Identification

Code EC

Code SANDRE

Numéro CIPAC

Classement transport

Classification CLP

Mentions de danger

Méthodes analytiques

Introduction

Air

Eau

Sol

Autres milieux

Programmes

Tableau des paramètres

Tableau des paramètres
Nom de valeur Valeur Température Pression Granulométrie Humidité Norme / Ligne directrice Méthode Commentaire Source
Coefficient de partage octanol/eau (Log Kow) -0.58 - Expérimentation FOOTPRINT
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Bibliographie

Matrices

Milieu eau douce

VGE/NQE Importer

Volatilisation :

Les valeurs pour la constante de Henry (2.10-5 et 3.10-5) indiquent que le 1,2,4-triazole n'est pas une substance volatile. (US-EPA, 2009)

Milieu sédiment eau douce

VGE/NQE Importer

Adsorption :

Un Koc compris entre 43 à 202 L.kg-1 a été déterminé par une étude portant sur 5 types de sols. Une valeur moyenne de 99,3 L.kg-1 a été utilisée ici, suggérant que le 1,2,4-triazole présente une forte mobilité. (US-EPA, 2009)

Milieu terrestre

Tableau des paramètres
Nom de valeur Valeur Température Pression Granulométrie Humidité Norme / Ligne directrice Méthode Commentaire Source
Coefficient de partage carbone organique/Eau (Koc) 123 L.kg-1 Expérimentation FOOTPRINT
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Persistance

Biodégradabilité

VGE/NQE Importer

Biodégradabilité :

1% de biodégradation après 28 jours dans une boue activée, selon la ligne directrice OCDE n° 302B. La substance est non facilement biodégradable

Dégradabilité abiotique

VGE/NQE Importer

Hydrolyse :

Le 1,2,4-triazole est stable aux pH environnementaux de 5, 7 et 9 et à 25°C durant une période de 30 jours. Un temps de demi-vie supérieur à 30 jours a été déterminé à 25°C pour des pH compris entre 5 et 9. (US-EPA, 2009)

Photolyse :

Dans l'eau distillée, pas de dégradation due à la lumière naturelle. Ainsi, il n'y a pas de photolyse directe.

Bioaccumulation

Organismes aquatiques

Organismes aquatiques
Nom Espèce Valeur Niveau trophique Taxon Matrice Stade de vie Effet Effet détaillé Durée d'exposition Méthode Norme / Ligne directrice Commentaire Source
Bioaccumulation BCF 3.162 - Calcul US EPA (2011)
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Conclusion sur la bioaccumulation

VGE/NQE Importer

Bioaccumulation :

Un BCF estimé de 3,16 a été calculé grâce au logiciel EPIsuite (Estimation Program Interface v.3.20) suggérant que la bioaccumulation chez les organismes aquatiques est très faible (US-EPA, 2009)

Bibliographie

Valeurs de référence

Introduction

VGE/NQE Importer

Ce chapitre traite de la toxicité chronique induite par la substance sur l'homme soit via la consommation d'organismes aquatiques contaminés, soit via l'eau de boisson.

Pour l'évaluation des effets sur la santé humaine, seuls les résultats sur mammifères sont considérés comme pertinents. Contrairement à l'évaluation des effets pour les prédateurs, les effets de type cancérigène ou mutagène sont également pris en compte.

Dans les tableaux ci-dessous, ne sont reportés pour chaque type de test que les résultats permettant d'obtenir les NOEC ou la valeur toxicologique de référence (VTR) les plus protectrices. Compte tenu du mode d'exposition envisagée, seuls les tests sur mammifères exposés par voie orale (dans l'alimentation ou par gavage) ont été recherchés.

Toutes les données présentées ont été validées.

Les résultats de toxicité sont principalement donnés sous forme de doses journalières : NOAEL (No Observed Adverse Effect Level), ou LOAEL (Lowest Observed Adverse Effect Level). NOAEL et

LOAEL sont exprimées en termes de quantité de substance administrée par unité de masse corporelle de l'animal testé, et par jour.

(1) Cette VTR a été déterminée par l'EFSA (2007). Cette VTR est retenue par l'INERIS.

(2) Cette VTR a été déterminée par le JMPR (2008).

(3) Cette VTR a été déterminée par l'US EPA OPP (2006).

