminée dans le biote.

La bioaccumulation tient compte à la fois du facteur de bioconcentration (BCF, ratio entre la concentration dans le biote et la concentration dans l'eau) et du facteur de biomagnification (BMF, ratio entre la concentration dans l'organisme du prédateur en bout de chaîne alimentaire, et la concentration dans l'organisme de la proie au début de la chaîne alimentaire). En l'absence de valeurs mesurées pour le BMF, celles-ci peuvent être estimées à partir du BCF selon le tableau 4-6, page 123, du guide technique européen (E.C., 2011).

Ce calcul n'est donné qu'à titre indicatif. Il fait en effet l'hypothèse qu'un équilibre a été atteint entre l'eau et le biote, ce qui n'est pas véritablement réaliste dans les conditions du milieu naturel. Par ailleurs il repose sur un facteur de bioaccumulation qui peut varier de façon importante entre les espèces considérées.

Pour l'isoxaben, un BCF de 70,5 et un BMF1 = BMF2 de 1 (cf. E.C., 2011) ont été retenus. On a donc :

La norme de qualité pour la santé humaine est calculée de la façon suivante (E.C., 2011) :

Ce calcul tient compte de :

  • un facteur correctif de 10% (soit 0.1) : la VTR donnée ne tient compte en effet que d'une exposition par voie orale, et pour la consommation de produits de la pêche uniquement. Mais la contamination peut aussi se faire par la consommation d'autres sources de nourriture, par la consommation d'eau, et d'autres voies d'exposition sont possibles (inhalation ou contact cutané). Le facteur correctif de 10% (soit 0.1) permet de rendre l'objectif de qualité plus sévère d'un facteur 10 afin de tenir compte de ces autres sources de contamination possibles.
  • la valeur toxicologique de référence (VTR), correspondant à une dose totale admissible par jour ; pour cette substance elle sera considérée égale à 50 µg/kgcorporel/j (cf. tableau ci-dessus),
  • un poids corporel moyen de 70 kg,
  • facteur de sécurité supplémentaire pour tenir compte des potentiels effets CMR ou de perturbation endocrine de la substance. L'isoxaben ne présentant aucune de ces propriétés, un facteur de sécurité supplémentaire n'est pas nécessaire.
  • Cons. Journ. Moy : une consommation journalière moyenne de produits de la pêche (poissons, mollusques, crustacés) égale à 115 g par jour.

Ce calcul n'est donné qu'à titre indicatif. Il peut être inadapté pour couvrir les risques pour les individus plus sensibles ou plus vulnérables (masse corporelle plus faible, forte consommation de produits de la pêche, voies d'exposition individuelles particulières). Le facteur correctif de 10% n'est donné que par défaut, car la contribution des différentes voies d'exposition varie selon les propriétés de la substance (et en particulier sa distribution entre les différents compartiments de l'environnement), ainsi que selon les populations considérées (travailleurs exposés, exposition pour les consommateurs/utilisateurs, exposition via l'environnement uniquement). L'hypothèse cependant que la consommation des produits de la pêche ne représente pas plus de 10% des apports journaliers contribuant à la dose journalière tolérable apporte une certaine marge de sécurité (E.C., 2011).

Pour l'isoxaben, le calcul aboutit à :

0.1 * 50 [µg/kgcorporel/j] * 70 [kgcorporel] QSbiota_hh [µg.kg-1biota] = ----------------------------------------------------------= 3043,48 µg.kg-1biota 0.115 [kgbiota/j]

Comme pour l'empoisonnement secondaire, la concentration correspondante dans l'eau du milieu peut être estimée en tenant compte de la bioaccumulation de la substance :

  • à une concentration dans l'eau douce selon la formule suivante :
  • à une concentration dans l'eau marine selon la formule suivante :

Pour l'isoxaben, on obtient donc :

En principe, lorsque des normes de qualité dans l'eau de boisson existent, soit dans la Directive 98/83/CE (C.E., 1998), soit déterminées par l'OMS, elles peuvent être adoptées. Les valeurs réglementaires de la Directive 98/83/CE doivent être privilégiées par rapport aux valeurs de l'OMS qui ne sont que de simples recommandations.