Aucune des VTR proposées par l'US EPA et le JMPR n'est de qualité satisfaisante : la VTR de l'US EPA est basée sur une LOAEL et ne prend pas en compte la totalité des études disponibles et celle du JMPR n'est pas assez protectrice. Compte tenu des limitations de ces deux valeurs, l'INERIS propose de retenir la VTR de l'EFSA, par défaut. L'Autorité européenne de sécurité des aliments réalise des évaluations des pesticides lors de leur autorisation de mise sur le marché. Ainsi donc, la VTR pour le 1,2,4-triazole, déterminée par cet organisme, bien que peu détaillée, est considérée de bonne qualité. Cette valeur, retient un facteur d'incertitude global approprié (1000) et semble bien adaptée aux effets critiques retenus : effets reprotoxiques.

Introduction

VGE/NQE Importer

Evaluations existantes :

US-EPA (2006). 1,2,4-Triazole, Triazole Alanine, Triazole Acetic Acid: Human Health Aggregate Risk Assessment in Support of Reregistration and Registration Actions for Triazole-derivative Fungicide Compounds. United States Environmental Protection Agency, Office of Prevention and Toxic Substances

JMPR (2008). Pesticide Residues in Food -2008. Report of the Joint Meeting of the FAO Panel of Experts on Pesticide Residues in Food and the Environment and the WHO Core Assessment Group on Pesticide Residues. Joint FAO/WHO Meeting on Pesticide Residues

EFSA (2007). Draft Assessment Report (DAR) -public version-. Initial risk assessment provided by the rapporteur Member State Denmark for the existing active substance Tebuconazole of the third stage (part B) of the review programme referred to in Article 8(2) of Council Directive 91/414/EEC. European Food Safety Authority. November 2007.

EFSA (2010). Conclusion regarding the peer review of the pesticide risk assessment of the active substance bitertanol. European Food Safety Authority

Le 1,2,4-triazole est uniquement pré-enregistré auprès de l'agence européenne des produits chimiques (ECHA) (EC n° 206-022-9) dans le cadre du règlement REACh

(1907/2006/CE).

Effets endocriniens :

Le 1,2,4-triazole n'est pas cité dans la stratégie communautaire concernant les perturbateurs endocriniens (E.C., 2004) ni dans le rapport d'étude de la DG ENV sur la mise à jour de la liste prioritaire des perturbateurs endocriniens à faible tonnage (Petersen et al., 2007).

Cependant, un rapport de l'US-EPA montre que cette substance peut potentiellement avoir des effets sur les fonctions endocrines, provoquant des défauts de reproduction aux plus fortes doses, ainsi qu'un retard maturation sexuelle. Des lésions situées au niveau des organes reproducteurs qu'ainsi qu'une modification du nombre de corps jaune ont été observées chez le rat et la souris (US-EPA, 2006).

Critères PBT / POP :

La substance n'est pas citée dans les listes PBT/vPvB1 (C.E., 2006) ou POP2 (PNUE, 2001).

Normes de qualité existantes :

U.E. : 0,1 µg.L-1 pour l'eau destinée à la production d'eau potable (C.E., 1998)

Substance(s) associée(s) :

1,2,4-triazol-1-ylacetic acid ; triazole alanine

[1] Les PBT sont des substances persistantes, bioaccumulables et toxiques et les vPvB sont des substances très persistantes et très bioaccumulables. Les critères utilisés pour la classification des PBT sont ceux fixés par l'Annexe XIII du règlement n° 1907/2006 (REACH).

[2] Les Polluants Organiques Persistants (POP) sont des substances persistantes (aux dégradations biotiques et abiotiques), fortement liposolubles (et donc fortement bioaccumulables), et volatiles (et peuvent donc être transportées sur de longues distances et être retrouvée de façon ubiquitaire dans l'environnement). Les critères utilisés pour la classification POP sont ceux fixés par l'Annexe 5 de la Convention de Stockholm placée sous l'égide du PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement).

Dangers

Description

VGE/NQE Importer

Dans les tableaux ci-dessous, sont reportés pour chaque taxon, uniquement les résultats des tests d'écotoxicité montrant la plus forte sensibilité à la substance. Toutes les données présentées ont été validées par l'INERIS ou ont fait l'objet d'une validation collective par l'US-EPA et l'EFSA.

Ces résultats d'écotoxicité sont principalement exprimés sous forme de NOEC (No Observed Effect Concentration), concentration sans effet observé, d'EC10 concentration produisant 10% d'effets et équivalente à la NOEC, ou de EC50, concentration produisant 50% d'effets. Les NOEC sont principalement rattachées à des tests chroniques, qui mesurent l'apparition d'effets sub-létaux à long terme, alors que les EC50 sont plutôt utilisées pour caractériser les effets à court terme.

(1) Conformément au guide technique européen, les études réalisées sur algues pendant 72h sont préférées. Les études réalisées après 96h, sont données à titre indicatif (2) Moyenne des concentrations mesurées

(1) Conformément au guide technique européen, les études réalisées sur algues pendant 72h sont préférées. Les études réalisées après 96h, sont données à titre indicatif. (2) Moyenne géométrique des résultats de différentes études pour un même critère d'essai, en accord avec les recommandations de l'E.C. (2011)

Valeurs de danger

Valeurs de danger
Nom Espèce Valeur Niveau trophique Taxon Matrice Stade de vie Effet Effet détaillé Durée d'exposition Méthode Norme / Ligne directrice Commentaire Source
CL/CE50 Pseudokirchneriella subcapitata 12 mg.L-1 Algue INERIS (2015) p.27
CL/CE50 Daphnia magna 98.1 mg.L-1 Invertebré INERIS (2015) p.27
CL/CE50 Oncorhynchus mykiss 498 mg.L-1 Poisson INERIS (2015) p.27
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Synthèse

Biote

VGE/NQE Importer

Ce chapitre traite de la toxicité chronique induite par la substance sur les prédateurs via la consommation d'organismes aquatiques contaminés (appelés biote, i.e. poissons ou invertébrés vivant dans la colonne d'eau ou dans les sédiments). Il s'agit donc d'évaluer la toxicité chronique de la substance par la voie d'exposition orale uniquement.

Dans les tableaux ci-dessous, ne sont reportés pour chaque type de test que les résultats permettant d'obtenir les NOEC ou la valeur toxicologique de référence (VTR) les plus protectrices. N'ont été

recherchés que des tests sur mammifères ou oiseaux exposés par voie orale (exposition par l'alimentation ou par gavage). Toutes les données présentées ont été validées.

Les résultats de toxicité sont principalement donnés sous forme de doses journalières : NOAEL (No Observed Adverse Effect Level), ou LOAEL (Lowest Observed Adverse Effect Level). NOAEL et LOAEL sont exprimées en termes de quantité de substance administrée par unité de masse corporelle de l'animal testé, et par jour.

Pour calculer la norme de qualité liée à l'empoisonnement secondaire des prédateurs, il est nécessaire de connaître la concentration de substance dans le biote n'induisant pas d'effets observés pour les prédateurs (exprimée sous forme de NOEC). Il est possible de déduire une NOEC à partir d'une NOAEL grâce à des facteurs de conversion empiriques variables selon les espèces testées. Les facteurs utilisés ici sont ceux recommandés par le guide technique européen pour la détermination de normes de qualité (E.C., 2011). Les valeurs de ces facteurs de conversion dépendent de la masse corporelle des animaux et de leur consommation journalière de nourriture. Celles-ci peuvent donc varier d'une façon importante selon le niveau d'activité et le métabolisme de l'animal, la valeur nutritive de sa nourriture, etc. En particulier elles peuvent être très différentes entre un animal élevé en laboratoire et un animal sauvage.

Afin de couvrir ces sources de variabilité, mais aussi pour tenir compte des autres sources de variabilité ou d'incertitude (variabilité inter et intra-espèces, extrapolation du court terme au long terme, etc.) des facteurs d'extrapolation sont nécessaires pour le calcul de la QSbiota sec pois. Les valeurs recommandées pour ces facteurs d'extrapolation sont données dans le guide technique européen (E.C., 2011). Un facteur d'extrapolation supplémentaire (AFdose-réponse) est utilisé dans le cas où la toxicité a été établie à partir d'une LOAEL plutôt que d'une NOAEL.

Les données obtenues sur les mammifères terrestres et les oiseaux, utilisées pour la détermination des valeurs guides pour la protection des prédateurs vis-à-vis de l’empoisonnement secondaire, sont répertoriées dans les tableaux ci-dessous.