Il faut signaler que ces normes réglementaires ne sont pas nécessairement établies sur la base de critères (éco)toxicologiques (par exemple les normes pour les pesticides avaient été établies par rapport à la limite de quantification analytique de l'époque pour ce type de substance, soit 0.1 µg.L-1). Pour l'isoxaben, la Directive 98/83/CE fixe une valeur de 0.1 µg.L-1.

A titre de comparaison, la valeur seuil provisoire pour l'eau de boisson est calculée de la façon suivante (E.C., 2011):

Ce calcul tient compte de :

  • la valeur toxicologique de référence (VTR), correspondant à une dose totale admissible par jour ; pour cette substance elle sera considérée égale à 50 µg/kgcorporel/j (cf. tableau ci-dessus),
  • Cons.moy.eau [L.j-1] : une consommation d'eau moyenne de 2 L par jour,
  • un poids corporel moyen de 70 kg,
  • un facteur correctif de 10% (soit 0.1) afin de tenir compte de ces autres sources de contamination possibles.
  • Fsécurité : facteur de sécurité supplémentaire pour tenir compte des potentiels effets CMR ou de perturbation endocrine de la substance. L'isoxaben ne présentant aucune de ces propriétés, un facteur de sécurité supplémentaire n'est pas nécessaire.

L'eau de boisson est obtenue à partir de l'eau brute du milieu après traitement pour la rendre potable. La fraction éliminée lors du traitement dépend de la technologie utilisée ainsi que des propriétés de la substance.

Ainsi, la norme de qualité correspondante dans l'eau brute se calcule de la manière suivante :

En l'absence d'information, on considèrera que la fraction éliminée est nulle et le critère pour l'eau de boisson s'appliquera alors à l'eau brute du milieu. Par ailleurs, on rappellera que ce calcul n'est donné qu'à titre indicatif et peut s'avérer inadéquat pour certaines substances et certaines populations.

Pour l'isoxaben, on obtient :

La valeur la plus protectrice, fixée par la directive 98/83/CE est proposée comme norme de qualité pour l'eau destinée à la production d'eau potable.

Valeurs guides
Nom Valeur Matrice Cible Effet critique retenu Durée d'exposition Facteur Commentaire Etat du statut Valeur retenue par l'INERIS Année Source
PNEC / QSed 0.002275 mg/kg (poids sec) Sédiments
equilibre de partage
Oui 2014 INERIS (2014)
PNEC / QSed 0.02275 mg/kg (poids sec) Sédiments
equilibre de partage
Oui 2014 INERIS (2014)
PNEC chronique / AA-QSwater_eco 0.0006 mg.L-1 Eau douce 10
extrapolation
Oui 2014 INERIS (2014)
PNEC chronique / AA-QSwater_eco 0,00006 mg.L-1 Eau marine 100
extrapolation
Oui 2014 INERIS (2014)
Valeur guide eau 0.1 µg.L-1 Eau douce Oui 2014 INERIS (2014)
Valeur guide eau 0.6 µg.L-1 Eau douce Oui 2014 INERIS (2014)
Valeur guide eau 0.06 µg.L-1 Eau marine Oui 2014 INERIS (2014)
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Synthèse

VGE/NQE Importer

Un seuil de qualité dans le sédiment est nécessaire (i) pour protéger les espèces benthiques et (ii) protéger les autres organismes d'un risque d'empoisonnement secondaire résultant de la consommation de proies provenant du benthos. Les principaux rôles des normes de qualité pour les sédiments sont de :

  1. Identifier les sites soumis à un risque de détérioration chimique (la norme sédiment est dépassée)
  2. Déclencher des études pour l'évaluation qui peuvent conduire à des études plus poussées et potentiellement à des programmes de mesures
  3. Identifier des tendances à long terme de la qualité environnementale (Art. 4 Directive 2000/60/CE).

Pour les organismes benthiques une donnée de toxicité chronique est disponible chez Chironomus riparius, NOEC (28 j) = 8 mg.L-1. Comme aucune preuve d'une toxicité de la substance sur la microflore associée au sédiment n'est disponible et que la voie de contamination pour C. riparius passe par l'eau, cet essai n'est pas pertinent pour déterminer la valeur guide de qualité pour le sédiment. La QS sed est alors calculée à l'aide de la méthode d'équilibre de partage:

A défaut, une valeur guide pour le sédiment peut être calculée à partir du modèle de l'équilibre de partage.