*Equivalences pré-accouplement :

  • F0 : Mâles (M) 0 – 15,4 – 30,9 – 188,6 mg/kgcorporel/j ; femelles (F) 0 – 17,5 – 36,2 – 217,9 mg/kgcorporel/j
  • F1 : M 0 – 16 – 32 – NA** mg/kgcorporel/j ; F 0 – 18,9 – 37,5 – NA** mg/kgcorporel/j

Equivalences gestation :

  • F F0 0 – 18,6 – 38,6 – 231,7 mg/kgcorporel/j F F1 0 – 17,4 – 34,4 – NA** mg/kgcorporel/j Equivalences lactation :
  • F F0 0 – 19,3 – 38,7 – NA** mg/kgcorporel/j
  • F F1 0 – 20,3 – 35,8 – NA** mg/kgcorporel/j

**NA : Non applicable, nombre de nouveaux nés chez la F1 pas assez pour réaliser l'étude.

Parmi les études présentées dans le tableau ci-dessus, celle de Young et al. (2005), réalisée sur deux générations de rats, rapporte l'effet le plus critique chez l'espèce la plus sensible. Il s'agit de la diminution du poids corporel décrite chez les mâles des générations P et F1, pour laquelle aucune NOAEL n'a été déterminée, la LOAEL étant 16 mg/kgcorporel/j. Cet effet a été retenu pour la détermination de la VTR de l'US EPA-OPP, cependant, la signification biologique de cet effet doit être évaluée avec précaution (voir « Choix de VTR »).

Concernant les effets sur la descendance, l'étude sur le développement chez la lapine (Hoberman, , 2005) décrit les effets les plus sensibles : l'apparition des malformations au niveau urinaire et la diminution de poids corporel des nouveau-nés. La NOAEL pour ces effets est de 30 mg/kgcorporel/j. Une forte toxicité maternelle est observée à la même dose. La validité des effets sur le développement n'est pas recevable car les effets toxiques rapportés chez la mère pourraient être à l'origine des effets.

L'effet critique pour la reproduction est l'apparition d'anomalies du sperme, observée chez les rats mâles traités au 1,2,4-triazole (Young et al., 2005) et pour laquelle une NOAEL de 16 mg/kgcorporel/j a été déterminée. Le JMPR et l'EFSA ont établi leur VTR à partir de cet effet. C'est cet effet qui est retenu pour l'établissement de la norme pour l'empoisonnement secondaire.

Valeurs écotoxicologiques

Introduction

Dans cette rubrique, sont reportées des valeurs de référence pour la protection des écosystèmes aquatiques et de la santé humaine via l’environnement.

Dans cette rubrique, sont reportées des valeurs de référence pour la protection des écosystèmes aquatiques et de la santé humaine via l’environnement.

Elles peuvent avoir un statut de « Valeur réglementaire » si elles sont issues

  1. de réglementations européennes et issues par exemple de dossiers d’évaluation des risques dans le cadre de processus d’autorisation de mise sur le marché des substances chimiques (c’est le cas des Concentrations Prédites Sans Effet pour l’environnement (PNEC) issues des dossiers réglementaires sous REACh ou dans le cas de la réglementation des produits biocides) ou issues de « Normes de Qualité Environnementale » (NQE) de la Directive Cadre européenne sur l’Eau (DCE) ;
  2. de réglementations françaises telles que les arrêtés de mise en application de la DCE à l’échelle nationale.

Elles peuvent être des « Valeurs guides » lorsque ce sont des propositions scientifiques de l’INERIS qui ne sont pas reportées dans des textes réglementaires. C’est le cas de toutes les valeurs établies par l’INERIS pour guider l’évaluation de la qualité des milieux aquatiques pour les substances qui n’ont pas, ou pas encore, un statut réglementaire dans le contexte de la DCE.
Les « Valeurs Guides Environnementales » (VGE) et les « Normes de Qualité Environnementale » (NQE) sont les outils consacrés pour l’évaluation de la qualité des eaux de surface, dont l’établissement est basé sur une même méthodologie européenne dédiée (E.C., 2018).
Leur construction, d’un point de vue méthodologique, est donc similaire.

Valeurs guides

Description

VGE/NQE Importer

Les normes de qualité pour les organismes de la colonne d'eau sont calculées conformément aux recommandations du guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011). Elles sont obtenues en divisant la plus faible valeur de NOEC ou d'EC50 valide par un facteur d'extrapolation (AF, Assessment Factor).

La valeur de ce facteur d'extrapolation dépend du nombre et du type de tests pour lesquels des résultats valides sont disponibles. Les règles détaillées pour le choix des facteurs sont données dans le guide technique européen (E.C., 2011).

En ce qui concerne les organismes marins, selon le guide technique pour la détermination de normes de qualité environnementales (E.C., 2011), la sensibilité des espèces marines à la toxicité des substances organiques peut être considérée comme équivalente à celle des espèces dulçaquicoles, à moins qu'une différence ne soit montrée.

  • Moyenne annuelle (AA-QSwater_eco et AA-QSmarine_eco) :

Une concentration annuelle moyenne est déterminée pour protéger les organismes de la colonne d'eau d'une possible exposition prolongée.

Pour le 1,2,4-triazole, on dispose de données valides pour trois niveaux trophiques en aigu et pour deux niveaux trophiques en chronique. Les plantes aquatiques représentent le taxon le plus sensible suite à une exposition aiguë et chronique. L'AA-QS doit donc être calculée à partir de la plus faible des données chroniques soit la NOErC (72h) de 3,1 mg.L-1 obtenue pour la microalgue Pseudokirchneriella subcapitata, en lui appliquant, conformément au guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011), un facteur d'extrapolation de 50. L'INERIS propose donc la valeur suivante :

En ce qui concerne les organismes marins, on ne dispose pas de données. On ne peut donc pas mettre en évidence de différences de sensibilité entre les espèces marines et dulçaquicoles. Pour le milieu marin, le facteur d'extrapolation appliqué doit prendre en compte les incertitudes additionnelles telles que la sous-représentation des taxons clés et une diversité d'espèces plus importante. Pour l'eau douce, on dispose de données valides pour trois niveaux trophiques en aigu et pour deux niveaux trophiques en chronique. La plus faible des données chroniques disponible est une NOErC (72h) de 3,1 mg.L-1 obtenue pour la microalgue Pseudokirchneriella subcapitata. Par conséquent et conformément au guide technique européen pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011) un facteur d'extrapolation de 500 s'applique pour déterminer la AA-QSmarine_eco. L'INERIS propose donc la valeur suivante :

  • Concentration Maximum Acceptable (MAC et MACmarine)

La concentration maximale acceptable est calculée afin de protéger les organismes de la colonne d'eau de possibles effets de pics de concentrations de courtes durées (E.C., 2011).

Pour le 1,2,4-triazole, on dispose de données aiguës valides pour 3 niveaux trophiques. Selon le document guide technique pour la détermination des normes de qualité environnementale (E.C., 2011), pour cette substance dont le mode d'action n'est pas connu et pour laquelle des essais sont disponibles pour le taxon le plus sensible (algues et plantes aquatiques), un facteur d'extrapolation de

  • 100doit être appliqué à la plus faible donnée disponible (EC50 de 12 mg.L-1, effet sur la densité cellulaire, obtenue pour Pseudokirchneriella subcapitata) pour calculer la MAC. L'INERIS propose donc la valeur suivante :

    MAC = 12 / 100 = 0,12 mg.L-1, soit

En ce qui concerne les organismes marins, nous ne disposons pas de données pour le 1,2,4-triazole. Par conséquent, nous ne pouvons pas mettre en évidence une différence de sensibilité entre les espèces marines et dulçaquicoles. Pour les mêmes raisons que pour l'eau douce, un facteur d'extrapolation de 1000 s'applique pour déterminer la MACmarine. L'INERIS propose donc la valeur suivante :

La norme de qualité pour l'empoisonnement secondaire (QSbiota sec pois) est calculée conformément aux recommandations du guide technique européen (E.C., 2011). Elle est obtenue en divisant la plus faible valeur de NOEC valide par les facteurs d'extrapolation recommandés (E.C., 2011).