Ce modèle suppose que :

  • il existe un équilibre entre la fraction de substances adsorbées sur les particules sédimentaires et la fraction de substances dissoutes dans l'eau interstitielle du sédiment,
  • la fraction de substances adsorbées sur les particules sédimentaires n'est pas biodisponible pour les organismes et que seule la fraction de substances dissoutes dans l'eau interstitielle est susceptible d'impacter les organismes,
  • la sensibilité intrinsèque des organismes benthiques aux toxiques est équivalente à celle des organismes vivant dans la colonne d'eau. Ainsi, la norme de qualité pour la colonne d'eau peut être utilisée pour définir la concentration à ne pas dépasser dans l'eau interstitielle.

Une valeur guide de qualité pour le sédiment peut être alors calculée selon l'équation suivante (E.C., 2011) :

Avec

RHOsed : masse volumique du sédiment en [Kgsed.m-3sed]. En l'absence d'une valeur exacte, la valeur générique proposée par le document guide technique européen (E.C., 2011) est utilisée : 1300 kg.m-3 .

Ksed-eau : coefficient de partage sédiment/eau en m3/m3 . En l'absence d'une valeur exacte, les valeurs génériques proposées par le guide technique européen (E.C., 2011) sont utilisées. Le coefficient est alors calculé selon la formule suivante : 0,8 + 0,025 * Koc soit Ksed-eau = 0,8 + 0,025*726 = 18,95 m3/m3

Pour l'isoxaben, on obtient :

La concentration correspondante en poids sec peut être estimée en tenant compte du facteur de conversion suivant :

Avec :

Fsolidesed : fraction volumique en solide dans les sédiments en [m3solide/m3susp]. En l'absence d'une valeur exacte, la valeur générique proposée par le document guide technique européen (E.C., 2011) est utilisée : 0,2 m3/m3 .

RHOsolide : masse volumique de la partie sèche en [kgsolide/m3solide]. En l'absence d'une valeur exacte, la valeur générique proposée par le document guide technique européen (E.C., 2011) est utilisée : 2500 kg.m-3 .

Pour l'isoxaben, la concentration correspondante en poids sec est :

Selon la même approche que pour le sédiment d'eau douce, une valeur guide de qualité pour le sédiment marin peut être calculée selon la formule suivante :

Pour l'isoxaben, on obtient :

= 0,875 µg.kg-1poids humide

La concentration correspondante en poids sec est alors la suivante:

QSsed-marin dry weight = 2,275 µg.kg-1sed poids sec

Le log Kow de la substance étant inférieur à 5, un facteur additionnel de 10 n'est pas jugé nécessaire.

Il faut rappeler que les incertitudes liées à l'application du modèle de l'équilibre de partage sont importantes. Les sédiments naturels peuvent avoir des propriétés très variables en termes de composition (nature et quantité de matières organiques, composition minéralogique), de granulométrie, de conditions physico-chimiques, de conditions dynamiques (taux de déposition/taux de resuspension). Par ailleurs ces propriétés peuvent évoluer dans le temps en fonction notamment des conditions météorologiques et de la morphologie de la masse d'eau. Si bien que le partage entre la fraction de substance adsorbée et la fraction de substance dissoute peut être extrêmement variable d'un sédiment à un autre et l'hypothèse d'un équilibre entre ces deux fractions ne semble pas très réaliste pour des conditions naturelles.

Par ailleurs, certains organismes benthiques peuvent ingérer les particules sédimentaires, et donc être contaminés par la fraction de substance adsorbée sur ces particules, ce qui n'est pas pris en compte par la méthode.

guide européen (E.C., 2011).

Elle est définie à partir de la valeur la plus protectrice parmi tous les compartiments étudiés.

Valeurs réglementaires

Valeurs réglementaires
Nom Valeur Matrice Cible Effet critique retenu Durée d'exposition Facteur Commentaire Etat du statut Valeur retenue par l'INERIS Année Source
MAC 2.8 µg.L-1 Eau douce Oui 2014 INERIS (2014)
MAC 0.28 µg.L-1 Eau marine Oui 2014 INERIS (2014)
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Bibliographie

Documents

PDF
82558-50-7 -- Isoxaben -- VGE
Publié le 27/03/2014