Pour le 1,2,4-triazole, un facteur de 30 est appliqué car un test reproduction sur deux générations (chronique) est retenu pour le calcul de la QSbiota sec pois (NOAEL à 16 mg/kgcorporel/j sur le rat, soit une NOEC de 250 mg.kg-1biota). On obtient donc :

Cette valeur de norme de qualité pour l'empoisonnement secondaire peut être ramenée :

  • à une concentration dans l'eau douce selon la formule suivante :
  • à une concentration dans l'eau marine selon la formule suivante :

Avec :
BCF : facteur de bioconcentration,
1 BMF: facteur de bioamplification,
2 BMF: facteur de bioamplification additionnel pour les organismes marins.

Ce calcul tient compte du fait que la substance présente dans l'eau du milieu peut se bioaccumuler dans le biote. Il donne la concentration à ne pas dépasser dans l'eau afin de respecter la valeur de la norme de qualité pour l'empoisonnement secondaire déterminée dans le biote.

La bioaccumulation tient compte à la fois du facteur de bioconcentration (BCF, ratio entre la concentration dans le biote et la concentration dans l'eau) et du facteur de bioamplification (BMF, ratio entre la concentration dans l'organisme du prédateur en bout de chaîne alimentaire, et la concentration dans l'organisme de la proie au début de la chaîne alimentaire). En l'absence de valeurs mesurées pour le BMF, celles-ci peuvent être estimées à partir du BCF selon le guide technique européen (E.C., 2011).

Ce calcul n'est donné qu'à titre indicatif. Il fait en effet l'hypothèse qu'un équilibre a été atteint entre l'eau et le biote, ce qui n'est pas véritablement réaliste dans les conditions du milieu naturel. Par ailleurs il repose sur un facteur de bioaccumulation qui peut varier de façon importante entre les espèces considérées.

La norme de qualité pour la santé humaine est calculée de la façon suivante (E.C., 2011) :

Ce calcul tient compte de :

  • un facteur correctif de 10% (soit 0,1) : la VTR donnée ne tient compte en effet que d'une exposition par voie orale, et pour la consommation de produits de la pêche uniquement. Mais la contamination peut aussi se faire par la consommation d'autres sources de nourriture, par la consommation d'eau, et d'autres voies d'exposition sont possibles (inhalation ou contact cutané). Le facteur correctif de 10% (soit 0,1) permet de rendre l'objectif de qualité plus sévère d'un facteur 10 afin de tenir compte de ces autres sources de contamination possibles.
  • la valeur toxicologique de référence (VTR), correspondant à une dose totale admissible par jour ; pour cette substance elle sera considérée égale à 20 µg/kgcorporel/j (cf. tableau ci-dessus),
  • un poids corporel moyen de 70 kg,
  • Cons. Journ. Moy : une consommation journalière moyenne de produits de la pêche (poissons, mollusques, crustacés) égale à 115 g par jour.

Ce calcul n'est donné qu'à titre indicatif. Il peut être inadapté pour couvrir les risques pour les individus plus sensibles ou plus vulnérables (masse corporelle plus faible, forte consommation de produits de la pêche, voies d'exposition individuelles particulières). Le facteur correctif de 10% n'est donné que par défaut, car la contribution des différentes voies d'exposition varie selon les propriétés de la substance (et en particulier sa distribution entre les différents compartiments de l'environnement), ainsi que selon les populations considérées (travailleurs exposés, exposition pour les consommateurs/utilisateurs, exposition via l'environnement uniquement). L'hypothèse cependant que la consommation des produits de la pêche ne représente pas plus de 10% des apports journaliers contribuant à la dose journalière tolérable apporte une certaine marge de sécurité (E.C., 2011).

Pour le 1,2,4-triazole, le calcul aboutit à :

Comme pour l'empoisonnement secondaire, la concentration correspondante dans l'eau du milieu peut être estimée en tenant compte de la bioaccumulation de la substance :

  • à une concentration dans l'eau douce selon la formule suivante :
  • à une concentration dans l'eau marine selon la formule suivante :

Pour le 1,2,4-triazole, on obtient donc :

QSmarine_hh food = 1217 / (3,16 * 1 * 1) = 385 µg.L-1

En principe, lorsque des normes de qualité dans l'eau de boisson existent, soit dans la Directive 98/83/CE (C.E., 1998), soit déterminées par l'OMS, elles peuvent être adoptées. Les valeurs réglementaires de la Directive 98/83/CE doivent être privilégiées par rapport aux valeurs de l'OMS qui ne sont que de simples recommandations.

Il faut signaler que ces normes réglementaires ne sont pas nécessairement établies sur la base de critères (éco)toxicologiques (par exemple les normes pour les pesticides avaient été établies par rapport à la limite de quantification analytique de l'époque pour ce type de substance, soit 0,1 µg.L-1).

Pour 1,2,4-triazole , la Directive 98/83/CE fixe une valeur de 0,1 µg.L-1.

A titre de comparaison, la valeur seuil provisoire pour l'eau de boisson est calculée de la façon suivante (E.C., 2011):

Ce calcul tient compte de :

  • la valeur toxicologique de référence (VTR), correspondant à une dose totale admissible par jour ; pour cette substance elle sera considérée égale à 20 µg/kgcorporel/j (cf. tableau ci-dessus),
  • Cons.moy.eau [L.j-1] : une consommation d'eau moyenne de 2 L par jour,
  • un poids corporel moyen de 70 kg,
  • un facteur correctif de 10% (soit 0,1) afin de tenir compte de ces autres sources de contamination possibles.

L'eau de boisson est obtenue à partir de l'eau brute du milieu après traitement pour la rendre potable. La fraction éliminée lors du traitement dépend de la technologie utilisée ainsi que des propriétés de la substance.

Ainsi, la norme de qualité correspondante dans l'eau brute se calcule de la manière suivante :

En l'absence d'information, on considèrera que la fraction éliminée est nulle et le critère pour l'eau de boisson s'appliquera alors à l'eau brute du milieu. Par ailleurs, on rappellera que ce calcul n'est donné qu'à titre indicatif et peut s'avérer inadéquat pour certaines substances et certaines populations.

Pour le 1,2,4-triazole, on obtient :

La valeur la plus protectrice, fixée par la directive 98/83/CE est proposée comme norme de qualité pour l'eau destinée à la production d'eau potable.

Valeurs guides
Nom Valeur Matrice Cible Effet critique retenu Durée d'exposition Facteur Commentaire Etat du statut Valeur retenue par l'INERIS Année Source
PNEC chronique / AA-QSwater_eco 0.062 mg.L-1 Eau douce 50
extrapolation
Oui 2015 INERIS (2015) p.27
PNEC chronique / AA-QSwater_eco 0.0062 mg.L-1 Eau marine 500
extrapolation
Oui 2015 INERIS (2015) p.27
Valeur Guide Environnementale 0.1 µg.L-1 Eau douce
eau destinée à la production d'eau potable
Oui 2015 INERIS (2015) p.27
Valeur Guide Environnementale 62 µg.L-1 Eau douce
eau non destinée à la production d'eau potable
Oui 2015 INERIS (2015) p.27
Valeur Guide Environnementale 6.2 µg.L-1 Eau marine Oui 2015 INERIS (2015) p.27
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Synthèse

VGE/NQE Importer

Un seuil de qualité dans le sédiment est nécessaire (i) pour protéger les espèces benthiques et (ii) protéger les autres organismes d'un risque d'empoisonnement secondaire résultant de la consommation de proies provenant du benthos. Les principaux rôles des normes de qualité pour les sédiments sont de :

  1. Identifier les sites soumis à un risque de détérioration chimique (la norme sédiment est dépassée)
  2. Déclencher des études pour l'évaluation qui peuvent conduire à des études plus poussées et potentiellement à des programmes de mesures
  3. Identifier des tendances à long terme de la qualité environnementale (Art. 4 Directive 2000/60/CE).

Aucune information d'écotoxicité pour les organismes benthiques n'a été trouvée dans la littérature pour les organismes aquatiques.

A défaut, une valeur guide pour le sédiment peut être calculée à partir du modèle de l'équilibre de partage.

Ce modèle suppose que :

  • il existe un équilibre entre la fraction de substances adsorbées sur les particules sédimentaires et la fraction de substances dissoutes dans l'eau interstitielle du sédiment,
  • la fraction de substances adsorbées sur les particules sédimentaires n'est pas biodisponible pour les organismes et que seule la fraction de substances dissoutes dans l'eau interstitielle est susceptible d'impacter les organismes,
  • la sensibilité intrinsèque des organismes benthiques aux toxiques est équivalente à celle des organismes vivant dans la colonne d'eau. Ainsi, la norme de qualité pour la colonne d'eau peut être utilisée pour définir la concentration à ne pas dépasser dans l'eau interstitielle.

Une valeur guide de qualité pour le sédiment peut être alors calculée selon l'équation suivante (E.C., 2011) :

RHOsed : masse volumique du sédiment en [Kgsed.m-3sed]. En l'absence d'une valeur exacte, la valeur générique proposée par le document guide technique européen (E.C., 2011) est utilisée : 1300 kg.m-3 .

Ksed-eau : coefficient de partage sédiment/eau en m3/m3 . En l'absence d'une valeur exacte, les valeurs génériques proposées par le guide technique européen (E.C., 2011) sont utilisées. Le coefficient est alors calculé selon la formule suivante : 0,8 + 0,025 * Koc soit Ksed-eau = 3,28 m3/m3

Pour le 1,2,4-triazole, on obtient :

QSsed wet weight = 156,55 µg.kg-1poids humide

La concentration correspondante en poids sec peut être estimée en tenant compte du facteur de conversion suivant :

Avec :

Fsolidesed : fraction volumique en solide dans les sédiments en [m3solide/m3susp]. En l'absence d'une valeur exacte, la valeur générique proposée par le document guide technique européen (E.C., 2011) est utilisée : 0,2 m3/m3 .

RHOsolide : masse volumique de la partie sèche en [kgsolide/m3solide]. En l'absence d'une valeur exacte, la valeur générique proposée par le document guide technique européen (E.C., 2011) est utilisée : 2500 kg.m-3 .

Pour le 1,2,4-triazole, la concentration correspondante en poids sec est :

Selon la même approche que pour le sédiment d'eau douce, une valeur guide de qualité pour le sédiment marin peut être calculée selon la formule suivante :

Pour le 1,2,4-triazole, on obtient :

QSsed-marin wet weight = 15,6 µg.kg-1poids humide

La concentration correspondante en poids sec est alors la suivante:

QSsed-marin dry weight = 40,7 µg.kg-1sed poids sec

Le log Kow de la substance étant inférieur à 5, un facteur additionnel de 10 n'est pas jugé nécessaire.

Il faut rappeler que les incertitudes liées à l'application du modèle de l'équilibre de partage sont importantes. Les sédiments naturels peuvent avoir des propriétés très variables en termes de composition (nature et quantité de matières organiques, composition minéralogique), de granulométrie, de conditions physico-chimiques, de conditions dynamiques (taux de déposition/taux de resuspension). Par ailleurs ces propriétés peuvent évoluer dans le temps en fonction notamment des conditions météorologiques et de la morphologie de la masse d'eau. Si bien que le partage entre la fraction de substance adsorbée et la fraction de substance dissoute peut être extrêmement variable d'un sédiment à un autre et l'hypothèse d'un équilibre entre ces deux fractions ne semble pas très réaliste pour des conditions naturelles.

Par ailleurs, certains organismes benthiques peuvent ingérer les particules sédimentaires, et donc être contaminés par la fraction de substance adsorbée sur ces particules, ce qui n'est pas pris en compte par la méthode.

Elle est définie à partir de la valeur la plus protectrice parmi tous les compartiments étudiés.

Pour le 1,2,4-triazole, la norme de qualité pour la santé humaine via l'eau destinée à la production d'eau potable est la plus faible pour l'ensemble des approches considérées.

VALEURS GUIDES POUR LES ORGANISMES BENTHIQUES

Avec un Koc de 99,3 L.kg-1 et un log Kow = 0,71, la mise en œuvre d'un seuil pour le sédiment n'est pas recommandée par le guide européen (E.C., 2011).

Valeurs réglementaires

Valeurs réglementaires
Nom Valeur Matrice Cible Effet critique retenu Durée d'exposition Facteur Commentaire Etat du statut Valeur retenue par l'INERIS Année Source
MAC 120 µg.L-1 Eau douce Oui 2015 INERIS (2015) p.27
MAC 12 µg.L-1 Eau marine Oui 2015 INERIS (2015) p.27
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Bibliographie

Documents

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288-88-0 -- Triazole, 1,2,4- -- VGE
Publié le 17/02/2016